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Vingt propositions pour réformer le capitalisme. 2e édition
Giraud Gaël ; Renouard Cécile
FLAMMARION
11,00 €
Épuisé
EAN :9782081270909
Jusqu'à quand? C'est ce que chacun se demande au vu de la tempête économique et financière que nous traversons. Jusqu'où? Quand on voit l'état du système bancaire, les difficultés que rencontrent les entreprises et les inquiétudes légitimes sur l'emploi et les conditions de vie... Et après? Comment prendre la mesure d'un monde en pleine mutation avec son fardeau d'inégalités? Peut-on réformer le capitalisme de façon à le mettre au service d'un développement social durable? Cet ouvrage, écrit par des experts des marchés financiers et de la finance d'entreprise, par des philosophes, des économistes et des mathématiciens, veut susciter le débat à partir de réformes concrètes: faut-il interdire la titrisation ou supprimer les dérivés de crédit? Quel rôle jouent les normes comptables dans la débâcle actuelle? Peut-on imaginer des formes d'impôt transnationales adaptées à la mondialisation? Comment revaloriser le salariat? Faut-il remettre en cause l'indépendance de la Banque centrale européenne? C'est à ces questions, et à beaucoup d'autres, que ces Vingt Propositions, loin des incantations anticapitalistes, tentent d'apporter des éléments de réponse réalistes, esquissant les contours d'un capitalisme "vert", équitable et pluraliste.
Comment relever les extraordinaires défis que nous lancent les crises induites par la destruction de notre habitat planétaire ? Faut-il réviser le concept même de propriété privée ? Remettre en cause la souveraineté des États-nations ? Comment construire ensemble les institutions internationales qui permettraient de prendre soin de nos communs globaux que sont le climat mais aussi la biodiversité, la santé, les cultures et jusqu?à la démocratie ?Car c'est elle qui, aujourd'hui, est menacée par notre refus d'inscrire des limites à la toute-puissance de la personnalité juridique, des techniques extractivistes et de la marchandisation du monde. Où trouverons-nous les ressources politiques, culturelles et spirituelles pour inventer ces limites et en faire une chance plutôt qu'une insupportable privation de liberté ?Un tel projet exige de refonder l'utopie des Lumières. Et pour cela, de puiser à la source du christianisme, qui constitue l'une de ses matrices historiques. Il implique donc une révision de la manière dont le christianisme se comprend lui-même : expérience stylistique du retrait d'un Dieu qui s'efface pour nous ouvrir à un horizon démocratique qu'il nous revient d'imaginer ensemble ? Ou religion d'un Christ glorieux qui légitimerait une souveraineté politique autoritaire, carnivore, phallocratique et colonialiste ? Telles sont quelques-unes questions que pose ce livre.Apprendre à y répondre participe peut-être de ce que les traditions bibliques nomment la sainteté.Gaël Giraud est économiste et prêtre jésuite. Directeur de recherches au CNRS, il dirige depuis 2021 le programme de justice environnementale à l?université de Georgetown. Il a notamment publié : Vingtpropositions pour réformer le capitalisme (avec Cécile Renouard, Flammarion, 2009), Illusion financière (Éditions de l?Atelier, 2013), Produire plus, polluer moins : l?impossible découplage ? (col., Les Petits Matins, 2014).
Depuis 2010, la crise financière des crédits subprime s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen. Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire, le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation? L'auteur met en lumière les illusions qui brouillent le débat public actuel. Il montre que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre.
Dans un dialogue approfondi, Gaël Giraud et Felwine Sarr réfléchissent la modernité, repensent l'héritage des Lumières, déconstruisent le capitalisme, imaginent des gouvernements qui prendraient leurs distances par rapport au réductionnisme capitaliste... Mêlant philosophie, spiritualité, politique et économie, cet échange fluide rappelle que l'économie n'est pas une finalité et insiste sur la nécessité pour l'humanité de se définir un projet plus grand que la maîtrise des instruments.
LE REPLI NATIONAL-POPULISTE, QUI SE NOURRIT DU RESSENTIMENT DES "PERDANTS DE LA MONDIALISATION", BOULEVERSE LES SYSTEMES POLITIQUES DES DEMOCRATIES OCCIDENTALES. Alors que la "première mondialisation" (1870-1914) avait engendré une grande transformation "débouchant sur la montée des totalitarismes dans les années 1930, la mondialisation actuelle débouche sur une réaction nationaliste et identitaire qui met en péril la démocratie libérale et la coopération multilatérale. Cet ouvrage décrit la "nouvelle grande transformation" qui semble se dérouler sous nos yeux, à travers l'analyse des dérives de la mondialisation néolibérale et du repli national-populiste qui en découle, avant e proposer des alternatives pour une société ouverte, juste et durable.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.