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Qu'est-ce que l'engagement ?
Giraud Claude
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296566873
L'engagement a rarement fait l'objet d'un essai de théorisation. Ce livre a pour objectif de concourir à une meilleure compréhension de l'engagement. Il s'inscrit dans la suite des travaux de l'auteur sur les rationalités complexes et sur les fondamentaux de l'action. Au sens large, l'engagement se confond avec l'existence. Au sens restreint, il est un acte de conviction. Entre ces deux pôles, l'engagement prend sens comme une conséquence d'actes, parfois anodins, parfois routiniers, parfois exceptionnels. Il prend également sens d'une posture critique, ainsi que d'une volonté de concrétisation de choix ou de préférences. Il s'entend enfin d'une posture de neutralité professionnelle et plus largement encore d'endossement d'une charge. Ce qui est commun à ces significations de l'engagement tient à une orientation de vie, à des actes, à un investissement de forme et à une capacité à être responsable qui s'est imposée comme modèle normatif. Enrichi de nombreuses enquêtes de terrain qui ont fait l'objet de publications antérieures, cet ouvrage interroge l'engagement pour comprendre ce qui constitue l'action, ce qui incite au passage à l'acte et in fine comment des individus décident d'acier des préférences normées et/ou se retrouvent engagés sans en avoir pris conscience initialement.
Le consentement fait question dans nos sociétés : nous avons changé de registre de valorisation et de justification sur la scène publique et dans l'espace privé. Nous avons également tendance à considérer la forme juridique comme une protection aux incertitudes du consentement. Enfin, le consentement passif ou implicite est l'objet de controverses en raison de la pluralité des interprétations. Nous consentons néanmoins et nous ne saurions nous en dispenser. Nous nous opposons parfois et refusons de consentir. Nous sommes confrontés à la question la plus élémentaire ; un "pourquoi ? " . Consentir suppose d'être en mesure de répondre, d'ignorer la question ou de la dépasser.
Analyser la suspicion consiste à rendre compte de la manière dont le soupçon substitue un scénario à un autre, impose à un événement une autre signication que celle qui lui a été donnée, invalide le discours de l'autre et conteste l'ordonnancement des faits. C'est essayer de comprendre le processus de suspicion, les modes d'articulation avec d'autres formes d'engagement, les fondements de ce comportement et ses effets. Pour ce faire, l'auteur s'est appuyé sur une littérature importante et a mobilisé de nombreux cas.
S'interroger sur ce qui fait société sans spécifier la société objet de ce questionnement, est ici un choix délibéré. Il vise à identifier comment une société en vient à être ce qu'elle est, ce qui fait société et non pas ce qui la caractérise : qu'en est-il de la place de la violence dans la constitution de la société ? Qu'en est-il de l'ordre social et son articulation à la citoyenneté ? Qu'en est-il de la question de l'organisation de la société, de sa nécessité et du lien au politique ?
L'échéance et l'instantanéité sont les deux temporalités d'usage de nos sociétés. Elles nous interrogent, car elles sont deux polarités qui s'opposent sur bien des points et qui complexifient le rapport aux autres et d'une façon plus large, la vie sociale. Entre l'exigence de réponse immédiate à toute sollicitation et l'organisation de parcours sociaux fondés sur des échéances, entre la disponibilité et la surabondance d'informations rendues possibles par les techniques nouvelles et la nécessaire analyse et mise en perspective que peut et doit permettre l'échéance, il existe un fossé.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.