Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Interdit aux Chinois et aux chiens
Gibault François
TABLE RONDE
13,80 €
Épuisé
EAN :9782710308119
Ainsi est allée ma vie, pavée de contraintes volontaires, d'obligations facultatives et de travaux inutiles. C'est un bonheur de caracoler et de se moquer du monde et de soi, un grand malheur de se croire porteur d'un message et destiné par vocation à faire quelque chose de bien. Moi j'ai connu des êtres utiles, au triste sort, ils sont chevaux de labour, poules et cochons de ferme, chiens de garde, sans parler bien sûr des pommes de terre, vie méritante certes, mais pas enviable destin". Né l'année de Voyage au bout de la nuit, François Gibault, grand bourgeois parisien, raconte son avant-guerre délirante, l'exode, l'occupation allemande et l'étrange éducation qu'il a reçue d'un père à moitié fou, écologiste avant la lettre, qui imposa à ses enfants une vie spartiate et leur apprit à se battre contre tout le monde et à penser comme personne. Ecrit dans un style décapant, au mépris de toutes les convenances, ce roman anarchiste, provocateur, est le portrait d'un marginal se cachant sous le masque du classicisme.
Revue de presse Après avoir mené une triple carrière d'avocat, d'officier dans l'armée française et d'écrivain, défenseur des œuvres de Louis-Ferdinand Céline et de Jean Dubuffet, dont il préside la Fondation, François Gibault lève enfin le voile sur son passé sulfureux autant que classique...
Résumé : Revenu de la Grande Guerre gravement atteint dans sa chair et dans son esprit, un ancien combattant tient son journal depuis l'avènement d'Hitler, au début de l'année 1933, jusqu'en juin 1940. Convaincu que, insouciante, mal gouvernée, en proie à des crises politiques à répétition, la République risque de perdre la guerre, il s'interroge : la démocratie est-elle, en ce temps de crises et de tensions internationales, le régime qui convient à la France face au communisme et au fascisme ? Tous ses espoirs s'effondrent quand il prend conscience que "14-18" ne sera pas la "Der des ders" et que "plus jamais ça" , voeu de tous les poilus, ne sera pas exaucé.
Autour de moi, la marée monte. Je suis rejeté par un ordre social qui n'aime pas les individus et j'entends partout ricaner dans la foule qui ne rêve que de m'écraser. Je suis sa punaise. Un rien pourtant suffirait pour qu'elle m'adule. Quand je suis dans la rue, je fais semblant, je rase les murs, je salue les riches, je respecte le drapeau, l'armée, la police d'Etat, et les juges. La bombe que je porte en moi ne se voit pas sur mon visage et il n'y a pas de sang sur mes mains blanches. Pour franchir les barrages, je sors ma carte, celle de mon club, quelques-unes d'académiciens ou de ministres amis, et parfois on me salue en levant la barrière. Dans leur dos je dis des choses épouvantables et je rêve de faire sauter la terre entière.
Résumé : "En tous lieux, la terre est en pleurs, accablée de guerres, de crimes et d'agonies, d'épidémies aussi, mais rien n'empêche malgré tout les chenilles de devenir papillons et la mer d'être toujours recommencée. Et pour les océans, et pour les gens, c'est pareil exactement". Sigmund, un vagabond dans la force de l'âge, note ses pensées alors qu'il chemine vers un château lointain qui n'existe peut-être pas. Abandonné par sa mère, débarqué sur les plages de Normandie à l'âge de vingt ans, c'est un pacifiste qui chérit sa liberté et la simplicité au contact de la nature. Gisella, elle, vit seule avec son vieux chien Roméo. Elle s'est échappée il y a longtemps d'un sinistre pénitencier pour jeunes délinquantes et a choisi elle aussi l'indépendance. Quand à un carrefour le sage Sigmund croise la sauvage Gisella, les deux enfants perdus décident de suivre la même étoile.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.