Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La dernière fois que j'ai rencontré Dieu
Giesbert Franz-Olivier
GALLIMARD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782072828027
«Autant vous prévenir tout de suite : ceci n'est pas un ouvrage de théologie. Si c'est ce que vous attendez, débarrassez-vous-en sans tarder. J'ai un grand respect pour elle mais, à haute dose, il me semble qu'elle peut tuer la foi. Or, mon sujet, c'est précisément la foi. La foi du charbonnier, celle qui vous donne un sourire stupide du lever au coucher, celle qui vous porte vers les autres, les fleurs, les enfants, les bêtes, celle qui ne s'apprend pas dans les livres. L'existence de Dieu ne se prouve pas, elle ne se prouvera jamais. Elle se sent. Dieu est une chose trop importante pour être confiée aux religions. J'ai écrit ces pages pour vous raconter le roman vrai de mon Dieu tout en partageant avec vous les moments où je l'ai rencontré. J'ai aussi écrit ces pages pour vous convaincre des bienfaits de la réconciliation entre le cosmos et soi, qu'on appelle le panthéisme. Il est temps d'en mettre dans toutes les religions. Il les apaisera, les embellira.»
Peut-on tuer les animaux, et à quelles conditions ? Notre lien avec eux doit-il être redéfini ? Franz-Olivier Giesbert s'interroge et bouscule les idées reçues, tout en faisant partager sa passion pour les bêtes. Après avoir présenté et commenté les textes des penseurs incontournables sur la question (de Montaigne à Voltaire), il donne la parole à de nombreuses personnalités, du philosophe au boucher, du chercheur au dompteur, qui livrent ici des textes éclairants.
Dans ce livre, Franz-Olivier Giesbert qui se dit croyant depuis le jour de sa naissance, raconte sa foi à travers ses expériences, ses voyages, les oeuvres et les personnages qui l?ont marqué, de Saint François d?Assise à la philosophe Simone Weil, sans oublier Julien Green ou Norman Mailer. Ce n?est pas un témoignage ni une profession de foi, mais plutôt un récit très personnel où Franz-Olivier Giesbert construit et déconstruit la petite religion, sur fond de panthéisme, qu?il s?est fabriquée à partir du christianisme, d?abord avec sa mère, catholique et philosophe, puis, avec tous les évènements et toutes les découvertes qui ont rythmé sa vie. Ce livre circule à travers les époques et les oeuvres. Il vous emmène dans un temple de Pagan, en Birmanie, ou à Big Sur, en Californie, jusqu?aux plus belles pages de Giordano Bruno sur le cosmos, ou de Jacques Derrida sur les animaux, en passant par des souvenirs d?enfance ou encore un hymne au végétarisme.
Pourquoi traitons-nous avec tant d'égards les animaux de compagnie, substituts de l'homme, et si mal les bêtes à manger, machines à fabriquer de la viande ? Alors que nous consommons chaque année des milliards d'animaux issus de la terre et de la mer, il est temps de descendre de notre piédestal pour les retrouver, les écouter, les comprendre. Si j'ai écrit ce livre, c'est pour tirer les leçons d'une vie passée avec les animaux qui, d'une certaine façon, sont des personnes comme les autres."
« Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m?avait mis en garde:?Qu?est-ce que c?est bête, un homme.- Je ne comprends pas.- C?est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme.?Je me souviens que j?avais hoché la tête. Encore une promesse que je n?ai pas tenue. Je suis toujours resté à l?affût. Même quand j?étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à chercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un ?accroissement de nous-mêmes.? C?est exactement la sensation que j?éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d?or. Je m?accroissais. Je m?élevais aussi ».
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.