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Vérité historique et esprit historien. L'historien biblique de Gédéon face à Hérodote, essai sur le
Gibert Pierre
CERF
41,80 €
Épuisé
EAN :9782204040297
Il y a une histoire de l'histoire dont l'un des buts est de briser le cercle de certaines évidences. L'Occident, et plus particulièrement le contexte universitaire français, voient dans Hérodote, quitte à le critiquer ici où là et à lui préférer Thucydide, l'ancêtre des historiens modernes et l'initiateur de l'histoire qui mérite son nom, par-delà l'esprit de légendes ou d'annales. Une telle position, qui ne remonte guère en deçà de la fin du XVIe siècle, n'est tenable qu'au prix d'une certaine perte de mémoire, qui exclut notamment l'historiographie médiévale et prémédiévale. Or celle-ci puisait, non seulement une part de son information, mais son inspiration, ses principes et sa dynamique dans la Bible. On connaît la suite, c'est-à-dire la réalité d'aujourd'hui : au nom d'une certaine conception de l'histoire, qui n'exclut pas à ses origines des parti pris qui n'ont rien à voir avec d'incontestables acquis et exigences épistémologiques, le principe historiographique d'Israël est ignoré à un point tel qu'on peut parfois se demander s'il n'y a pas là un véritable tabou. Le présent ouvrage à partir d'un exemple consciemment limité mais particulièrement significatif, l'histoire de Gédéon dans le livre des Juges, voudrait aider à rétablir un certain ordre des choses. L'écriture de l'histoire, en quoi il y a historiographie certes, mais aussi histoire tout court, transcende, un moment ou l'autre, la diversité des genres littéraires, voire les conditions et possibilités d'accès à la matérialité de la vérité, pour dire un projet nécessaire à l'homme comme à toute culture: fixer intelligiblement sa mémoire. Bien avant Hérodote, la Bible l'a enseigné à l'homme occidental.
Il n'y a pas de meilleure introduction à la lecture de la Bible que de montrer comment le texte biblique s'est écrit et fixé. Cette conviction forme l'axe de cet ouvrage d'initiation réalisé par un des meilleurs exégètes et historiens actuels. Dans cette nouvelle édition entièrement refondue, Pierre Gibert présente un état actualisé de nos connaissances. Qui sont les auteurs de la Bible ? Comment les textes bibliques ont-ils été transmis et rassemblés ? Comment comprendre l'histoire des interprétations de la Bible ? Ce livre est le meilleur antidote aux idées reçues et aux nombreuses erreurs et ignorances concernant la Bible. Non la Bible n'est pas un livre unique mais une bibliothèque constituée sur plusieurs siècles. Elle ne s'est pas écrite pas en une seule fois. Elle raconte plusieurs histoires qui se distinguent de la vérité des historiens et des archéologues.
Depuis quand les hommes écrivent-ils l'histoire ? Et si la Bible se trouvait " à la naissance de l'histoire ", avec les livres de Samuel et des Rois ? Pierre Gibert, de Lyon, a longtemps travaillé tous ces textes de l'Ancien Testament, pour y observer comment on passe des légendes et des contes à l'histoire. Il présente ici tous les récits sur les origines et l'histoire de la royauté en Israël. Ces récits sont loin des éloges courtisans, si fréquents autour de tous les souverains ; les critiques contre Saül, David et Salomon ne manquent pas, et elles n'ont pas été censurées. Mais qui donc se permet de les juger avec une telle liberté ? Avec quels critères ? L'histoire sainte : une création des prophètes d'Israël ? Pourquoi pas ?
Résumé : Comment écrire sur un sujet aussi délicat de nos jours ? Si ce n'est en étant un fin théologien et un bibliste renommé. Le père Pierre Gibert répond sans détour à des questions sans complaisance : La Bible parle-t-elle vraiment du péché originel ? Selon la Bible y a-t-il une hiérarchie des péchés ? Quelles sont selon la Bible les conséquences du péché ? Quelle est l'attitude de Jésus face au péché ? Un volume qui remet bibliquement les idées en place !
Biographie de l'auteur Pierre Gibert (S. J. ), ancien directeur de la revue Recherches de science religieuse, est un spécialiste de l'exégèse. tuteur de plusieurs ouvrages à ce sujet, il a en outre édité des exégètes célèbres et pionniers, Richard Simon (1678) et Jean Astruc (1753).
Lorsque Jésus veut parler de, Dieu et de ce qu'il espère des humains, pourquoi choisit-il de raconter des histoires ? Les courts récits fictifs, à portée symbolique, que sont les paraboles sont ciselés pour ouvrir de nouveaux champs de réflexion. Elles visent à secouer l'apathie et susciter une action fraternelle selon une visée universelle et attentive aux plus faibles, aux plus pauvres, aux bannis de la société. Camille Focant présente ici une interprétation des 32 récits paraboliques des évangiles, offrant au lecteur un commentaire complet des différents genres de paraboles que l'on y rencontre. Un livre indispensable pour mieux comprendre l'enseignement de Jésus.
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
En attendant la fin du monde, il était temps que le voile soit levé sur le plus énigmatique des textes bibliques. Une vraie révélation sur la Révélation. Jamais le livre de l'Apocalypse n'a autant inspiré notre culture occidentale : au cinéma, en littérature, dans l'histoire de l'art ou même en politique, il fait l'objet de tous les fantasmes. L'image zodiacale des douze étoiles n'est-elle pas constitutive du drapeau européen ? Que dire des mouvements millénaristes, souvent violents et radicaux, inspirés par l'une ou l'autre des pages du livre ? Sans religion ni Dieu, ne les retrouve-t-on pas jusque chez nous, dans la plus proche actualité, sous la forme de groupes aux velléités d'insurrection ? Dans un langage crypté mais apte à traverser siècles et cultures, l'Apocalypse énonce un diagnostic profond et décisif des maux structurels de l'humanité, qui débouche sur une vision d'espérance pour le monde d'aujourd'hui. André Paul nous offre ici une nouvelle traduction pour expliquer l'un des plus grands textes de l'humanité. Un livre à lire et à relire.