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The End
Gilard Florence
ESPERLUETE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782359841831
Je me souviens de ta main qui traçait des lignes à la craie sur les tissus. De ton trait de coupe, tu délimitais des territoires entiers, qui portaient les noms de crêpe de Chine, bourrette de soie, panne de velours, lin, coton suisse, tweed, toile, gabardine, flanelle, étamine de laine... Entre souvenir d'enfance et malentendus liés à la langue, Florence Gilard esquisse à petites touches sa relation à sa grand-mère. Elle décrit les gestes sûrs de la couturière qu'elle était, les jeux d'enfants, les mercredis passés chez elle et la difficulté de se séparer. Reprenant à son compte les gestes consistant à assembler et coudre ensemble les morceaux de tissus, elle compose un récit, fait de pièces qui ne semblaient pourtant pas tenir ensemble. Malentendus ou incompréhensions langagières, des petites phrases énigmatiques ou confuses pouvaient alors donner lieu à des représentations erronées, décalées, émaillées de drôleries. L'étrange : The end, te and, the hand... devient le point de départ de son récit. Qu'est-ce que ces mots anglais entrés dans l'univers de l'en-fance grâce aux cow-boys dans les films de western peuvent bien avoir à voir avec les Américains venus libérer la France il y a si longtemps ? La naïveté d'alors fait place à un regard amusé et tendre sur ce qui se transmet à travers le récit familial. Dans cet objet hybride, graphique et poétique, l'autrice suggère plus qu'elle ne démontre. Elle nous offre un regard sensible et intime sur le temps qui passe, la nostalgie de l'enfance, la fin de vie, la tendresse qui lie les générations d'une même famille et savoir dire au revoir tout en gardant précieusement ses sou-venirs. Florence Gilard utilise plusieurs techniques graphiques pour recréer cette toile de souvenirs et de nostalgie de l'enfance. Dessins aux crayons de couleurs, anciennes photographies, fil cousu dans la page se mêlent pour dérouler le fil de cette histoire intime.
Saviez-vous que l'histoire d'amour d'Abélard et Héloïse et leur tombeau au Père Lachaise est une invention du XIXe siècle ? Le XIXe siècle a inventé Héloïse et Abélard. Le moyen âge est alors l'objet de tous les fantasmes de violence et de toutes les réinterprétations passionnées. Les amants maudits n'y échappent pas : historiens français, philologues allemands, peintres, voyageurs étrangers, écrivains et traducteurs font de ces deux grands intellectuels des amants malheureux et persécutés. Ils furent pourtant des théologiens importants et les fondateurs, l'un et l'autre, de communautés religieuses. Ce livre richement illustré revient sur cette métamorphose qui culmine avec la création de leur tombeau au cimetière du Père Lachaise, lieu de pèlerinage sentimental pour les amoureux.
Rrose Sélavy est une revue artistique et thématique à parution aléatoire. Le projet de cette revue est de mettre en lumière des artistes contemporains et de créer un objet imprimé constitué de productions originales et de qualité, tant littéraires que graphiques.
Alors que la peinture de l'époque victorienne jouit depuis quelques années d'un regain d'intérêt dans la recherche et dans les musées, cet ouvrage cerne les contours du renouveau de l'Antiquité dans la peinture britannique de la seconde moitié du XIXe siècle. Les sujets antiques et les formes inspirées de l'art de la Grèce reviennent à la mode dans des oeuvres situées à la croisée de l'esthétisme, du néo-classicisme et du symbolisme européen. L'intérêt pour les "formes classiques" associe des peintres tels que Burne-Jones, Leighton, Alma-Tadema, Moore, Waterhouse, De Morgan ou Whistler, qui vouent un culte à la beauté et dépeignent des corps sensuels, mais aussi troublants, représentés dans des décors antiques à la fois réinventés et documentés. Anne-Florence Gillard-Estrada aborde l'ensemble des sujets traités et représentés : visions idéales et esthétisantes, nu académique, sujets mythologiques et littéraires et scènes de la vie quotidienne. Le corps y reflète une tension entre les discours théoriques visant à l'idéaliser et son potentiel fantasmatique, tension qui se retrouve dès la réception critique contemporaine.
Rose Sélavay est une revue artistique et thématique à parution aléatoire. Le projet de cette revue est de mettre en lumière des artistes contemporains et de créer un objet imprimé constitué de productions originales et de qualité, tant littéraires que graphiques.
Dos crawlé, brasse coulée, nage papillon, plonger, apprendre à nager, sauter, couler, boire la tasse, remonter, reprendre son souffle, trouver sa vitesse de croisière, garder la tête hors de l'eau... A la piscine, c'est un peu comme dans la vie : on commence tous par se jeter à l'eau. C'est une longue piscine qui se déroule sous nos yeux, de la petite à la grande profondeur. Du nageur assuré à l'apprenti plongeur, ils sont tous là pour nager, chacun à sa manière. Le livre se déploie en accordéon : on commence par les petits, l'eau se fait découverte, crainte ou victoire. Puis vient l'assurance, le jeu, les premiers exploits. Enfin, les nageurs confirmés se lancent dans des séries de longueurs, parfois de manière hypnotique... En famille, entre amis, avec l'école, la piscine devient lieu de retrouvailles. Alors que papillonnent sous nos yeux plus de 150 nageurs, Geneviève Casterman nous plonge dans ses pensées, celles qui flottent à la surface de sa tête au cours d'une séance de longueurs. Car nager ne l'empêche pas d'observer ses voisins de couloir : leur attitude ou leurs postures, comme si la piscine se transformait en gigantesque laboratoire de l'humanité... Le dessin de Geneviève Casterman, entre ligne claire et dessin de croquis, foisonne de détails qui font sourire par leur justesse. Un regard qu'elle pose avec tendresse et humour, à mettre entre toutes les mains !
Un manuel de dessin reposant sur le principe de la déclinaison. Il comporte dix listes de 100 esquisses de dessins auxquelles viennent s'ajouter des compositions d'artistes contemporains et d'enfants, des mots et des objets. L'artiste en herbe peut alors se livrer à une grande variété de combinaisons.