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Qu'est-ce que transmettre ? Sociologie d'une pratique
Giraud Claude
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343073798
La transmission pose question ; celle de l'autorité des sources, de l'autorité de ceux qui transmettent, de la légitimité des organes qui portent mémoire, de la qualité des objets transmis et de leur importance symbolique. Si nos sociétés sont en crise d'autorité, elles le sont a fortiori à propos de la transmission. Pourtant des actes de transmission ont lieu de façon constante, encadrés par le droit. Alors quoi ? Est-ce que ce sont les objets transmis, y compris les objets de savoir, qui font problème ? Est-ce que c'est la qualité de ceux qui transmettent ? Est-ce que ce sont les sources et la mémoire publique qui sont contestées ? Est-ce que ce sont les processus de transmission, ou encore ceux qui s'approprient et qui transforment qui font problème ? Ou bien est-ce que ce qui est reçu est d'emblée considéré comme étant obsolète ? C'est à ces quelques questions que cet ouvrage prétend apporter des pistes de réponses. La transmission est à la fois une démarche et une pratique qui instruisent un procès, celui de la dette de sens et celui des réparations éventuelles sous la forme de droits, dont celui à une solidarité. Cet ouvrage fait suite aux travaux de l'auteur sur les liens négatifs, les dynamiques organisationnelles et sur ce qui fait société.
Organiser est une action si banale que l'on n'y prend garde. S'interroger sur ce que l'on fait lorsqu'on organise revient à se demander de quoi se compose cette action, quelle est sa spécificité. Quelle pertinence peut-il y avoir à distinguer l'organisé de l'organisant et de l'organisation ? Voici une réflexion poursuivie au fil des ouvrages de Claude Giraud sur les rationalités complexes de l'action.
Ce livre traite de l'espoir et de l'action. L'espoir y est considéré comme un engagement rationnel. Quel que soit le lieu où se déroule une action, quelles que soient les interactions entre les individus dans l'action, l'espoir en est le moteur. Qu'il se présente comme une anticipation ou comme une attente d'effets supposés, comme une projection de soi ou comme un projet, c'est l'espoir qui mobilise les individus et les groupes sociaux dans l'action. L'espoir est ainsi une des formes que se donne la rationalité.
L'ordre social est la part absente de nombreux traités de sociologie car il cumule les paradoxes. Il est un ordre pensé sans lieu, sans hiérarchie, sans souveraineté, alors même qu'il est un ordre, celui des interdépendances, des fonctionnalités, des solidarités sans conscience. C'est un ordre de normes où les rapports de puissance et de pouvoir sont en concurrence. Cet ouvrage interroge l'ordre social comme catégorie conceptuelle qui rend compte d'une réalité complexe, changeante et persistante.
L'échéance et l'instantanéité sont les deux temporalités d'usage de nos sociétés. Elles nous interrogent, car elles sont deux polarités qui s'opposent sur bien des points et qui complexifient le rapport aux autres et d'une façon plus large, la vie sociale. Entre l'exigence de réponse immédiate à toute sollicitation et l'organisation de parcours sociaux fondés sur des échéances, entre la disponibilité et la surabondance d'informations rendues possibles par les techniques nouvelles et la nécessaire analyse et mise en perspective que peut et doit permettre l'échéance, il existe un fossé.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.