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De la dette comme principe de société
Giraud Claude
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782296103733
La dette est le négatif des échanges sociaux. Elle est la part la moins désirable et celle contre laquelle on se heurte, chaque fois que ne sont pas prises en considération les contraintes qu'elle génère. Toute créance renvoie à une dette, qu'elle soit symbolique ou attestée, actuelle ou future. C'est là une forme primaire des relations aux autres, tout autant qu'une des caractéristiques de la dette qui contient la créance, pour soi ou pour des tiers. Pour autant, ce qui me lie aux autres est à la fois ce qui m'est imputable directement et ce qui est déjà-là ne peut m'être affecté en tant qu'individu rationnel. Il y a de l'imprescriptible dans le rapport dette/créance qui fait de moi le membre d'une communauté de morts et de vivants. Peut-on dès lors aborder la dette indépendamment de ses objets ? La dette est un processus qui est, soit contemporain de l'action comme le crédit, soit qui lui est antérieur et en désigne les contraintes, voire les interdits. Analyser la dette sur cette base, revient à chercher ce que les dettes ont en commun et ce qui les distingue sur le registre des processus de mises en relations entre des individus, des individus et des institutions, des morts et des vivants, des salariés et des actionnaires etc.
L'ordre social est la part absente de nombreux traités de sociologie car il cumule les paradoxes. Il est un ordre pensé sans lieu, sans hiérarchie, sans souveraineté, alors même qu'il est un ordre, celui des interdépendances, des fonctionnalités, des solidarités sans conscience. C'est un ordre de normes où les rapports de puissance et de pouvoir sont en concurrence. Cet ouvrage interroge l'ordre social comme catégorie conceptuelle qui rend compte d'une réalité complexe, changeante et persistante.
Analyser la suspicion consiste à rendre compte de la manière dont le soupçon substitue un scénario à un autre, impose à un événement une autre signication que celle qui lui a été donnée, invalide le discours de l'autre et conteste l'ordonnancement des faits. C'est essayer de comprendre le processus de suspicion, les modes d'articulation avec d'autres formes d'engagement, les fondements de ce comportement et ses effets. Pour ce faire, l'auteur s'est appuyé sur une littérature importante et a mobilisé de nombreux cas.
Ce livre traite de l'espoir et de l'action. L'espoir y est considéré comme un engagement rationnel. Quel que soit le lieu où se déroule une action, quelles que soient les interactions entre les individus dans l'action, l'espoir en est le moteur. Qu'il se présente comme une anticipation ou comme une attente d'effets supposés, comme une projection de soi ou comme un projet, c'est l'espoir qui mobilise les individus et les groupes sociaux dans l'action. L'espoir est ainsi une des formes que se donne la rationalité.
Le consentement fait question dans nos sociétés : nous avons changé de registre de valorisation et de justification sur la scène publique et dans l'espace privé. Nous avons également tendance à considérer la forme juridique comme une protection aux incertitudes du consentement. Enfin, le consentement passif ou implicite est l'objet de controverses en raison de la pluralité des interprétations. Nous consentons néanmoins et nous ne saurions nous en dispenser. Nous nous opposons parfois et refusons de consentir. Nous sommes confrontés à la question la plus élémentaire ; un "pourquoi ? " . Consentir suppose d'être en mesure de répondre, d'ignorer la question ou de la dépasser.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.