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Pyramides
Ghitany Gamal ; Osman Khaled
ACTES SUD
13,70 €
Épuisé
EAN :9782742728930
Dans ce roman composé de récits courts et denses, Gamal Ghitany explore les énigmes qui ont de tout temps entouré les pyramides, s'interrogeant sur la fascination qu'elles ont exercée sur des hommes d'origines très diverses. Récits indépendants par le thème et les personnages, voire par le style, mais qui s'assemblent peu à peu, du plus long an plus bref, pour composer une pyramide dont le sommet, un simple mot, accède à une sorte d'aura mystique où la plénitude rejoint le vide. Si l'auteur, à son habitude, s'inspire parfois des chroniqueurs égyptiens de l'époque mamelouke, notamment Ibn Iyâs, il se rattache ici davantage à la tradition mystique. Chacune des histoires extraordinaires qu'il nous raconte se présente, en effet, comme une quête spirituelle jalonnée de "stations" ; et c'est bien le langage soufi qui donne à l'ensemble sa tonalité si particulière et sa forme ésotérique. Jusqu'au blanc de la dernière page qui, selon Juan Goytisolo, "est celui d'un livre qui ne se referme pas et nous illumine".
Gamal Ghitany - Né le 9 mai 1945, Gamal Ghitany fait ses études au Caire. Dessinateur de tapis à 17 ans, il publie parallèlement son premier recueil de nouvelles. Grand reporter à 23 ans, il couvrira toutes les guerres canal de Suez, conflit israélo-arabe, Beyrouth, Iran, Irak. Romancier, journaliste, critique littéraire, il compte aujourd'hui parmi les plus grands écrivains du monde arabe.
Ce récit fait partie d'une série d'ouvrages courts, que Ghitany intitule des « carnets », et dont nous publierons l'intégralité, au rythme de un par an. Celui-ci se situe dans l'esprit du Livre des Illuminations en ce qu'il est une réflexion sur le temps, la mémoire et la mort, sans toutefois faire référence à la tradition littéraire et religieuse arabe. Le retour sur soi auquel se livre Ghitany accompagne la grave opération du coeur qu'il a subie aux Etats-Unis, depuis les préparatifs du voyage, jusqu'au retour au Caire. L'imminence de l'opération, dont il n'est pas sûr de revenir le conduisent à privilégier l'essentiel, à se pencher sur ce qui a le plus compté pour lui dans sa vie. Avec son médecin, un dialogue s'installe qui se transforme en un monologue où l'auteur-narrateur, face à la possibilité de la mort, égrène les principales étapes de son existence, affronte les souvenirs et observe avec un mélange de lucidité et de détachement présent et passé.De retour au Caire, soumis à un régime alimentaire strict, l'auteur savoure une dernière fois les mets désormais interdits, éloge du goût et deuil de la gourmandise, en des pages magnifiques qui retracent les traditions alimentaires millénaristes de son pays, hymne à une autre éternité, celle de l'Égypte.Ce court récit autobiographique peut donc être vu comme un tardif complément à l'exploration de soi que le Livre des Illuminations poussait à son comble. Même si le style torrentiel de ce dernier a laissé place - l'âge et les épreuves aidant - au dépouillement, l'émotion est toujours aussi forte, la profondeur de l'analyse des sentiments toujours aussi puissante.
Dans un quartier populaire du Caire, un mal étrange frappe soudain tous les hommes d'une impasse dans ce qu'ils ont de plus précieux..., leur puissance sexuelle. L'initiateur autoproclamé du phénomène est un cheikh énigmatique et difforme qui installe son emprise sur l'impasse et ambitionne de l'étendre rapidement au monde entier. De plus en plus agitées, les femmes n'ont de cesse de démasquer le seul homme qui, au dire du mystique, aurait été épargné par la malédiction... Avec une formidable virtuosité stylistique, Gamal Ghitany donne la voix à tous les protagonistes de l'affaire au fil d'une polyphonie surprenante qui accentue l'extravagance de la situation autant qu'elle en exalte l'humour. Une farce grave en forme de réflexion sur le pouvoir et la liberté individuelle, sur l'intégrisme, sur les pesanteurs de la tradition et la tentation de la modernité. Biographie de l'auteur Gamal Ghitany est né au Caire en 1945. Romancier, nouvelliste, chroniqueur; il dirige l'hebdomadaire Les Nouvelles littéraires publié par le grand quotidien cairote Al-Akhbâr. Son oeuvre compte plus de trente titres parmi lesquels, chez Sindbad / Actes Sud, Les Délires de la ville (roman, 1999), Pyramides (roman, 2000) - ainsi que Mahfouz par Mahfouz, entretiens avec Gamal Ghitany (1991).
Un colloque international est organisé par l'Université d'une ville étrangère. Appelé à remplacer au pied levé un collègue défaillant, un intellectuel égyptien se retrouve dès son arrivée immergé dans un univers qu'infeste une séculaire rivalité entre l'Université et la Municipalité. Le conflit qui oppose les deux institutions prend la forme de querelles absurdes où se dispute le droit exclusif à représenter l'esprit de la cité. Relatant son séjour sur le mode satirique, le narrateur se livre d'abord avec un humour grinçant à une critique en règle de l'Université et des intellectuels, dont il dénonce la course aux privilèges, les misérables machinations et la propension à se polariser sur des questions futiles... Mais tout va basculer. Malgré lui, le narrateur est peu à peu inexorablement entraîné dans un monde où la réalité se déforme à vue doeil, où il devient le jouet d'une énorme anamorphose. Il finirait par croire qu'il est tout simplement enfermé dans la sépulture disparue du Quarantième Sage dont la mystérieuse Tour qui domine la cité ne serait alors que la stèle... avant de comprendre, chaque hypothèse s'infirmant, qu'il ne sortira sans doute jamais ni de l'une ni de l'autre, définitivement prisonnier des couloirs du temps et des labyrinthes de l'espace. Au-delà de l'affrontement entre un pouvoir tyrannique et un savoir inutile, on retrouvera iciÁÁ les thèmes à Ghitany confrontant à plaisir tradition et modernité, continuité historique et conflit de générations, immobilisme et progrès.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.