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La théorie des jeux. 3e édition revue et augmentée
Giraud Gaël
FLAMMARION
12,50 €
Épuisé
EAN :9782081229068
Autant prévenir le lecteur tout de suite: ce livre n'est ni un cours de mathématiques, ni un manuel pour faire fortune dans les casinos de la côte ouest. Il s'agit d'une introduction générale à ce qu'il est convenu de nommer la théorie des jeux, domaine situé à l'intersection de l'économie et des mathématiques appliquées. Ou y découvrira deux ou trois choses utiles: qu'un général d'armée ferait mieux de s'en remettre au jet d'une pièce de monnaie avant de prendre une décision; que la crise des subprimes était inévitable; qu'un système fiscal optimal devrait avoir un taux marginal d'imposition supérieur à 50 %; qu'on ne gagne pas forcément à être mieux informé lorsqu'on boursicote sur Internet; que les vertus économiques ou politiques du "laisser-faire" sont quelque peu suspectes; qu'un "aléa moral" n'a pas grand-chose à voir avec l'éthique... Le propos de la théorie des jeux dépasse ainsi très largement le cadre des jeux de société - qui ont constitué son premier objet d'étude. Du paradoxe de Sen au dilemme des prisonniers joué par des automates, des jeux évolutionuaires aux réseaux stratégiques en passant par les modèles de principal-agent, se dessine un champ de recherches qui, depuis vingt ans, n'a cessé de se développer jusqu'à toucher l'ensemble des sciences sociales.
Le facteur 12 est l'écart maximal des salaires (primes incluses) qui existe déjà dans la fonction publique française. Au début du XXe siècle, le banquier J. P. Morgan définissait l'écart maximal acceptable de 1 à 20. En 1988, les salariés de Peugeot se mettaient en grève en apprenant l'augmentation de salaire de leur patron qui bondissait à... 35 Smic. Aujourd'hui, l'écart des salaires est, en France, de l'ordre de 1 à 1 000. Aux Etats-Unis, certains dirigeants de hedge funds gagnent 20 000 fois plus qu'un ouvrier. Comment continuer à faire société si les écarts de revenus sont tels qu'entre le haut et le bas de l'échelle les citoyens n'ont plus rien de commun ? Comment empêcher que l'économie réelle ne soit sacrifiée sur l'autel de la finance ? Comment échapper à des politiques d'austérité budgétaire contreproductives ? Comment dissoudre le mirage d'une croissance à l'infini dans un monde fini ? Comment, enfin, répondre à l'urgence d'une vraie transition écologique ? Autant de questions auxquelles Gaël Giraud et Cécile Renouard répondent ici à partir d'arguments aussi bien scientifiques qu'éthiques. Alliant pédagogie et rigueur intellectuelle, ils font la démonstration imparable qu'il est nécessaire de plafonner tout de suite les très hauts revenus pour ne pas tous s'appauvrir demain.
Dans un dialogue approfondi, Gaël Giraud et Felwine Sarr réfléchissent la modernité, repensent l'héritage des Lumières, déconstruisent le capitalisme, imaginent des gouvernements qui prendraient leurs distances par rapport au réductionnisme capitaliste... Mêlant philosophie, spiritualité, politique et économie, cet échange fluide rappelle que l'économie n'est pas une finalité et insiste sur la nécessité pour l'humanité de se définir un projet plus grand que la maîtrise des instruments.
Comment relever les extraordinaires défis que nous lancent les crises induites par la destruction de notre habitat planétaire ? Faut-il réviser le concept même de propriété privée ? Remettre en cause la souveraineté des États-nations ? Comment construire ensemble les institutions internationales qui permettraient de prendre soin de nos communs globaux que sont le climat mais aussi la biodiversité, la santé, les cultures et jusqu?à la démocratie ?Car c'est elle qui, aujourd'hui, est menacée par notre refus d'inscrire des limites à la toute-puissance de la personnalité juridique, des techniques extractivistes et de la marchandisation du monde. Où trouverons-nous les ressources politiques, culturelles et spirituelles pour inventer ces limites et en faire une chance plutôt qu'une insupportable privation de liberté ?Un tel projet exige de refonder l'utopie des Lumières. Et pour cela, de puiser à la source du christianisme, qui constitue l'une de ses matrices historiques. Il implique donc une révision de la manière dont le christianisme se comprend lui-même : expérience stylistique du retrait d'un Dieu qui s'efface pour nous ouvrir à un horizon démocratique qu'il nous revient d'imaginer ensemble ? Ou religion d'un Christ glorieux qui légitimerait une souveraineté politique autoritaire, carnivore, phallocratique et colonialiste ? Telles sont quelques-unes questions que pose ce livre.Apprendre à y répondre participe peut-être de ce que les traditions bibliques nomment la sainteté.Gaël Giraud est économiste et prêtre jésuite. Directeur de recherches au CNRS, il dirige depuis 2021 le programme de justice environnementale à l?université de Georgetown. Il a notamment publié : Vingtpropositions pour réformer le capitalisme (avec Cécile Renouard, Flammarion, 2009), Illusion financière (Éditions de l?Atelier, 2013), Produire plus, polluer moins : l?impossible découplage ? (col., Les Petits Matins, 2014).
LE REPLI NATIONAL-POPULISTE, QUI SE NOURRIT DU RESSENTIMENT DES "PERDANTS DE LA MONDIALISATION", BOULEVERSE LES SYSTEMES POLITIQUES DES DEMOCRATIES OCCIDENTALES. Alors que la "première mondialisation" (1870-1914) avait engendré une grande transformation "débouchant sur la montée des totalitarismes dans les années 1930, la mondialisation actuelle débouche sur une réaction nationaliste et identitaire qui met en péril la démocratie libérale et la coopération multilatérale. Cet ouvrage décrit la "nouvelle grande transformation" qui semble se dérouler sous nos yeux, à travers l'analyse des dérives de la mondialisation néolibérale et du repli national-populiste qui en découle, avant e proposer des alternatives pour une société ouverte, juste et durable.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)