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Hérodote N° 187, 4e trimestre 2022 : France 2022 : nouvelle géopolitique électorale ?
Giblin Béatrice
LA DECOUVERTE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782348076152
Le cycle électoral du printemps 2022 s'est achevé avec la réélection sans enthousiasme d'Emmanuel Macron et une majorité relative pour l'alliance présidentielle. Les articles de ce numéro n'analysent pas seulement la nouvelle géographie électorale des forces politiques mais aussi le rôle des acteurs, les rivalités de pouvoir entre forces politiques adverses ou au sein d'une même famille politique et leurs stratégies pour prendre le leadership national ou le contrôle de telle ou telle circonscription. C'est pourquoi nous traitons dans ce numéro de cas illustrant leur résistance ou leur fragilité et pouvant entraîner des bouleversements dans le système de pouvoirs national - croissance continue du vote d'extrême droite, e ? ondrement du PS, succès de la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, abstention massive - et aussi local, avec des études de cas qui nous semblent emblématiques ou singuliers : Seine-Saint-Denis, Marseille, Corse, Guadeloupe, Pyrénées-Orientales et quelques autres. Les auteurs sont tous des chercheurs ? ns connaisseurs des situations géopolitiques locales étudiées, condition nécessaire à leur juste interprétation.
Résumé : En France, depuis une vingtaine d'années, le mot (le " géopolitique est de plus en plus utilisé, dans les médias comme dans l'édition et dans les milieux politiques de droite comme de gauche - ce n'est pas encore le cas dans d'autres pays. Depuis sa création en 1976, Hérodote a sans doute contribué à cette particularité française. Mais cette utilisation foisonnante du terme présente quelques dangers en en faisant un concept commode et passe partout qui ne correspondrait plus à aucune réalité ni analyse sérieuse. C'est pourquoi Hérodote a décidé de faire le point, dans ce numéro exceptionnels sur la géopolitique aujourd'hui, non seulement en France mais aussi clans d'autres grands Etats du monde. La géopolitique, selon la conception d'Yves Lacoste et de l'équipe d'Hérodote, ce sont des rivalités de pouvoirs sur du territoire et pour du territoire et c'est aussi une méthode pour analyser les conflits issus de ces rivalités. Cette méthode repose principalement sur le raisonnement géographique, mené à différents niveaux d'analyse, et sur la prise en compte des représentations contradictoires que se font du territoire les protagonistes du conflit.
Résumé : L'agriculture est une question géopolitique. En effet, cette activité, très liée au territoire, est traversée par des rivalités d'acteurs à différents niveaux (villages, régions, Etats, monde) et n'est pas étrangère aux questions de puissance, de souveraineté et de sécurité. Ce numéro s'intéresse en particulier aux questions de la terre (accaparements, inégalités foncières et réformes agraires) et de l'irrigation, qui font naître des rivalités à différents niveaux, à la question alimentaire, qui renvoie à celle de la souveraineté et de l'insécurité sociale et politique, au rôle de l'agriculture dans la maîtrise de l'espace (fronts pionniers), en particulier dans des zones en conflit, à la dimension identitaire de l'agriculture et des paysanneries, déterminante en géopolitique, à la conflictualité entre groupes (éleveurs/agriculteurs, agrifirmes/paysanneries disqualifiées), aux débats politiques autour des OGM, etc.
Résumé : Souvent utilisé de façon métaphorique ("pillage du tiers monde". "pillage de l'Afrique"), c'est clans le sens classique du terme que le pillage est d'actualité, à savoir un acte de guerre avec vols massifs, destructions, fréquemment accompagné du viol des lemmes des vaincus. Qu'il s'agisse d'affrontements internes entre tribus destinés à garder ou conquérir le pouvoir. de piller les richesses minières, qu'il prenne une connotation géopolitique au nom de la lutte contre le néocolonialisme des multinationales, la misère et la désorganisation sociale en sont dans tous les cas le terreau. Quant à la piraterie, elle est également en forte hausse. La piraterie contemporaine est lourdement armée et s'attaque aux navires (le commerce comme aux bateaux de plaisance. Si la forte augmentation du trafic maritime et la pauvreté sont les principales causes de la piraterie, celle-ci ne peut néanmoins se développer que dans certaines conditions. Le butin doit pouvoir être mis à l'abri rapidement, ce qui suppose des zones peu contrôlées, voire de non-droit. ce qui est le cas dans des nais confrontés à de graves troubles politiques et pour lesquels combattre la piraterie n ".st pas une priorité. Ce numéro d'Hérodote évoque enfin l'existence de nouvelles formes du phénomène. telles la biopiraterie ou celle du cyberespace, même si ces appellations sont plus métaphoriques.
Vladimir Poutine depuis sa première élection en 2000, tente de redonner à la Russie son statut degrande puissance et de reprendre le contrôle de la gouvernance de son immense territoire. Depuis l'été 2008, date de l'intervention russe contre la Géorgie, le gouvernement de la Russie semble décidé à garder le contrôle de son "étranger proche", les relations avec l'Ukraine ne sont plus à l'affrontement pas même verbal. Sur le plan économique, les prix élevés des matières premières, en particulier des hydrocarbures, assurent des revenus conséquents à l'Etat. Mais cette économie de rente peut elle suffire à assurer un développement économique endogène? En outre, son affaiblissement démographique à cause de l'émigration et surtout du très faible taux de croissance démographique, est un autre signe alarmant qui pose la question d'une nécessaire émigration.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.