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Howl et autres poèmes. Edition bilingue français-anglais
Ginsberg Allen ; Cordier Robert ; Lebel Jean-Jacqu
BOURGOIS
13,20 €
Épuisé
EAN :9782267017458
Le 13 octobre 1955, Allen Ginsberg lit son long poème intitulé Howl à la Six Gallery de San Francisco. Jack Kerouac, qui assistait à cette lecture, comme la plupart de ceux qui ont eu l'occasion d'y assister, a été subjugué. Encore presque entièrement à cette date (il n'a alors jamais pu publier quoi que ce soit), Ginsberg acquiert une grande notoriété pour avoir écrit un texte exprimant le sentiment d'une génération de jeunes Américains après la dernière guerre et pour l'avoir lu avec émotion, comme une prière, une litanie ou une supplique aux accents inconnus jusque là. La publication de son premier recueil de poème sous ce titre l'année suivante dans la collection lancée par le poète Lawrence Ferlinghetti confirme ce succès. Le procès qui est intenté contre l'ouvrage en 1957 ne fait que renforcer l'engouement des lecteurs : plus de cent mille exemplaires sont vendus.La parution de Howl marque l'émergence de la Beat Generation une bonne année avant la sortie de Sur la route de Jack Kerouac. Howl est un grand poème initiatique, qui commence par la représentation visionnaire d'un nouveau genre de héros qui puise ses sources autant dans les vers de William Blake que dans la prose de Dostoïevski, un héros magnifique et pitoyable à la fois, angélique et satanique tout en même temps, un de ces pauvres hères brisés qui erre dans les bas-fonds de New York mais a des visions d'une beauté rimbaldienne. « A quatorze ans j'étais introverti, athée, communiste et juif, et je voulais encore être président des Etats-Unis. A dix-neuf ans, dépucelé, je suçais des bites et croyais à une réalité suprême; anarchiste, hipster reichien totalement apolitique, je désirais plutôt être un grand poète. A vingt-deux ans, mystique halluciné je croyais à la Cité de Dieu et voulais être un saint. A vingt-trois ans, un an plus tard, j'étais déjà délinquant, pécheur désespéré, démon de camé; je voulais atteindre le réel. A vingt-quatre, après avoir été taulard, dingo schizoïde à l'asile, j'ai couché avec des filles et fait une psychanalyse. A vingt-six ans, je suis timide, sors avec des filles, écris de la poésie, suis agent littéraire freelance et recensé comme électeur du parti démocrate; je cherche du travail. Qu'est-ce qu'on en a à foutre ? » (Allen Ginsberg- Journal 1952-1962).
Résumé : " Je suis comme Cézanne dessinant ; ou comme Kerouac avec son idée originale de croquis en prose... Je ne peux supporter l'odeur de mes mains - encre dont l'odeur à le goût métallique de peyotl - c'est cette nausée qui me hante - je ne cesse de cligner de l'?il - j'ai la tête lourde et contractée. Ce pauvre Journal, qui semblera plus tard, insignifiant, j'aimerais y faire tenir le monde entier et ses mystères si denses et si visibles. Le grand mystère est celui de l'Être. C'est une belle journée, les maisons semblent denses, miniatures " ouvertes sur " le ciel ... Arrière-cour de Paterson. Tout est plein d'activité - une abeille vient de tomber sur ma page (couverte de lignes régulières bleu ciel ou verdâtres). Il y a des mouches et des papillons. J'en ai vu un blanc tout à l'heure mais à part ça l'air est pur jusqu'au ciel " comme du cristal " - c'est de l'air véritable, de l'espace - l'espace est un solide... - la seule pensée de la semaine me fait horreur, ce monde de règles, complications, violences - manque de repos - accaparement - après tout je ne fais que regarder le monde au travers d'une vitre. "
Résumé : City Lights Books publia la version originale de Howl et autres poèmes de Allen Ginsberg à l'automne 1956. A la suite de cette publication, le recueil fut saisi par les services de douane américains et la police de San Francisco, puis rit l'objet d'un long procès au cours duquel un certain nombre de poètes et de professeurs témoignèrent devant la Cour que ce livre n'était pas obscène. Des centaines de milliers d'exemplaires ont été vendus depuis, et la présente édition (1977) contient le texte intégral, exactement conforme au manuscrit original.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.
«Jouant de tous les registres, depuis les mètres traditionnels jusqu'au poème figuré, jamais Apollinaire n'a montré dans son expression une telle audace et une telle invention.Ni dans son inspiration.Amant persuadé queLe vice n'entre pas dans les amours sublimesil chante la joie et la douleur des corps sans oublier que "le corps ne va pas sans l'âme", à la fois rêvant d'un inacessible absolu et acceptant les partages les plus dérisoires.Soldat vivant au jour le jour les misères des premières lignes, il a le courage de contempler l'insolite beauté que suscite la guerre, et de la dire.Mais dans la magnificence de l'amour comme dans l'émerveillement qu'il ressent, artilleur, sur la ligne de feu, il reste, proche de nous, l'homme qui sait sa faiblesse et le prix de l'attente : Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt.»Michel Décaudin.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Prenez des lettres, des mots, des phrases. Disposez-les sur une feuille blanche de façon que les phrases, les mots, les lettres composent des figures. Plissez les yeux, et apparaissent une montre, une cravate, un jet d'eau. Associés l'un à l'autre, le dessin et l'écriture créent une forme neuve et intrigante. Et si la guerre de 14-18 accable le monde, dans le même temps, l'esprit nouveau surgit et souffle sur la poésie avec enthousiasme. Le poète-soldat Guillaume Apollinaire, de la pointe de sa plume-pinceau, ouvre des horizons: du jamais vu et du jamais lu. L'accompagnement pédagogique fait l'historique du calligramme, depuis les idéogrammes chinois jusqu'à la poésie contemporaine, en passant par les Djinns de Victor Hugo. Privilégiant cette forme singulière, le commentaire propose de nombreux exercices d'écriture, invitant à réinterpréter les poèmes d'Apollinaire. Par ailleurs, le contexte historique est précisément mis en relation avec la construction du recueil.