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Commerce, argent, pouvoir. L'impossible avènement d'un capitalisme en Chine, XVIe-XIXe siècle
Gipouloux François
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271137043
Le dynamisme de l'économie chinoise depuis la fin des années 1970 et sa position centrale dans les échanges mondiaux invitent à revisiter une période cruciale, celle de la fin de l'époque impériale (XVIe-XIXe siècle). Au cours de ces trois siècles, la Chine, dont l'économie est pourtant très avancée et florissante, voit se creuser l'écart avec les pays de l'Europe du Nord. Pourquoi ? De multiples explications ont été données de cette longue divergence. Peu de place a pourtant été accordée aux véritables acteurs et aux modalités concrètes de fonctionnement des marchés. C'est cette carence que ce livre entend combler, en donnant la parole aux textes, et en suivant le parcours de trois personnages centraux : le bailleur de fonds, l'intermédiaire, et l'entrepreneur commercial. Réinterroger l'origine de la puissance chinoise, c'est aussi en discerner les lignes de fractures, les points de rupture, les faiblesses. Si la période impériale tardive voit la multiplication de riches marchands, l'entrepreneur capitaliste est absent du paysage. Le capital, fragmenté, n'est pas aisément mobilisable : il est périodiquement détruit ou thésaurisé. A contre-courant de bien des idées reçues sur la prospérité chinoise, cet ouvrage esquisse un audacieux parallèle entre la Chine d'hier et celle d'aujourd'hui. On comprend ainsi que la richesse vient souvent des connivences avec le pouvoir politique, et non pas d'institutions facilitant l'alchimie secrète qui transforme l'épargne en capital.
Résumé : La Chine n'a pas fini de surprendre. Elle a plus changé au cours de vingt années de réforme qu'en trois décennies de socialisme orthodoxe, et depuis son accession à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, le mouvement s'est emballé : les Chinois travaillent, échangent avec le reste du monde, et s'enrichissent. Face à leur entrée fracassante au premier rang du jeu économique mondial, le monde développé hésite entre crainte et contentement, scepticisme et fantasmes. Bien des inconnues restent à lever, mais une approche raisonnée est déjà possible. Ce livre la propose. Nourri de discussions approfondies avec chercheurs et acteurs économiques chinois, il offre un riche bilan d'étape et saisit les points forts comme les lignes de fractures. Tourné vers l'avenir, il affronte les questions essentielles : l'impressionnante croissance de la Chine, amplifiée par sa démographie, la hissera-t-elle au premier rang mondial sous deux, trois ou quatre décennies ? La coexistence d'une économie en pleine effervescence et d'un système politique particulièrement rigide est-elle viable à long terme ? La Chine reparcourt-elle le chemin des petits dragons d'Asie au moment de leur décollage (1967-1982), celui du japon de la haute croissance (1953-1973), ou bien n'est-il de comparaison possible qu'avec les bouleversements apportés par les États-Unis au début du XX° siècle ? Sans concession aux spéculations et jeux de l'esprit, très solidement informé, ce livre apporte un éclairage indispensable sur les enjeux de cette montée en puissance de la Chine, sur son affirmation comme rival stratégique des États-Unis et sur la modification en profondeur des relations économiques internationales qui peut en résulter.
Résumé : La Méditerranée au XIVe siècle, un modèle pour comprendre l'Asie de l'Est du XXIe siècle ? C'est la thèse de François Gipouloux dans cette somme ambitieuse. La "Méditerranée asiatique", qui s'étend de Vladivostok à Singapour en passant par la mer Jaune et la mer des Célèbes, est l'un des grands poumons de l'économie mondiale. Un espace maritime bordé de métropoles portuaires, de pôles industriels et de places financières, caractérisé par l'autonomie des centres urbains. L'Asie de l'Est, et en particulier la Chine, bascule lentement de son assise continentale, collectiviste et autarcique, vers l'Asie maritime, ouverte et commerçante. Elle réactive ainsi une tradition éteinte depuis la fin des grandes expéditions qui, au début du XVe siècle, avaient conduit les flottes chinoises sur les côtes de l'Afrique orientale. Une étude fondamentale, dans la tradition des grands travaux de Fernand Braudel.
Une histoire économique de l'Asie orientale.Les racines de la réussite d'économies triomphantes.Peut-on comparer l'espace asiatique avec la Méditerranée à son âge d'or ?La Méditerranée au XIVe siècle, un modèle pour comprendre l'Asie de l'Est du XXIe siècle ? C'est la thèse de François Gipouloux dans cette somme ambitieuse.La " Méditerranée asiatique ", qui s'étend de Vladivostok à Singapour en passant par la mer Jaune et la mer des Célèbes, est l'un des grands poumons de l'économie mondiale. Un espace maritime bordé de métropoles portuaires, de pôles industriels et de places financières, caractérisé par l'autonomie des centres urbains.L'Asie de l'Est, et en particulier la Chine, bascule lentement de son assise continentale, collectiviste et autarcique, vers l'Asie maritime, ouverte et commerçante. Elle réactive ainsi une tradition éteinte depuis la fin des grandes expéditions qui, au début du XVe siècle, avaient conduit les flottes chinoises sur les côtes de l'Afrique orientale. Une étude fondamentale, dans la tradition des grands travaux de Fernand Braudel." Ce livre inscrit l'Asie de ce début du XXIe siècle dansdes temporalités croisées entre micro-histoire et Histoire. "Le Monde
Delissen Alain ; Gipouloux François ; Markovits Cl
Résumé : Au seuil du XXIe siècle, alors que la " crise asiatique " inquiète le monde, l'attention de l'Occident se porte sur les pays de l'Asie orientale qui, jadis acteurs ou victimes de l'Histoire, se sont depuis longtemps libérés du joug colonial en recouvrant leur indépendance (Asie du Sud-Est, Inde), même si celle-ci fut parfois acquise - cas de la Corée - au prix d'une partition du pays, ou - cas de la Chine - par le rétablissement de la souveraineté nationale, sous l'emprise du communisme. Pour mieux comprendre les orientations qui détermineront la place de chacun de ces pays sur l'échiquier mondial, un regard en amont de leur histoire se révèle indispensable. Les auteurs du présent volume se sont efforcés, tout en suivant les grandes lignes de l'histoire politique, socio-économique et culturelle de l'Asie orientale et méridionale, et sans viser à l'exhaustivité, d'analyser les forces motrices de cette histoire, d'esquisser des rapprochements et de chercher une réponse à des interrogations multiples. Diversité des approches méthodologiques, différences d'accentuation, efforts de synthèse des acquis et des tendances récentes de la recherche : le lecteur curieux trouvera dans cette Histoire de l'Asie orientale et méridionale, par le biais de nouveaux éclairages thématiques et des thèmes transversaux, un vaste champ d'enquêtes et de réflexions, une pluralité de perspectives, de repères synchroniques et diachroniques de nature à l'instruire sur les dynamismes d'une région dont l'évolution future ne laissera, sans nul doute, d'influencer, non seulement les pays voisins, mais aussi l'Occident tout entier.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.