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La conversion de l'art
Girard René
FLAMMARION
9,00 €
Épuisé
EAN :9782081226401
Le présent ouvrage rassemble huit essais, qui s'échelonnent du début des années 1950 à la fin des années 1980. Les cinq premiers sont des écrits de jeunesse. Ils témoignent des questions qui étaient les miennes au moment où je quittai l'Europe, lecteur passionné de Saint-John Perse et de Malraux. Les autres articles suivent le fil de mes réflexions sur l'histoire du roman bientôt achevée, et qui n'allait faire qu'un pour moi avec celle du désir."L'hypothèse mimétique apparaît dans ma critique de Valéry, auquel je préfère très vite Stendhal. Déterminante dans ces années de formation, la question du "pseudo-narcissisme" oriente alors ma critique de l'illusion d'autonomie, que des articles plus tardifs sur Freud et Proust (1978), puis sur Nietzsche et Wagner (1986), continueront de creuser. Ces études figurent avant le texte d'une conférence sur Wagner donnée en 1983. "Je ne voudrais pas qu'on prenne ce livre pour un simple essai d'esthétique. Cette jouissance m'est étrangère. Van ne m'intéresse en effet que dans la mesure où il intensifie l'angoisse de l'époque. Ainsi seulement, il accomplit sa fonction qui est de révéler."
Merci mon Père de révéler aux petits ce que vous avez dissimulé aux sages et aux intelligents." Les sages et les intelligents, depuis, se sont bien vengés : à force de concasser les Evangiles, ils en ont fait un petit tas de pièces et de morceaux trop hétéroclites pour signifier quoi que ce soit...Mais ils n'auront pas le dernier mot ! René Girard pense, comme Simone Weil, que les Evangiles sont une théorie de l'homme avant d'être une théorie de Dieu. Une carte des violences où son orgueil et son envie enferment l'humanité.Découvrir cette théorie de l'homme et l'accepter, c'est rendre vie aux grands thèmes évangéliques relatifs au mal, oubliés et évacués par les croyants - de Satan à l'apocalypse. C'est également ressusciter l'idée de la Bible tout entière comme prophétique du Christ.Ainsi les Evangiles, loin d'être "un mythe semblable à tous les autres", comme on le répète à l'envi depuis deux siècles, seraient la clef de toute mythologie derrière nous, et au-devant de nous, de l'histoire inouïe qui nous attend. Dans le dépérissement de toutes les pensées modernes, est-ce que seules les Ecritures Saintes tiendraient debout ?René Girard a longtemps enseigné à l'université de Stanford, où il réside toujours. Ses livres sont étudiés et traduits dans le monde entier. Parmi les plus célèbres : Mensonge romantique et vérité romanesque (Grasset, 1961), La violence et le sacré (Grasset, 1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (Grasset, 1978), Le bouc émissaire (Grasset, 1982).Notes Biographiques : René Girard a longtemps enseigné la littérature française à l'université de Stanford. Ses livres sont étudiés et traduits dans le monde entier : parmi les plus célèbres, Mensonge romantique et vérité romanesque (Grasset, 1961), La violence et le sacré (Grasset, 1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (Grasset, 1978), Le bouc émissaire (Grasset, 1982). Nous avons rassemblé ces quatre volumes dans la bibliothèque De la violence à la divinité (octobre 2007).
René Girard a enseigné à l'Université de Stanford. Son oeuvre, traduite et commentée dans le monde entier, compte des ouvrages devenus des classiques, parmi lesquels "Mensonge romantique et vérité romanesque" (Grasset, 1961), "La Violence et le Sacré" (Grasset, 1972), "Des choses cachées depuis la fondation du monde" (Grasset, 1978). Son dernier essai, "Je vois Satan tomber comme l'éclair", est paru en octobre 1999.
R. Girard tente de remonter aux origines de l'édifice culturel et social qui est au coeur de la civilisation. S'appuyant sur une relecture très personnelle des tragiques grecs et sur l'étude des principaux systèmes d'explication, en particulier la psychanalyse, cette enquête met l'accent sur le rôle fondamental de la violence fondatrice et de la victime émissaire.
Le penchant de l'homme à chercher des boucs émissaires responsables de ses malheurs a rarement fait l'objet d'une réflexion critique. C'est désormais chose faite grâce à René Girard. Il montre ici comment le mécanisme du bouc émissaire repose sur une illusion persécutrice partagée entre bourreaux et victimes. Si les citoyens de Thèbes voient dans Oedipe le responsable du fléau qui ravage leur ville, celui-ci en retour est convaincu de sa culpabilité et se crève les yeux pour ne plus voir sa faute. Ce mécanisme victimaire engendre les illusions religieuses qui s'efforcent, par les sacrifices, d'apaiser la colère des dieux. Le christianisme a tenté de mettre fin au culte des idoles sanglantes en jetant le discrédit sur l'accusation persécutrice. Tel serait le sens de la passion du Christ, victime qui fait honte à ses bourreaux et oppose à leur violence le pardon d'un innocent. Le message de l'Évangile est donc le suivant : si les meurtriers pensent que leurs sacrifices sont méritoires, il faut leur pardonner car ils ne savent pas ce qu'ils font. --Paul Klein
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.