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Mythe emblèmes traces. Morphologie et histoire, Edition revue et augmentée
Ginzburg Carlo ; Aymard Monique ; Paoloni Christia
VERDIER
14,00 €
Épuisé
EAN :9782864326175
Comment l'étude des procès de sorcellerie nous éclaire-t-elle sur les croyances populaires du Moyen Age? De quelle histoire se réclame l'histoire de l'art quand elle veut s'inspirer de l'oeuvre d'Aby Warburg? Comment comprendre le destin d'une formule latine ente le XVIe et le XVIIe siècle? Mais encore: l'oeuvre érotique de Titien est-elle susceptible d'une lecture iconographique? Celle de Dumézil d'une lecture politique? Et celle de Freud d'une lecture anthropologique? En six chapitres Carlo Ginzburg a révolutionné l'art de l'enquête dont il donne une interprétation décisive dans le septième des essais qui composent ce livre: "Traces". L'historien invente ainsi un nouveau paradigme pour les sciences humaines - le "paradigme indiciaire". On comprendra mieux, en lisant Ginzburg, ce que cherche l'historien et comment il le trouve. Ce que trouvent les hommes et comment ils le cherchent. "Mythes emblèmes traces", paru une première fois en français en 1989, était depuis longtemps épuisé. Cette nouvelle édition augmentée d'une postface permettra au lecteur de découvrir ou de redécouvrir, dans une version entièrement revue et mise à jour, ce classique de l'historiographie et des sciences humaines. Les éditions Verdier publient simultanément un nouveau volet des enquêtes de Carlo Ginzburg: "Le fil et les traces".
On retrouve dans ces neuf essais les thèmes de prédilection de l'auteur: le rapport entre morphologie et histoire, le statut du témoignage et de la preuve, les relations, toujours reformulées, du mot et de l'image. Ainsi que ses héros culturels: Wartburg et Gombrich, Bloch, Auerbach et Spitzer, - mais aussi Tolstoï et Proust.
Le Fromage et les vers a révélé, en 1980, Carlo Ginzburg qui présentait ainsi son travail: "le livre raconte l'histoire d'un meunier du Frioul (Italie), Domenico Scandella dit Menocchio, qui mourut brûlé sur l'ordre du Saint-Office. Les dossiers des deux procès tenus contre lui à quinze ans de distance nous livrent un riche tableau de ses pensées et de ses sentiments, de ses rêveries et de ses aspirations. Nous disposons de pages écrites par lui et d'une liste partielle de ses lectures (car il savait lire et écrire). Nous voudrions en savoir beaucoup plus, mais tout cela permet déjà de reconstruire un fragment de ce qu'on appelle communément la" culture populaire ". L'ouvrage est donc une enquête: documents, indices, traces et discours, mouvement de l'histoire. Le résultat est passionnant. Ginzburg montre la complexité d'un individu (un meunier est toujours un être assez marginal) qui s'était montré assez hérésiarque, en manipulant des croyances et en se construisant une vision du monde, voire une cosmologie personnelles." J'ai dit que tout était un chaos - expliquait Menocchio à ses juges stupéfaits - terre, eau, feu ensemble, et ce volume fit une masse, comme le fromage dans le lait et les vers y apparurent et ce furent les anges... ". La première fois, il fut relâché; au second procès, l'Inquisition le jugea dangereux. On le brûla sur le bûcher. Carlo Ginzburg nous offre dans ce livre un fragment perdu du passé, dans ce qu'il a de compréhensible, mais aussi de définitivement obscur et opaque."
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.