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Phèdre et l'inconscient poétique
Gillibert Jean
L'HARMATTAN
11,50 €
Épuisé
EAN :9782747516501
Cette étude qui suit le déroulement scénique acte par acte, n'obéit pas a un principe de lecture interprétative en vue d'une mise en scène. Elle tente d'éclairer la mise en œuvre d'une poésie dramatique, fabuleuse et transparente à la fois, où les notions de théâtre dit classique, d'alexandrins et de rimes perdent leur ordre et leur raison de langue ; elle ensable l'institution Racine car les stratégies du poète ne peuvent réduire les dimensions sacrificielle et cosmique de cette tragédie de la mort lente. L'unité de danger transcende les autres unités formelles. La mort une fois morte, il y a encore à mourir. Phèdre de Racine détient le long silence qui suivra son apparition. L'avatar historique et légendaire d'une quête mythique et convenue, ne peut dissimuler - et au contraire l'exalte - le jansénisme de la grâce insuffisante de la vérité de l'existence mélancolique. Le mot soleil n'y est prononcé ni entendu comme dans Claudel : il y est tout de suite voilé et la voix s'étrangle à l'invoquer ou à la maudire.
Le petit Jean n'a ni père ni mère. Élevé par une vieille femme illettrée qui possède le don d'apprivoiser les mots sauvages (elle gagne sa vie en faisant le ménage dans une maison de retraite où les acteurs sur le retour s'en viennent finir leur drôle de vie), le gamin apprend tôt à déchiffrer le dur secret des apparences, les mensonges qui se donnent pour vérité, le faux silence des morts qui tiennent, en douce, compagnie aux vivants.On est quelque part en France, dans un petit village de l'entre-deux-guerres où l'histoire ne se laisse pas oublier. Défaite, exode, humiliation : le jeu des grandes personnes n'annonce décidément rien de bon. La vieille nourrice par bonheur enseigne à l'enfant à lire dans tout cela mieux que dans aucun livre : il suffit d'apprendre à voir clair dans la nuit.Moins un roman qu'une suite d'épisodes violemment mis en scène, ce récit qu'on devine largement autobiographique ne s'embarrasse pas des facilités ordinaires, pressé qu'il est d'aller à l'essentiel, de poser la question centrale : pourquoi devons-nous payer sans cesse le droit qui nous a été donné de naître ? Avec ce corollaire, lui aussi en forme de tourment : à qui et de quoi sommes-nous donc tant redevables ?
Si "la mort est toujours à vif", dans toute vie humaine, c'est qu'il n'y a pas de vie sans mort et sans cette transmission. C'est peut-être la seule métaphore réelle et non une seule opposition. Le langage de la poésie y devient l'âme du monde, mais peut-être, de nos jours, au terme d'une civilisation qui s'absente, par-delà la fragilité de l'existence individuelle...
Ces Jean jusqu'à Jean Nouveau, dans la suite de Jean Sans Terre - leur déploiement dans une époque dite d'après-guerre, d'après 40 surtout. Cette époque est mise en alarme à travers des personnages, des rencontres. Pour Jean, de père et mère introuvables ou trouvés - désastreux. Jean ne parle donc pas toujours de lui - car lui, c'est les autres. Il eût fallu un roman qui distance le présent du passé. L'auteur n'en voulait pas, car il n'en pouvait pas. Peut-être y a-t-il un lecteur pour le rejoindre et l'aimer : si la vie ment, l'écriture peut dire vrai dans ses sommations de récit, puisqu'elle va jusqu'à la vie de la mort. Jean Gillibert nous offre, avec Exils, une suite somptueuse, tendre, grave, ironique. Poète, homme de théâtre reconnu et fit traducteur estimé, il est, avec ce texte, un grand prosateur.
L'auteur a voulu, dans cet essai, rendre compte des difficultés sémiologiques, sémantiques, voire ontologiques, qu'a posées l'irruption de la notion de schizophrénie à la fin du XIXe siècle et dont nous portons encore l'héritage. Il a voulu rappeler que schize, inconscient et psychanalyse sont historiquement et existentiellement liés, même si Freud pensait que les schizophrénies étaient hors d'atteinte par la thérapeutique de la psychanalyse. C'est parce que nous avons oublié la disruption de sens - tout sens est disruptif - qu'a été cette entrée de la schize (coupure, clivage, Spaltung) dans le domaine de " psyché " que la violence nouvelle du sens ancien de la séparation risque à nouveau de nous échapper. Nous lui avons préféré la réassurance - jusqu'au dogmatisme - des distributions épistémologiques de discours. L'autisme accompagnait la schize et peut-être la fondait, c'est ce que pensait Bleuler. Le narcissisme de Freud reprenait cette ambiguïté sans pouvoir fonder et non plus déterminer - mais cela était-il possible ? - l'originaire pulsionnel narcissique sur le principe fonctionnel d'exclusion - le négativisme vis-à-vis d'autrui - ou sur le principe indéterminé de l'extériorité, fût-elle le " naturel " ou le divin. Peut-être les deux : d'où ce thème du dialogue avec une clinique sous-jacente mais très présente et avec une issue thérapeutique possible. Ici, la maladie psychique n'est pas niée, comme ont tendance à le faire les " modernes ". Les schizophrénies ne sont ni des " n'importe quoi " relationnels, ni des délits d'épistémé. Cette attitude dialogale face à la clinique de ce qui se montre, se vit, se voit, se sait, se tait, relève d'une anthropologie psychanalytique.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.