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Bifrost N° 64 : Jérôme Noirez : faiseur de monstres
Girard Olivier
BELIAL
11,00 €
Épuisé
EAN :9782913039612
Après avoir consacré le dossier central de son précédant numéro à un grand classique de la SF américaine, Frank Herbert, ce nouveau Bifrost aborde un futur classique des littératures de genre français: Jérôme Noirez.Né en 1969, musicien, compositeur et écrivain, Jérôme a mené des études d'histoire de l'art et s'est penché sur les relations entre musique et arts plastiques dans les avant-gardes du XXe siècle. Il se passionne alors pour le compositeur américain John Cage et fonde Le Manifeste de l'Art Discret, groupe de musique expérimentale d'inspiration dadaïste. Parallèlement, il étudie la musique médiévale, dont il continue à être un interprète assidu, et découvre avec gourmandise la culture japonaise. Il se prétend également spécialiste en fantasmalogie (science dont il est l'inventeur, et qui a pour objet l'étude de l'imaginaire des fantômes et autres images impalpables), adepte de Rabelais, de Lewis Carroll, de Céline, de Witold Gombrowicz, et grand goûteur des gastronomies de l'étrange. Du côté de sa propre oeuvre littéraire, Jérôme à publié à ce jour une quinzaine de romans, trois essais et plus de trente nouvelles. Son oeuvre maîtresse, Féerie pour les Ténèbres, initialement publiée en trois volumes aux éditions Nestiveqnen entre 2004 et 2007, reparaît aux éditions du Bélial"en début d'années 2012 dans une version définitive, remaniée et enrichie de cinq nouvelles, dont une poignée d'inédits, sous la forme de deux volumes de près de 700 pages chacun. En ce qui concerne ses autres romans, on soulignera notamment Leçons du Monde Fluctuant, paru chez Denoël dans le collection «Lunes d'encre» (2007), ou encore La Dernière flèche, publié chez Mango en 2010. La plupart de ses romans récents, destinés à la jeunesse, sont réédités en poche chez J'ai Lu en collection adulte. On abordera ici l'oeuvre de Jérôme Noirez à travers quatre axes: une nouvelle inédite une longue interview carrière un guide de lecture une bibliographie exhaustiveOutre le récit de Jérôme Noirez, des nouvelles inédites signées Xavier Mauméjean (une novella!) et Peter Watts complèteront le sommaire fictionnel de cette livraison.Sans oublier les rubriques critiques habituelles, ainsi que le «Scientifiction» de Roland Lehoucq, qui aborde dans ce numéro les rayons de la mort. Tout un programme..."
Retour ici, dans ce numéro 73, sur l'un des écrivains d'horreur les plus éminents du XXe siècle, un auteur qui, à l'instar de Poe, eut «une influence considérable sur les générations suivantes d'écrivains d'horreur» (Joyce Carol Oates). Stephen King a dit de lui qu'il était «le plus grand artisan du récit classique d'horreur du vingtième siècle », rien de moins.Un gros morceau, donc, que ce numéro spécial Lovecraft, qui réunit une équipe de spécialistes pour décortiquer par le menu l'oeuvre du «reclus de Providence» (qui le n'était en rien, «reclus», justement, pour évoquer l'un des nombreux clichés balayés par le présent dossier).Au programme, donc:- Diverses nouvelles hommages, notamment (signées China Miéville, Thomas Day et Claude Ecken)- Un retour sur la vie et le parcours de l'auteur- Un article sur les précurseurs et maîtres littéraires de Lovecraft- Une étude sur la réception critique de Lovecraft en France- Un article sur le «Mythe de Chtulhu» et ses divers composants- Un court essai sur les mécaniques d'écriture d'HPL à travers la nouvelle «L'Appel de Chtulhu»- Un article sur les «Livres maudits»- Une guide de lectureLe tout sous une couverture signée Nicolas Fructus.... Pour une approche la plus complète possible d'une oeuvre fondatrice de la littérature de genre contemporaine. Un numéro de référence.
C'est une vallée désertique, terre craquelée, arbres morts, pelade d'herbes jaunes moribondes. Sur les Flancs ravinés des collines, des souches calcinées, de la caillasse, des broussailles épineuses et revêches, de la poussière qui volute au moindre souffle de vent. Les empreintes d'anciens champs, des vestiges de clôtures. Au creux de la vallée, quelques Fermes en ruines gisent le long de routes défoncées, dont l'asphalte est réduit à l'état de plaques noirâtres. Sur les rives pierreuses d'une rivière asséchée s'étend un village, dont le centre est enclos d'une grossière palissade de tôles. Hors de l'enceinte, les maisons sont abandonnées, écroulées ou incendiées. Une zone artisanale en Friche arbore les carcasses dénudées de bâtiments industriels, entourés de traces de parkings envahis de moisine, où achèvent de pourrir deux ou trois épaves de voitures sableuses et mangées de rouille. Au milieu du village, un pont effondré, rafistolé de bric et de broc, enjambe la rivière. Quelques panneaux solaires décatis s'étalent sur les toits des maisons. Quatre éoliennes de guingois tournent en grinçant. Surgissant au-dessus des collines pelées, le soleil se lève sur cette désolation, énorme, boursouflé. La journée s'annonce torride, comme d'habitude..
Le jeune homme se hissa dans le sas membraneux, puis il s'en extirpa et constata qu'on avait posé, à quelques mètres du véhicule, une main courante qu'il rejoignit tant bien que mal. La pente apparente à quarante-cinq degrés n'offrait pas la moindre prise et il lui semblait effectuer des gestes lents comme dans un rêve, ou sous l'eau. Bien cramponné à la main courante, il se retourna pour embrasser le Sucre du regard. Sous ses pieds, le versant évoquait du verre luisant. Des ombres plus vastes que des villes jouaient dans ses tréfonds. Il savait que la face formait un carré de dix mille kilomètres de côté et il espérait voir les détails des Bords et des Coins éloignés depuis ce poste d'observation ; mais dans sa vision, au-delà de quelques centaines de kilomètres, la surface se réduisait à un trait lumineux. Le jeune homme se dévissa le cou. Un navire de guerre spline passait dans le ciel, à moins de vingt kilomètres du Bord. La sphère de chair, présentant des rides de la taille de canyons et des pustules au fond desquelles scintillaient des emplacements de canon, disparut derrière l'arête du monde en roulant majestueusement sur elle-même.
Dans son souci, au fil des numéros et depuis plus de 15 années, de tisser un panorama le plus complet possible du large champ des littératures de genre, Bifrost à toujours veillé à porter son regard aussi bien sur les auteurs francophones qu'étrangers, contemporains que classiques. Ainsi, après avoir abordé une immense référence anglophone, l'auteur de Dune, Frank Herbert, dans notre numéro 63, puis un jeune auteur français résolument moderne dans notre 64e livraison, en la personne de Jérôme Noirez (et avant de retourner du côté des fondateurs américains avec Isaac Asimov dans le Bifrost 66), notre 65e opus consacre un large dossier à un auteur lui aussi francophone mais plus ancien, un écrivain quelque peu oublié (il écrit peu, et uvre qui plus est depuis des années dans le domaine du roman jeunesse pour l'essentiel), et pourtant ô combien attachant, le romancier français Christian Léourier. Déjà, en 1979, l'universitaire etcritique littéraire Roger Bozzetto disait à son propos dans la revue Fiction: « On parle peu de Leourier, on a tort (...), il fait partie des auteurs français qui ont non seulement beaucoup à dire, mais qui le disent d'une manière originale, où la poésie est au service d'une vision du monde bien peu banale. » Pour mémoire, on rappellera que notre auteur fit ses débuts en littérature en 1972 dans la très prestigieuse collection « Ailleurs & demain » des éditions Robert Laffont avec le roman Les «Montagnes du soleil», collection qui le publiera une second fois en 1979 avec le très beau «La Planète inquiète». Son cycle le plus connu, « Lanmeur » (7 volumes), fut publié entre 1984 et 1994 aux éditions J'ai Lu. Depuis, il apparaît régulièrement au catalogue d'éditeurs aussi divers qu'Actes Sud, Nathan, Mango ou encore Bayard, mais presque exclusivement dans des collections jeunesse.C'est donc à un auteur rare et précieux que nous avons ici décidé de rendre hommage, un auteur hors du temps et hors des modes, à l"oeuvre qui n'est pas sans évoquer celle de l'américaine Ursula K. Le Guin, un écrivain plaçant l'humain et sa destiné au centre de sa création...Au programme, donc: un récit inédit de Christian Léourier, un très long entretien carrière et une bibliographie exhaustive.Sans oublier nos rubriques de fonds et critiques habituelles, ainsi que des récits inédits signés Eric Brown, Thierry Di Rollo et Nina Kiriki Hoffman...... Et bien sûr les Razzies 2012, le Prix du pire de l'édition de l'Imaginaire."
Les yeux fermés, j'imagine les photons rebondissant entre les particules de poussière. J'imagine leurs chemins sinueux le long du dédale de surfaces vives, les pièges, les impasses, les culs-de-sac, les chausse-trappes. J'imagine Cigale qui accomplit sa rotation sous les étoiles, modifiant l'angle des rayons du soleil sur les panneaux. J'imagine les couleurs, changeantes, chatoyantes. Une nouvelle façon de voir..."
Ken Liu propose une histoire d’une richesse épatante en proposant un paradigme simple : offrir la possibilité à quelqu’un de voyager dans le temps une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité d’interférer, seulement de témoigner. L’auteur nous expose ainsi à des faits historiques oubliés et sordides et pose des questions morales liées au témoignage, aux actes barbares et à l’effacement de l’Histoire. Splendide, glaçant, brillant. Le meilleur titre de la collection Une Heure-Lumière.
Dans son registre, celui de l'investigation, Ruth Law est la meilleure. D'abord parce qu'elle est une femme, et que dans ce genre de boulot, on se méfie peu des femmes. Parce qu'elle ne lâche rien, non plus, ne laisse aucune place au hasard. Enfin, parce qu'elle est augmentée. De manière extrême et totalement illégale. Et tant pis pour sa santé, dont elle se moque dans les grandes largeurs, condamnée qu'elle est à se faire manipuler par son Régulateur, ce truc en elle qui gère l'ensemble de ses émotions, filtre ce qu'elle éprouve, lui assure des idées claires en toutes circonstances. Et surtout lui évite de trop penser. A son ancienne vie... Celle d'avant le drame... Et quand la mère d'une jeune femme massacrée, énucléée, la contacte afin de relancer une enquête au point mort, Ruth sent confusément que c'est peut-être là l'occasion de tout remettre à plat. Repartir à zéro. Mais il faudra pour cela payer le prix. Le prix de la vérité libérée de tout filtre, tout artifice. Tout regard...
Il y a Simon Wright, dit le Cerveau, ce qu'il est, littéralement, et dans un bocal de sérum : un scientifique exceptionnel. Et puis Grag, la montagne de fer indestructible dotée d'outils intégrés étonnants. Sans oublier Otho, l'androïde synthétique, spécialiste du combat rapproché, de l'infiltration et du camouflage. Ils sont les Futuristes, la plus stupéfiante association qui puisse s'imaginer. Et enfin il y a celui qu'ils ont élevé, celui qu'ils ont juré de protéger, celui qui est devenu leur leader : Curt Newton, le géant roux, le sorcier de la science doté d'un esprit hors normes, infatigable justicier connu des peuples du Système solaire sous le nom de capitaine Futur. Tous quatre veillent sur les neuf mondes et au-delà, attentifs, depuis leur base lunaire à l'emplacement secret. Or UI Quorn, génie renégat dévoré par la haine, s'est lancé sur les traces d'un savoir antédiluvien, un secret qu'il entend bien percer afin d'étendre son ombre funeste sur l'ensemble des mondes du Système. Ainsi lui faut-il mettre la main sur sept joyaux fabuleux, sept clés susceptibles de lui ouvrir les portes d'un pouvoir sans égal. A moins que ne se dressent fasse à lui le capitaine Futur et ses Futuristes, comme un ultime recours...
Après la jungle et le désert, les survivants découvrent une forêt tropicale aux arbres immenses. Mais cette forêt à l'apparence idyllique recèle de nouveaux prédateurs, de terribles secrets... et d'autres êtres humains ! De jeunes musiciens dont l'avion s'est également écrasé, il y a plus de cinquante ans. Pourtant, les adolescents paraissent avoir le même âge qu'à leur arrivée dans cette forêt, en 1965. Que s'est-il passé ? Pour s'échapper et sauver leurs nouveaux compagnons, nos héros vont devoir entamer une affolante course contre le temps. Qui sortira indemne de ce nouveau projet ?
A Kingdom Come, bourgade du sud des Etats-Unis, la vie suit son cours, paisible. Thomas, unique entrepreneur de la ville, doit s'occuper de ses trois frères, reliés par les os du crâne, contraints de partager le même énorme cerveau. Mais d'étranges fantômes sortis du bayou - ou de son imagination - viennent le hanter. Ceux de son père qui s'est suicidé et de sa mère mystérieusement disparue ; celui d'un enfant de six ans qu'il a jadis retrouvé mort au c?ur du marais ; et l'âme de sa grand-mère, clouée par une faucille au toit de l'école, il y a bien longtemps. Thomas devra affronter ce lourd passé et, si possible, en percer les mystères afin que Kingdom Come retrouve sa sérénité. La plume brillante de Tom Piccirilli dresse le portrait d'une Amérique effrayante, burlesque et ensorcelante qui évoque celle d'Harry Crews ou le Twin Peaks de David Lynch.
Abnett Dan ; Brouet Grégory ; Drouet Julien ; De M
Résumé : Sous la plume de Dan Abnett, en se focalisant sur ses personnages des Fantômes de Gaunt si populaires, ce livre d'historique illustré met à l'honneur une fabuleuse série romanesque incontournable pour les fans de science-fiction militaire ou de Warhammer 40, 000.
Lorsque Bill Masen se réveille dans son lit d'hôpital, après une semaine passée les yeux bandés, il pense avoir manqué le spectacle du siècle : une pluie d'éclats de comète qui a illuminé le ciel d'éclairs verdâtres. Il ne le sait pas encore mais son destin et celui de la planète entière viennent de basculer. En effet, si les bandages de Bill l'ont sauvé d'une cécité définitive, la quasi-totalité de l'humanité est devenue aveugle. De petits groupes tentent de s'organiser pour survivre mais c'est compter sans les triffides, ces mystérieuses plantes capables de se déplacer et qui semble bien décidées à profiter de la faiblesse des humains survivants pour les anéantir... Chef-d'?uvre de la science-fiction post-apocalyptique, Le jour des triffides a été adapté au cinéma sous le titre La révolte des triffides.