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Les petites vertus
Ginzburg Natalia ; Salem Adriana-R ; Sofri Adriano
YPSILON
16,00 €
Épuisé
EAN :9782356541017
Publié en 1962, Le piccole virtù est un livre charnière dans l'oeuvre de Natalia Ginzburg. Connue pour ses romans, dans ce premier livre d'essais, Natalia Ginzburg - dont l'écriture est essentiellement attachée aux faits, aux gestes, aux voix et aux cadences - reste fidèle à elle-même : la recherche de l'essentiel est toujours concrète, toujours incarnée, les expériences morales prennent un sens physique - elle reste dans la narration qu'il s'agisse d'énoncer une pensée générale ou un jugement sur l'existence. Les petites vertus, ces onze textes (dont l'année et le lieu d'écriture sont si importants) entre autobiographie et essai, donnent à voir et à entendre, voix, figures, et paysages du siècle passé, à sentir et à penser une manière de vivre et un être au monde qui font partie de notre histoire. Parmi les chapitres de cet ouvrage, il faut remarquer tout particulièrement "Portrait d'un ami" (Rome, 1957), qui est la plus belle chose qui ait été écrite sur Cesare Pavese. Et aussi, les pages écrites immédiatement après la guerre, qui expriment avec une force brûlante le sens de l'expérience d'années terribles (en gardant, comme dans "Les souliers éculées" (Rome, 1945), un sens presque miraculeux du comique). Les souvenirs de l'exil, dans "Un hiver dans les Abruzzes" (Rome, 1944), côtoient les réflexions sur "Mon métier" (Turin, 1949). Enfin, dans "Silence" (Turin, 1951) et "Les petites vertus" (Londres, 1960), on trouve une Natalia Ginzburg moraliste dont la participation aiguë aux maux du siècle (passé) semble prendre naissance dans une sorte de empathie intime. "Outre une leçon de vie, c'est une leçon de littérature que nous pouvons tirer de la simplicité de ces pages". Italo Calvino.
Ginzburg Natalia ; Darrieussecq Marie ; Piroué Geo
Revue de presse Hommage magnifique d’une romancière à une autre, Marie Darrieussecq salue le don d’observation de Natalia Ginzburg, qui éclate impitoyable et lucide à chaque ligne.
Résumé : Ippolito tapait à la machine les mémoires que leur père dictait en se réjouissant du bon tour qu'il jouait au roi, à Mussolini et aux " crapules " fascistes. Concettina ne cessait de changer de fiancé, et Giustino disait à Anna qu'elle était trop laide pour pouvoir songer à se marier. Tous les quatre épiaient leurs jeunes voisins de derrière la haie. Ils recevaient de grandes boîtes de chocolats d'un ami de leur père, Cenzo Rena. Et madame Maria évoquait les splendeurs du passé. Mais tout ça c'était avant. Avant d'être engloutis par les deuils, les vilénies du fascisme et le vacarme de la guerre. Avant que ces années-là ne deviennent "tous leurs hiers ".
Je pars pour l'Amérique comme on se jette à l'eau : ou je coule ou j'en sors régénéré. Giuseppe, cinquante ans, vend sa maison, quitte Rome, son entourage, et va rejoindre son frère Ferrucio aux Etats-Unis. Que va-t-il chercher là-bas, si loin, si tard ? Il l'ignore. Il dit qu'il veut vivre - vivre, tout simplement. Sa destinée singulière se dessine, peu à peu, à travers les lettres qu'il envoie ou que s'échangent des proches. Couples qui se désagrègent, petites vies de province en quête d'horizons et de lumière, êtres soudain saisis par le vide : ce roman épistolaire capte l'indicible avec des mots simples. La mort y fauche parfois le cours d'existences palpitantes et obscures. Album de famille aux nuances âpres, émouvantes, fouillées, il réveille aussi le charme profond de cette Italie en métamorphos des années 60 et 70.