Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'INEGALITE DU MONDE. Economie du monde contemporain
Giraud Pierre-Noël
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070329540
Le bel avenir des inégalités L'histoire de l'économie peut se lire à travers celle des inégalités: entre pays, et entre individus au sein d'un même pays. Or, explique Pierre-Noël Giraud dans ce livre original et captivant, ces deux types d'inégalités ont suivi des mouvements curieusement croisés. Jusqu'au début du xixe siècle, dans un monde essentiellement agricole, les niveaux de richesse par tête des trois zones les plus peuplées - Europe, Inde, Chine - sont très proches, alors que les sociétés sont profondément inégalitaires. Avec la révolution industrielle, l'Europe puis les Etats-Unis prennent de l'avance. Et si leurs inégalités internes se creusent dans un premier temps, l'enrichissement général entraîne assez vite une réduction des écarts sociaux. Cette dynamique devient très puissante au xxe siècle, mais s'interrompt dans les années 70: le rattrapage du Tiers Monde s'amorce, puis s'accélère; en même temps, les inégalités se creusent de nouveau dans les pays riches. Ces basculements séculaires ne relèvent, aux yeux de l'auteur (professeur à l'Ecole des Mines), d'aucune loi économique. Marqué par la pensée historique de Fernand Braudel, il ne voit pas dans l'économie un ensemble homogène, uniquement peuplé d'acteurs rationnels à la recherche du profit maximal. Il existe au moins une catégorie qui n'obéit pas à cette logique: celle des Etats. Chaque société se donne des normes que l'économiste ne peut que constater. Ainsi, l'euphorie des Trente Glorieuses a pour origine la coïncidence de deux choix politiques. D'abord, paradoxalement, le repli protectionniste des pays développés, datant de la crise des années 30. Ensuite, la progression régulière du pouvoir d'achat, organisée par les Etats à travers la régulation du dialogue social et la redistribution des richesses. Cette "croissance sociale-démocrate autocentrée" a accru l'avance des pays riches et considérablement réduit leurs inégalités internes - notamment parce que, en l'absence d'une concurrence extérieure trop vive, rien ne s'opposait à la hausse générale des salaires. La mécanique s'enraie à partir des années 70. Alors que l'Europe et le Japon rattrapent les Etats-Unis et que de nouveaux acteurs agressifs apparaissent, les économies cessent d'être complémentaires pour devenir concurrentes, d'autant plus âprement que les barrières s'abaissent. Or nous ne sommes encore qu'au début de cette globalisation. Après les nouveaux pays industrialisés, qui ont mis quelques décennies pour atteindre le niveau technologique des vieux pays riches et ne comptent que quelques dizaines de millions d'âmes, arrive maintenant une vague de pays beaucoup plus peuplés, disposant déjà de travailleurs qualifiés et d'ingénieurs en grand nombre, et dans lesquels le niveau des rémunérations sera durablement tiré vers le bas par l'existence d'immenses réservoirs de main-d'oeuvre: Chine, Inde, ex-Union soviétique, Europe de l'Est, Brésil, Mexique... Le mouvement de balancier va s'accentuer: ces économies rattraperont leur retard, mais le creusement des inégalités internes va amener les pays riches vers la "fin des classes moyennes'. A moins, suggère l'auteur, qu'un consensus ne s'établisse sur une limitation du libre-échange, compensée par des aides aux pays émergents pour les mettre, à leur tour, sur le chemin d'une"croissance autocentrée'. Mais ce n'est pas, reconnaît-il, la pente la plus probable. --Gérard Moatti--
Résumé : Avec la conjonction de la crise financière, d'alarmes croissantes concernant le changement climatique, de la misère persistante dans de nombreux pays, le débat sur la mondialisation se déploie désormais sur fond de questions plus radicales à propos de l'avenir même des capitalismes. Le libéralisme économique et politique ne semble plus le mieux placé pour résoudre ces problèmes. La mondialisation actuelle a certes de nombreux précédents, mais elle est singulière. Elle est la combinaison de quatre " globalisations " : globalisation des firmes, de la finance, numérique, de la nature. Elle se définit par une généralisation des compétitions : mise en compétition généralisée par les firmes globales de l'ensemble des territoires ; mise en compétition généralisée des firmes globales par les investisseurs institutionnels de la finance globale de marché. Ce processus aggrave certaines inégalités et en réduit spectaculairement d'autres. Il favorise les émergences rapides, il provoque des fragmentations. Dans ce contexte, quels sont les scénarios pour l'avenir ? Les acteurs économiques sont-ils tous appelés à devenir nomades pour rester compétitifs ? Les Etats ont-ils encore un rôle " régulateur " à jouer ? Quel est l'avenir des pays " occidentaux " ? et celui des régions du monde qui sont encore laissées pour compte ? Sans désespérer du futur, Pierre-Noël Giraud apporte des réponses lucides et argumentées à ces questions en levant quelques idées reçues. Nouvelle édition, entièrement revue et augmentée, de l'ouvrage de référence de P. N. Giraud, La Mondialisation, éd. Sciences Humaines, 2008.
Résumé : La finance a envahi l'actualité. Sa complexité, l'énormité des sommes en jeu, la rapidité des fortunes et des ruines, la valse des Bourses et des monnaies, l'émergence de puissances hors contrôle des Etats, tout cela fascine ou inquiète. Ce qui, pour les uns, est victoire de la liberté et de l'efficacité n'est, pour les autres, que fatal dérèglement des capitalismes. Le premier objectif de l'auteur est ici d'écarter les peurs nées de l'ignorance et de faire naître d'une froide rigueur les questions pertinentes. Pourquoi et au profit de qui les capitaux circulent-ils ? Qu'est-ce qu'une bulle spéculative, comment naît une crise financière et qui en paye finalement le prix ? Pourquoi des inégalités croissantes accompagnent-elles la globalisation ? Les entreprises sont-elles désormais soumises aux exigences des fonds de pension ? Les Etats ont-ils perdu tout pouvoir économique au profit des marchés ? Autant de questions auxquelles l'auteur répond par des analyses d'une rare clarté. Il le fait en déployant toutes les conséquences d'un constat simple mais occulté : ce dont la finance fait commerce n'est jamais que des " promesses ", des droits sur la richesse future que rien ne peut garantir, car l'avenir est irréductiblement incertain. Au fil de cette enquête au c?ur de la finance globale se dégage un message sans concession mais non sans espoir. La globalisation tend certes à engendrer ici ou là une croissance plus vigoureuse, mais aussi un monde plus brutal, imprévisible et inégalitaire, où les " compétitifs " sont tentés de se désolidariser des autres. Une croissance moins inégalitaire reste cependant possible ; elle ne dépend que du retour de la volonté politique, sous des formes, il est vrai, profondément renouvelées.
Résumé : Notre ressource rare ultime est le temps. Beaucoup de gens estiment qu'une fois décompté le temps nécessaire à la satisfaction des besoins de la vie matérielle, autrement dit le temps passé à se procurer du " pain " , ils n'ont " jamais assez de temps " pour faire ce qu'ils voudraient faire d'autre. Mais, pour d'autres, le temps est en grande partie vide, or le cerveau a besoin de fonctionner en permanence, il faut l'occuper. Ils se livrent donc à des " jeux " et à d'autres activités destinées à " tuer le temps " ou passent leur temps l'oeil rivé sur leur smartphone. Cet essai analyse les usages que, collectivement et individuellement, nous avons fait et faisons en ce début de XXIème siècle, de cette ressource rare ultime qu'est notre temps. Pierre-Noël Giraud commence par y définir ce que serait une économie politique de l'usage des temps, avant d'en montrer l'évolution dans l'histoire sous l'effet du progrès technique et des luttes politiques. Après les grands combats autour du travail pour le réduire et mieux le rémunérer, c'est désormais le temps de loisir et en particulier le " temps de cerveau disponible " qui suscite toutes les convoitises. Dès lors, la question qui se pose est la suivante : qu'allons-nous faire de notre temps ? Nous contenter de pain et de jeux ou nous attaquer franchement aux grands défis qui nous attendent, de la maîtrise de la révolution informatique à notre rapport à la nature en passant par le traitement des inégalités ?
Résumé : Donner au lecteur curieux, attentif et persévérant les moyens de faire lui-même un " bon usage de l'économie ", telle est l'ambition de ce livre, issu de vingt ans d'enseignement des principes de la micro et de la macroéconomie à des étudiants qui en ignoraient initialement tout. L'ambition de ces Principes est d'offrir au lecteur, avec un souci de rigueur scientifique et de clarté pédagogique, les outils dont il a besoin pour analyser, prévoir et agir dans ce monde très imparfait.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»