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Les Cahiers de la Justice N° 3/2020 : Avocat : un métier en transition
Gillet Jean-Louis
DALLOZ
43,00 €
Épuisé
EAN :9782247199907
Dans un monde plongé dans la violence, où nul ne reconnaît l'autre sauf comme son ennemi, la rencontre avec le visage est salutaire. Elle permet de nous reconnaître comme semblable. Y compris dans notre vulnérabilité car le visage est la partie la plus exposée aux violences. Le visage, si l'on en croît Emmanuel Levinas, n'est pas seulement fait de chair mais est un condensé de notre humanité commune. Quand les hommes cherchent à sortir de la violence, ils doivent nécessairement se parler, se rencontrer, se voir. Dans les affaires de terrorisme, un nuage d'insécurité plane sur cette rencontre. Nous connaissions les cagoules de l'escorte, les témoignages anonymes des policiers et l'usage fréquent de la visioconférence. La communication est froide, désincarnée quand on n'a plus en face de soi qu'un écran sans présence ou une voix sans locuteur. Avec la généralisation du masque imposé aux audiences par la pandémie de la COVID-19, un pas de plus est franchi. Jamais dans l'histoire de la justice, nous n'avions connu des juges masqués. Tous les acteurs avocats, accusés, témoins - disparaissent presque totalement. Plus aucune expression ne devient lisible derrière ces visages en tissus. Le champ de l'émotion - si important aux assises - ne transparaît que par la voix et les gestes (notamment des avocats cf. la photographie ci-dessus). Chacun cherche, malgré la contrainte, un autre registre d'expression. Le masque nourrit la pantomime et exalte le secret. On se devine du geste, on se guide au ton de la voix. La relation a autrui est fonctionnalisée, désincarnée, aseptisée. Le contact avec l'écran ajouté au port du masque décontextualise la comparution en justice. La qualité de la coprésence inhérente à l'oralité est lourdement affectée comme l'ont déploré les avocats à l'audience du procès des attentats de janvier 2015. Que reste-il ? Le regard, la voix, les gestes. Il faut se concentrer sur ces points pour compenser l'absence du visage. Ce qui suppose d'ajuster notre regard comme une lentille sur ces zones d'émergence afin de deviner qui parle. Et ainsi comprendre ce que cache le masque et ne disent pas les lèvres. C'est donc le son de la voix, l'impact du regard, l'inclinaison du visage, la position des mains mais aussi la vêture qui seront le seul guide. Le masque rend ainsi visible ce qui nous est propre et que nous voulons montrer, qu'il s'agisse d'un voile noir, d'un dessin, d'un pin's. Chacun affirme ainsi son éthos. Il faudrait inventer une sémiotique de l'audience sans visage. Une analyse de la face c'est-à-dire de l'image que chacun veut donner de soi en se présentant à la barre pourrait éclairer une scène judiciaire aussi étrange.
La revue trimestrielle de l'ENM ! Dans nos sociétés pluralistes, le juge s'ouvre à des cultures juridiques différentes de la sienne. Tout en travaillant lui-même à l'intersection des normes plurielles, il a de plus en plus recours à des expertises culturelles. C'est à ces questions nourries de nombreux exemples que se consacre ce dossier des Cahiers de la justice coordonné par Fabrice Hourquebie. On notera aussi dans les rubriques l'évocation de la figure du magistrat Robert Falco (juge à Nuremberg) et une analyse de la question très actuelle de la visio-conférence à l'heure de la Covid 19
La revue emblématique éditée par l'Ecole de la magistrature et les éditions Dalloz. Alors que le positivisme juridique comme le légicentrisme tendent à réduire l'acte de juger à une pratique relevant d'une automaticité, alors que les disciples zélés de l'Intelligence artificielle proclament la fin des biais cognitifs par congédiement progressif du juge de chair, les valeurs, mot tabou, qu'elles irriguent les lois sans le dire, qu'elles circulent dans la société comme un bien que l'on ne questionne pas ou au contraire comme un bien à révéler, qu'elles procèdent de grands principes fondateurs ou émergent de l'art de l'interprétation qui se doit de régler les conflits de texte, sont partout présentes comme une source nécessaire de compréhension, d'orientation, de décision. Des approches théoriques et des approches pratiques (M. ZAVARO, JB JACOB, B. MAZABRAUD, JP. PIERRON, F. HOURQUEBIE, C. SOULARD), des réflexions abstraites (philosophie, théories universitaires) et des témoignages professionnels de magistrats et d'enseignants (O. BARRAL, C. ROBIN, A. VANRUYMBECKE, C. MIANSONI), comme l'apport singulier et nécessaire de la fiction (C. CAMELIN, M. FLORES-LONJOU et N. THIERON), participent à cette quête d'identification des valeurs en acte ; que celles-ci soient légalisées, en voie de légalisation ou étrangère à la loi mais cependant normatives comme elle et de portée tangible, les valeurs sont des outils et des horizons qui font corps avec un droit vivant auquel elles apportent résonance et richesse.
Depuis le Moyen Age, les images de la justice fascinent l'opinion, qu'il s'agisse de la représentation du crime comme du châtiment. Au Moyen Age les représentations sont essentiellement focalisées sur les supplices subis par les saints et le Christ ont un enseignement moral et religieux. A partir du XIXe siècle, dessinateurs, graveurs, peintres, caricaturistes ont donné à voir, chacun à leur manière, des scènes d'exécution. Sous leurs pinceaux, leurs ciseaux ou leurs crayons, le châtiment extrême suscite souvent un rire de dénonciation. Mais il s'agit aussi d'assurer en France la promotion de la guillotine ou aux Etats-Unis de la chaise électrique. Partisans de la peine de mort comme abolitionnistes ont contribué à un imaginaire de la peur. Quant elle s'attache au procès lui -même, l'image accompagne le récit de crime monté en intrigue et devenu rapidement une "affaire" . Différentes images, fixes et mobiles, réinventent le procès et déplaisent au censeur car elles dénoncent ses acteurs plus rapidement et frontalement que l'écrit. Car l'image bien plus que le texte suscite l'inquiétude du censeur. L'histoire de l'affiche, de la BD et du cinéma offre de nombreux exemples de censure parfois avant publication. A l'aube du XXIème siècle, l'interdiction de filmer le procès (en France depuis 1954) contraste avec la multiplication croissante des images produites dans le procès (photos des scènes de crime, films des auditions, images de vidéosurveillance...). Comment comprendre ce paradoxe qui met la justice face au défi de l'image ? Ne faut-il pas lever cet interdit afin de donner à voir l'acte de justice, de le sortir de sa méconnaissance dans l'opinion et de conférer à l'institution judiciaire sa place légitime sur la scène de la démocratie ?
Emmanuel Macron aime les mots. Toutes sortes de mots. Les mots courants comme les mots rares, les mots politiques et les philosophiques, les techniques et les littéraires, les rassurants et les provocants... Avec plus de cinq cent cinquante citations, ce petit dictionnaire des Mots de Macron permettra à chacun de se faire une idée plus précise du plus atypique et imprévu de nos Présidents. De mieux connaître aujourd'hui ses convictions, ses obsessions, ses ambitions. D'apprécier demain ses réalisations, ses rétractations, ses contradictions.
A quoi sert le droit ? Quelles problématiques émergent, dès lors que l’on tente de régir la vie humaine au travers de lois ? C’est au travers de récits – de la fable à la science fiction, en passant par la dystopie – que l’auteur veut susciter le débat et enrichir la réflexion. Parfait pour les amoureux du droit !
Résumé : - Comment lire et comprendre une décision de justice ? - Qu'est-ce qu'une fiche de jurisprudence ? - Où trouver de la documentation juridique ? - Comment réussir son commentaire de texte ? Son cas pratique ? Vous trouverez toutes les réponses à ces questions, et plus encore, dans cet ouvrage destiné à l'étudiant en droit, non seulement débutant, mais aussi en fin d'études, afin qu'il ne se laisse pas dépasser par le rythme universitaire, qu'il acquière de solides méthodes de travail et qu'il puisse répondre aux attentes de ses enseignants. Pour tous les exercices propres aux études juridiques - dissertation, commentaire d'arrêt, cas pratiques, exposé oral, note de synthèse, etc. - il est donné des explications détaillées comprenant la marche à suivre, des conseils pratiques, des plans et des exemples concrets. L'ouvrage guide également l'étudiant dans son travail personnel pour lui apprendre à s'organiser et à rentabiliser ses efforts : il lui explique comment apprendre et retenir les cours, faire des recherches, classer les documents, construire un plan et se présenter devant l'examinateur.