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EMPIRE - Andy Warhol, mystique du capitalisme
Giraud Nicolas
FACONNAGE
22,50 €
Épuisé
EAN :9782491961206
La filmographie d'Andy Warhol compte plus de 150 films. Si certains sont devenus mythiquesâ : Sleep, Eat, Kiss, Blow Job, Chelsea Girls, la plupart demeurent méconnus, rarement montrés et souvent mal compris. Empire, un plan fixe de l'Empire State Building, long de huit heures et cinq minutes, est sans doute le plus radical d'entre eux. Trop long, trop simple, trop évident, ce fi lm monumental est paradoxalement aussi célèbre qu'invisible. Il résiste à ses spectateurs, mais dialogue avec la musique d'Erik Satie autant qu'avec l'architecture nazie, les romans de Don DeLillo ou le cinéma de Michael Mann. En observant les matériaux d'Empire - le gratte-ciel, l'électricité et la nuit -, Nicolas Giraud met à nu l'inconscient du cinéma américain et son usage du désir, au service des marchandises. Il pose aussi la question de la foi comme ressort de l'industrie culturelle et nous autorise à voir, au coeur d'un monde d'images, la dimension hérétique de l'oeuvre de Warhol et de sa Factory. "Absolument passionnant" Murielle Joudet, Le Masque et la plume - France Inter "Un très riche travail d'exégèse" Olivier Lamm, Libération "Hyper documenté, érudit, un livre aux intuitions géniales" Nicolas Clément, Focus Vif "Un savant travail d'investigation qui s'immisce dans les méandres et multiples ramifications de l'oeuvre warholienne" Fabrice Lauterjung, Art Press "Cette analyse fouillée, regorgeant de connaissances fines sur la transversalité emmêlée des arts, remet en question notre rapport intrinsèque aux images et au divertissement" William Le Personnic, Positif "Une analyse éclairante" Harper's Bazaar
Sara Szabo, Prune Phi, Damarice Amao, Camille Aymé, Peter Geimer, Timothée Pugeault, Wolfgang Tillmans, Geert Goiris, Nicolas Giraud. L'invisible. Explorer comment la notion d'invisibilité détermine et organise le domaine du visible. Silencieusement, Dans tout processus de production d'image, l'invisible est un marqueur de discrimination esthétique, technique ou social. Il est le signe de ce qui est écarté, à la fois parce qu'on lui refuse d'apparaître mais aussi parce qu'il semble insaisissable, incapable de rentrer dans l'ordre des représentations. L'opération même de l'image peut être envisagée comme un aveuglement, masquant par l'objet par sa représentation. A Et sa part invisible, ce qui n'est pas montré, ce qui n'est pas montrable.
Résumé : Anton Tchkhov, petit d'homme à fleur de peau, évolue, pataud, au milieu des petites frappes de sa jungle urbaine. Jusqu'à ce qu'un dernier plan foireux, lui permette, par chance, de trouver son chemin.
Que signifient vraiment les cours des marchés financiers mondiaux dont les variations incessantes occupent les écrans ? Reflètent-ils, comme les banques et les institutions l'affirment, la valeur de biens et de services soumis à la loi de l'offre et de la demande ? Ce qui est rare serait cher ? Ce qui est abondant, bon marché ? Et si dans le monde financier ce principe était tout simplement un leurre ? Mathématicien de renom, fin connaisseur des marchés financiers, Nicolas Bouleau explique comment la finance néolibérale n'a cessé depuis trente ans de perfectionner de manière prodigieuse ses techniques de spéculation. L'usage de moyens informatiques très sophistiqués et l'application de théories mathématiques parmi les plus pointues imposent des cours d'une très grande volatilité qui prétendent refléter la santé économique de la planète et fournir des indications fiables pour sa gouvernance... alors qu'il n'en est rien. Le signal-prix a tout simplement disparu, les agents économiques sont contraints au business as usual. Dans son habit mathématique qui la protège des regards indiscrets, la finance ne voit rien de l'épuisement des ressources ni de la montée des inégalités. Sortir de l'impasse d'un mode de gouvernement polarisé sur le cours des marchés mondiaux exige des institutions nouvelles, locales et internationales : en mobilisant des méthodes scientifiques attentives aux tendances grâce à des indicateurs non financiers, elles peuvent informer sur la situation réelle de la planète et de ses habitants, pour que les acteurs aient les moyens d'agir en connaissance de cause.
Depuis des décennies nous vivons dans un bain de nostalgie permanent. Entre deux remakes au cinéma, une série sous algorithmes ou une énième réformation d'un groupe d'antan, point de salut que le passé. Culture, politique, économie, le monde serait-il donc désormais prisonnier du temps ? Les critiques et penseurs Mark Fisher et Simon Reynolds ont appelé ça "Rétromania" ou "hauntologie" . Depuis le milieu des années 2010 et à travers trois ouvrages remarqués, l'américain Grafton Tanner leur a emboité le pas, creusant nos obsessions mélancoliques à l'heure du néolibéralisme global. Aujourd'hui et dans son premier ouvrage traduit en français, il tourne une nouvelle page et nous raconte pourquoi nous ne vivons désormais plus dans le passé, mais dans un présent perpétuel qui tue les bienfaits de la véritable nostalgie. Et si nous étions tous des Bill Murray dans Un jour sans fin ?
Résumé : Dans la longue histoire du cinéma japonais, celle qui englobe la décennie soixante-dix fut un tournant. Considérée parfois comme un âge d'or, parfois comme le début de la fin, elle fut en tout cas celle de tous les excès et un moment aussi rare que décisif. Comme à Hollywood ou à Cinecittà, une boîte de Pandore est ouverte, les films accusent la soif de liberté et de nouveauté d'un monde qui n'a plus peur de tout voir et de renverser les tables. Avec Soleil Rouge, Stéphane du Mesnildot raconte comment le Japon fut non seulement lui aussi un laboratoire cinématographique de la contre-culture et des idéaux libertaires, mais aussi et surtout l'un de ses foyers les plus fascinants, contraint sans cesse de s'adapter à un contexte, une industrie, des codes, une vision du monde qui ne ressemble à aucune autre. Film de sabre, d'espionnage, de yakuzas, de tireurs d'élite, de gangs féministes, de prisonnières vengeresses avant de plonger dans les eaux troubles de l'érotisme (le fameux pinku), cette révolution passe le plus souvent par les marges. Un cinéma du peuple, parfois malfamé, insalubre, souvent génial, brûlant, provocant, vivifiant, expérimental, révolutionnaire, ultraprogressiste puis soudain conservateur. Un cinéma sulfureux, fascinant et riche, où la plupart des grands cinéastes de l'époque se côtoient parfois pour un ultime tour de piste avant de se faire écraser par les années 1980 et la boule à facettes du capitalisme.
Dittmar Jérôme ; Sadat Yal ; Orignac Guillaume ; R
Depuis plus de cinquante ans, la Quinzaine des cinéastes s'est imposée comme un rendez-vous incontournable du Festival de Cannes, marquant le cinéma d'auteur international par son audace, sa liberté et son indépendance. Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Jim Jarmusch, Chantal Akerman, Bong Joon-ho, Takeshi Kitano, Claire Denis, Werner Herzog, Alain Guiraudie ou encore Hou Hsiao-hsien... Les plus grands noms y ont présenté un film et parfois lancé leur carrière. Avec Les Carnets de la Quinzaine, nouveau rendez-vous annuel, l'événement se déploie désormais à travers un livre. Construit à partir d'entretiens réalisés avec les cinéastes lors de chaque édition, enrichi de visuels de travail rares et inédits fournis par les auteurs eux-mêmes, cet ouvrage a été conçu comme un porte-voix unique de la création cinématographique sous toutes ses formes et tous les horizons. Autant de regards qui dessinent aussi le portrait d'un certain état du cinéma et d'une époque. 22 entretiens, issus de l'édition 2024 + interview-fleuve inédit avec Quentin Tarantino , introductions critiques par Jérôme Dittmar, Guillaume Orignac et Yal Sadat , préface de Bertrand Mandico (Les Garçons sauvages, Conann, Roma elastica) , avant-propos de Julien Rejl, délégué général , Edition bilingue français / anglais
Depuis sa création en 1986, The Legend of Zelda s'est imposé comme l'un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps. En puisant une part de son inspiration dans l'art des jardins japonais, la saga culte de Nintendo a bâti un univers sophistiqué dont la mythologie se déploie dans des architectures aussi limpides que complexes. Le Jardin et le Monde jette un regard inédit sur cette grande épopée vidéoludique devenue une référence majeure du récit d'aventure. Retraçant le fil de sa création à la manière d'un traité illustré sur la construction d'un monde, ses résonances culturelles, sa philosophie et sa poétique, il raconte aussi comment Ocarina of Time, premier épisode en 3D, a initié un certain âge moderne du jeu en monde ouvert, naturaliste et immersif, où le joueur devient un promeneur au centre d'un inépuisable jardin persistant. Un ouvrage essentiel pour saisir la beauté d'une oeuvre dont le langage énigmatique et symbolique éclaire la réalité.