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La bureaucratie libérale. Nouvelle gestion publique et régulation organisationnelle
Giauque David ; Emery Yves
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782747555357
Les réformes administratives au sein des pays de l'OCDE sont menées à un rythme toujours plus important. Dans un contexte valorisant les changements incessants, l'efficience organisationnelle et la performance productive, il est souvent difficile de marquer une pause afin d'évaluer l'impact des transformations en cours. Cet ouvrage propose une réflexion approfondie sur les conséquences des mutations administratives engagées, souvent inspirées des principes et outils de la nouvelle gestion publique, sur la régulation organisationnelle des administrations publiques. Basés sur des enquêtes qualitatives menées auprès de services administratifs canadiens et suisses, les constats réalisés permettent d'identifier l'apparition d'un nouveau type de régulation organisationnelle nommé " bureaucratie libérale ". Ce dernier a la particularité de faire coïncider de nouveaux mécanismes disciplinaires et de mise en conformité, plus individualisés et souvent plus informels, avec de nouvelles opportunités ou chances s'offrant aux agents publics et légitimant, de ce fait, les contraintes supplémentaires s'exerçant sur le travail des acteurs. Loin des plaidoyers traditionnels en faveur des réformes entreprises, ce livre souligne, en revanche, les nombreuses injonctions contradictoires auxquelles les membres de la fonction publique sont confrontés et qui sont susceptibles de déclencher des processus de démotivation et de démobilisation. Ceux-ci peuvent être, à l'avenir, profondément dommageables notamment au niveau de la qualité des prestations fournies par les organisations publiques. Pour éviter de tels écueils, l'ouvrage conclut à la nécessité de penser les ressources humaines et leur gestion d'une autre façon que celle qui est en cours et qui consiste à considérer les agents publics comme des variables d'ajustement.
Dès 1990 un courant neuf a parcouru l'administration publique suisse à tous les niveaux du fédéralisme. On ne parle plus de bureaucratie et la "nouvelle gestion publique" devient incontournable. Elle est mise en ?uvre à large échelle. Cet ouvrage présente un bilan approfondi de ces expériences. Les administrés sont-ils devenus des clients respectés? Les fonctionnaires s'ouvrent-ils à l'autonomie de décision, à la flexibilité, aux nouvelles technologies de communication? On découvre derrière les murs des Etats, telle la Berne fédérale, Zurich ou le Valais, un "esprit d'entreprise". Des hommes et des gouvernements sont engagés sur ces terrains neufs, inspirés parfois par des modèles étrangers. Les résultats à atteindre importent plus qu'un juridisme tatillon. Au-delà de la nouvelle gestion publique, ce livre fonde une réflexion sur l'efficacité possible et la transparence désirable des collectivités publiques, dessinant les lignes-forces pour la prochaine décennie.
La presse professionnelle se fait régulièrement l'écho de paradoxes qui traversent le management dans le secteur public. Les paradoxes apparaissent au coeur des problématiques des managers comme une des formes centrales de management de ces structures. Peu de travaux de recherche ont porté sur l'analyse des paradoxes dans les organisations publiques. Cet ouvrage collectif se propose de regrouper les réflexions et analyses des chercheurs et des praticiens spécialistes de cette question. Pour analyser ces paradoxes, cet ouvrage procède en deux temps : d'une part, nous centrons la présentation des problématiques auxquelles sont confrontés les managers en les situant dans leurs contextes historiques, sociologiques et organisationnels ; d'autre part, nous procédons à une compréhension fine du phénomène étudié à travers des exemples de paradoxes analysés dans des contextes multiples d'organisations publiques (hôpitaux, collectivités territoriales, secteur de la culture, etc.). Ce second temps est un complément indispensable à l'analyse de ces contradictions, qui ancre les illustrations dans les pratiques des managers. Nous montrons la dimension contradictoire du management, à la fois en tant que moyen de gérer les paradoxes de ces organisations (p. ex. , mise en place d'un nouveau modèle d'organisation visant la réduction des tensions qui émaillent les situations du travail), et en tant que processus créateur de paradoxes (p. ex. , prôner le pilotage en renforçant le contrôle, développer des dispositifs de "désadministration" générant la mise en place d'un dispositif administratif complexe).
Sardas Jean-Claude ; Giauque David ; Guénette Alai
La complexité en matière de management et d'organisation a conduit, depuis plusieurs décennies, les chercheurs au sein d'écoles ou de centres de gestion, mais aussi des praticiens et des consultants, à interroger les sciences humaines et sociales et leur capacité à rendre compte des transformations organisationnelles. Les premiers, essentiellement mus par le souci de participer au renouveau du management, s'attachaient essentiellement à enrichir et élargir les théories traditionnelles confinées dans un comportementalisme étroit et une vision des relations pauvre. Les seconds, à l'action parfois bornée par les théories courantes du management par trop normatives, s'efforçaient de comprendre comment les sciences humaines et sociales pouvaient leur permettre de déployer des solutions concrètes face aux problèmes qu'ils rencontraient.., au risque de les instrumentaliser. Fruit d'un colloque intitulé " La management à l'écoute des SHS " qui a eu lieu en septembre 2003 à la Haute école de gestion Arc à Neuchâtel, cet ouvrage a été conçu pour fournir des apports de diverse nature sur la question de la mobilisation des sciences humaines et sociales dans les sciences de gestion et les pratiques du management. Cette question est abordée à partir de points de vue disciplinaires dans la première partie. Puis les liens entre organisation travail et santé sont traités dans la deuxième partie. Ensuite les nouvelles pratiques d'accompagnement et de médiation font l'objet de la troisième partie. Enfin, la dernière partie est consacrée aux enjeux de l'intervention dans les pratiques de recherche. Finalement cet ouvrage conduit à interroger les sciences de gestion et leur différence d'avec les autres sciences humaines et sociales, ce, à travers la question de l'intervention de " tiers " - chercheurs-intervenants, praticiens-chercheurs, médiateurs et autres consultants, coachs, etc. - impliqués dans des transformations requérant des réponses en termes d'organisation empruntes de finesse.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.