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L'Oubli de la vie. Michel Henry face au monde moderne
Giroux Matthieu
RN
20,00 €
Épuisé
EAN :9791096562404
Avec la phénoménologie de Michel Henry c'est un monde nouveau qui s'ouvre à nous, un monde où la pensée relève de l'épreuve de soi, où l'essence est invisible, où l'apparaître se caractérise par sa duplicité et où la Vie occupe enfin la place que la philosophie lui avait jusque-là refusé. La philosophie de Michel Henry constitue également une puissante charge contre le monde moderne, celui qui, selon le mot de Bernanos, conspire contre la vie intérieure. Sa pensée témoigne d'une inquiétude profonde face aux renversements des hiérarchies et aux transformations des modes de vie dont nous sommes les contemporains. Plus que tout, Michel Henry entend préserver ce qu'il y a de proprement humain dans l'homme contre les tentatives d'objectivation de nos existences. A quoi bon une société économiquement prospère et techniquement avancée si sa réalisation doit passer par l'anéantissement de l'homme ?
Résister au règne de l'individualisme, à la domination de l'argent et à la disparition du spirituel, tels sont les grands thèmes d'une pensée antimoderne que les crises de notre temps rendent plus nécessaire que jamais. En puisant chez Charles Péguy, Georges Bernanos, Léon Bloy, Fedor Dostoïevski et bien d'autres, la revue PHILITT cherche à rendre compte de cette crise existentielle qui frappe l'homme depuis l'avènement de la modernité. Dans notre monde technicien et consumériste, ces antimodernes apparaissent comme des guides hétérodoxes capables de raviver chez nos contemporains un souffle que l'on croyait perdu. Analyses exigeantes de grands textes classiques, entretiens avec des spécialistes reconnus (Antoine Compagnon, Pierre Glaudes, Rémi Brague...), études d'écrivains majeurs tombés en disgrâce et ouverture sur des écoles de pensée marginales ont fait de PHILITT le porteur d'un horizon singulier, en rupture avec le modèle philosophique dominant. Pour la première fois, près d'une décennie de ce travail précurseur est rassemblée dans un vaste volume, augmenté d'une préface inédite, qui fait le point sur notre monde et permet d'appréhender celui qui vient.
Sommaire Recensions Entretien lumière : poète des rues Par Youness Bousenna Pamphlet : névrose climatique Par Alexis Bétemps Dossier : la ville, péché moderne Louis Aragaon : Aurélien, l'esprit de Paris Par Paul Ducay Villes saturniennes et flâneurs mélancoliques Par Olivier Maillart Italo Calvino : fables urbaines Par Mathurin Gaudin Balade : Bichkek, confluent ignoré Par Youness Bousenna Augustin Berque "La Japon a massacré son territoire" Par Clément Sans Toyota City : ville enfantée par l'ordre marchand Par Clément Sans Jacques Tati : l'obsolescence de la ville Par Augustin Talbourdel Balade : Sèvres, rêve évanoui Par Olivier Maillart Le sombre beauf déraciné Par Marion Messina René Guénon : la ville ou la destruction de l'espace Par Moncef El Younssi Elisabeth Crouzet-Pavan "Au Moyen Age, le paysage urbain reflète l'évolution politique des villes italiennes" Par Adrien Boniteau Balade : Evreux, capitale de la France Par Alexis Bétemps Paris : de la ville frondeuse à la ville domestiquée Par Adlene Mohammedi Jacques Ellul : une théologie de la ville Par Adrien Boniteau La grille Par Solange Bied-Charreton Aux sources de la ville antique Par Maël Notez Balade : Erbil, rêver les yeux ouverts Par Youness Bousenna Jacques Yonnet : la face cachée de Paris Par Matthieu Giroux San Francisco, ville satanique Par Cédric Monget Le palais de la Rose, une ancienne résidence beylicale au coeur de Manouba Par Mohamed Khaled Hizem
La dissertation est l'exercice le plus fréquemment choisi au baccalauréat. Pour en assimiler la méthode en même tant que les notions du programme, le plus efficace est de se confronter à plus de 20 sujets que propose cet ouvrage, de manière détaillée et commentée : Le futur n'existe-t-il que dans notre pensée ? Pour être libre, faut-il être sans désirs ? Qu'est-ce qui fonde une communauté politique ? La justice est-elle une affaire d'Etat ? Peut-on être à (alois lucide et heureux ? Travailler moins, est-ce vivre mieux ? La valeur d'une civilisation dépend-elle du développement de sa technique ? Existe-t-il des sous-cultures ? Avons-nous des devoirs ? Peut-on apprendre à juger du beau ? Membres des jurys du Bac, professeurs certifiés et agrégés de philosophie, les auteurs préparent depuis de nombreuses années des élèves de Terminales aux épreuves du Bac.
Résumé : Ecrit exceptionnel de Charles Péguy, la note sur M. Descartes parle cependant de tout sauf de René Descartes. Le grand philosophe n'est en effet que le prétexte introductif à un voyage à travers les méandres clairs et sinueux si caractéristique de la pensée de Péguy, et notamment ses thèmes fétiches : la pensée de Bergson, grand penseur du temps ; le Juif et le Chrétien ; le catholicisme ; l'écriture et le durcissement de la pensée ; la Grâce et la Sainteté. Ces dernières sont au coeur de l'ouvrage : Péguy ne se lasse pas, dans des réflexions d'une force rigoureuse et d'un lyrisme tenu, d'analyser à travers elles de grandes figures comme le Polyeucte de Corneille, Saint-Louis et Jeanne d'Arc ; mais aussi de revenir en longueur sur la chevalerie française, la royauté, l'Histoire de France. A travers ces cheminements si pleins d'une nécessité qui lui est propre, Péguy revient ensuite longuement sur la sainteté de Jésus, sur l'avilissement du monde moderne, l'épargne, l'avarice et même les fonctionnaires et la retraite. Un livre d'un charme, d'une profondeur et d'une fascination infinies, dans lequel s'épanouit le meilleur de Péguy.
Je fus, que son ami Jacques Ellul tenait "pour un des seuls livres fondamentaux sur la liberté", est l'ceuvre de philosophie existentielle majeure de Bernard Charbonneau. Cet Essai sur la liberté, véritable odyssée intellectuelle et sensible d'une liberté incarnée, à laquelle Bernard Charbonneau donne corps, sang, chair, esprit et style d'une manière incomparable, s'articule autour de l'autre concept central de sa pensée : la nature. Imprégné des intuitions de ceux qui l'ont accompagné dans sa quête (Montaigne, Pascal, Kierkegaard, Nietzsche), Charbonneau explore le concept de liberté sous toutes ses formes ; la sienne est forcément tragique ("le plus dur des devoirs"), qu'il oppose au "mensonge de la liberté" et à tous ses avatars idéologiques, technoscientifiques ou consuméristes. Un livre indispensable pour quiconque cherche à être vraiment libre, c'est-à-dire à interroger les conditions de possibilité de sa propre liberté ? et surtout à la vivre, ici et maintenant.
Ecrit au lendemain de la guerre à un moment où l'Etat devenait de plus en plus puissant en même temps qu'incritiquable, ce livre-somme est l'oeuvre politique majeure de Bernard Charbonneau. Ce livre impubliable à une époque obsédée par les horreurs du nazisme et le prestige du stalinisme a dû attendre 1987 pour être publié par un éditeur, date à partir de laquelle il est devenu un classique de la pensée anarchiste. Visionnaire, novateur, prophétique, écrit dans une langue vive et incisive au style personnel et élégant, cette oeuvre qui analyse l'Etat sous tous les angles est un réquisitoire implacable contre lui et ses inévitables excès, en ne perdant jamais de vue le concept central de toute la pensée de Charbonneau : la liberté de la personne. Epuisé et introuvable depuis de nombreuses années, en dépit de ses admirateurs, le voici réédité dans sa forme complète.
L'Orwell essayiste a écrit de très nombreux essais, la plupart parus dans la presse de l'époque. Peu cependant traitent directement de la liberté d'expression et de pensée, thèmes chers s'il en est à l'auteur de La Ferme des Animaux et de 1984. Dans ce petit texte offensif, prononcé à l'occasion d'un événement en faveur de la liberté de la presse, Orwell s'insurge contre les discussions sur le sexe des anges quand elles ne sont pas de franches louanges envers le communisme soviétique et l'URSS. Il se livre ensuite à un plaidoyer prémonitoire et lucide sur la nature du totalitarisme et ses rapports avec la liberté d'expression, les écrivains et la littérature en tant que telle - la littérature avait en effet toujours été la passion d'Orwell, qui n'écrirait 1984 que quelques années plus tard. C'est dans ce texte qu'il faut lire la défense qu'en fait Orwell, dans des termes et au moyen d'analyses qui n'ont rien perdu de leur pertinence aujourd'hui.
Spengler Oswald ; Onfray Michel ; Merlio Gilbert ;
Paru en 1931, juste avant la mort de Spengler, ce petit livre était probablement une première approche à un livre d'envergure beaucoup plus grande que ne nous ne connaîtrons jamais. Anticipant de manière prémonitoire tout ce que l'Occident (que Spengler appelle "culture Faustienne") devait connaître de crises au cours du XXe siècle (contestations contre le mode de vie consumériste et productiviste, décolonisation, vide spirituel et sentiment d'enfermement dans la vie moderne, crises écologiques), Spengler, avec son style parfois polémique mais toujours vivifiant, propose une réflexion sur la technique en tant que con substantielle à l'homme, " grand carnassier ". Convoquant archéologie, histoire des civilisations et surtout son intuition phénoménale, Spengler, non idéologue, non politique, non dogmatique mais fin analyste pétri de stoïcisme, propose un texte à lire, po ur ce qu'il garde d'actualité et d'acuité.