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MONSIEUR MORPHEE
GILBERT-LECOMTE ROGE
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844854407
Chacun connaît dans son entourage des ivrognes invétérés et excessifs, fulgurants de santé et dix fois centenaires." Que l'on ne s'y trompe pas. Pas d'hypocrisie, direct et sans détours, voilà un texte qui fait l'apologie de la drogue et pas de n'importe laquelle: l'héroïne. Voici l'expérience authentique d'un homme d'une sensibilité extrême et dont l'amour de la drogue l'aura conduit à la mort. Et pas de n'importe quelle manière: Roger Gilbert-Lecomte est mort du tétanos, avec sa seringue. Il est mort noyé dans les affres et les illuminations. L'auteur réclame haut et fort non l'hyperacuité que procure la drogue mais purement et simplement le changement d'état qu'elle autorise. La subversion bat son plein et dénigre au passage "les gens d'humeur égale", le français moyen. À la fois pamphlet et apologie, ce texte fulgurant est une oeuvre rare d'un auteur qui comme Rimbaud refusait d'être une "main à plume". Un texte hallucinant et hallucinatoire.
Résumé : Le Grand Jeu et ses principaux animateurs sont entrés aujourd'hui dans l'histoire littéraire et dans la légende. La correspondance de Roger Gilbert-Lecomte adressée à René Daumal, Roger Vailland, Pierre Minet, René Maublanc, Vera Milanova et le docteur Jean Puyaubert nous fait connaître au naturel ces lycéens des années 1923-1926 qui révolutionnaient les nuits rémoises, avant de connaître, au bout d'aventures spirituelles divergentes, des destins remarquables. On découvre aussi la vie tragique de Roger Gilbert-Lecomte, marquée par la drogue et par une rigoureuse négation du monde.
Résumé : Telle qu'elle nous est parvenue, composée de fragments accolés sans ordre apparent, de notes éparses et de projets simplement énoncés, l'ouvre de Roger Gilbert-Lecomte manque de la structure rigoureuse qui devait en constituer le fondement, et, dans une certaine mesure, se réduit à des miettes. Mais on pourrait lui appliquer ce que Friedrich Schlegel disait des Fragments de Novalis : "Poussière, oui ! Mais poussière de diamants !"Ecartelé par les contradictions de son existence tourmentée, conscient du gouffre creusé par le langage entre sa vision du monde et l'expression écrite qu'il lui fallait en donner, Roger Gilbert-Lecomte a gravi jusqu'au sommet ce calvaire qu'est l'exigence innée d'absolu.
Ce regroupement de l'oeuvre poétique de Roger Gilbert-Lecomte est articulé en deux parties. Une première rassemble les recueils publiés du vivant de l'auteur : La Vie l'Amour la Mort le Vide et le Vent (1933) et Le Miroir noir (1937). La deuxième partie présente les textes retrouvés ou publiés après la mort de l'auteur : les premiers poèmes , les poèmes à résonance "simpliste" ou "humoristique", les fantaisies littéraires, puis les poèmes plus élaborés, enfin les fragments d'un roman poétique dont le héros s'appelle Tic Lapeur.
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.
Si les Européens veulent avoir un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une république européenne. Ils se donneraient par là le moyen de prendre en main leur destin commun." Jean François Billeter.
La Chine est de plus en plus présente dans le monde, mais elle en est en même temps comme absente. Nous n'entendons pas sa voix. Jean François Billeter