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Mahfouz par Mahfouz. Mémoires parlées du prix nobel Gamal
Ghitany Gamal ; Osman Khaled
ACTES SUD
14,00 €
Épuisé
EAN :9782727402046
Naguib Mahfouz s'est laissé convaincre par l'un de ses jeunes compatriotes déjà célèbre, le romancier Gamal Ghitany, de recueillir ses souvenirs. Il raconte son enfance et son adolescence dans les quartiers turbulents et populeux du vieux Caire, ou en Alexandrie ; évoque son premier amour, " le plus grand " ; situe la genèse de ses grandes ?uvres ; précise sa conception de la littérature ; parle des cafés où se retrouvaient les écrivains, les cinéastes et les artistes, autour d'un narghileh. Sans oublier les leaders nationalistes de l'Egypte, le président Nasser, et même les Frères musulmans. A travers ces pages, Mahfouz dessine l'alchimie qui fait se nourrir le rêvé du vécu. " Ce livre, par les vérités essentielles qu'il contient sur mon itinéraire et ma vie, m'a dispensé de l'effort de réflexion et d'écriture qu'aurait nécessité la rédaction de mes mémoires ".
Cet ouvrage rassemble le premier et le troisième volume de la série des Carnets, dont le Seuil avait déjà publié en 2008 le cinquième volume sous le titre Les Poussières de l?effacement. Si le premier des deux carnets s?apparente plutôt à une exploration géographique de la sensualité féminine qui, à partir du vieux Caire, nous emmène de l?Andalousie à la Russie, en passant par l?Asie centrale et le Maroc, le second dérive du souvenir obsédant de Hamra, une femme singulière rencontrée dans son enfance, et qui l?a marqué au point que nombre des femmes rencontrées dans la suite de son parcours amoureux lui apparaîtront comme de simples répliques du séisme qu?elle avait causé en lui. Malgré leur approche différente, les deux carnets sont unis par un même souffle et écrits dans le style unique qui fait toute la force de l?oeuvre de Ghitany: juxtaposition de récits courts et denses ciselés dans une langue riche et méditative.
En pleine nuit, dans son modeste logement du Caire, le jeune Ahmad ibn Abdallah entend une voix venue de nulle part. Elle lui intime l'ordre de se mettre en marche pour suivre la course du soleil. Tour à tour caravanier, hôte d'une oasis ignorée des cartes, prince d'un incroyable empire, Ahmad achève son périple au bord de l'Océan où son jumeau d'Occident, Jamâl, recueille ses confidences...Gamal Ghitany est un auteur majeur de la littérature égyptienne contemporaine. Ses romans ont été internationalement récompensés, notamment Épître des destinées, disponible en Points." Un merveilleux périple initiatique au pays du Soleil couchant. "Tahar Ben Jelloun, Le Monde des livresTraduit de l'arabe (Égypte) par Valérie Creusot
Un colloque international est organisé par l'Université d'une ville étrangère. Appelé à remplacer au pied levé un collègue défaillant, un intellectuel égyptien se retrouve dès son arrivée immergé dans un univers qu'infeste une séculaire rivalité entre l'Université et la Municipalité. Le conflit qui oppose les deux institutions prend la forme de querelles absurdes où se dispute le droit exclusif à représenter l'esprit de la cité. Relatant son séjour sur le mode satirique, le narrateur se livre d'abord avec un humour grinçant à une critique en règle de l'Université et des intellectuels, dont il dénonce la course aux privilèges, les misérables machinations et la propension à se polariser sur des questions futiles... Mais tout va basculer. Malgré lui, le narrateur est peu à peu inexorablement entraîné dans un monde où la réalité se déforme à vue doeil, où il devient le jouet d'une énorme anamorphose. Il finirait par croire qu'il est tout simplement enfermé dans la sépulture disparue du Quarantième Sage dont la mystérieuse Tour qui domine la cité ne serait alors que la stèle... avant de comprendre, chaque hypothèse s'infirmant, qu'il ne sortira sans doute jamais ni de l'une ni de l'autre, définitivement prisonnier des couloirs du temps et des labyrinthes de l'espace. Au-delà de l'affrontement entre un pouvoir tyrannique et un savoir inutile, on retrouvera iciÁÁ les thèmes à Ghitany confrontant à plaisir tradition et modernité, continuité historique et conflit de générations, immobilisme et progrès.
Ce récit fait partie d'une série d'ouvrages courts, que Ghitany intitule des « carnets », et dont nous publierons l'intégralité, au rythme de un par an. Celui-ci se situe dans l'esprit du Livre des Illuminations en ce qu'il est une réflexion sur le temps, la mémoire et la mort, sans toutefois faire référence à la tradition littéraire et religieuse arabe. Le retour sur soi auquel se livre Ghitany accompagne la grave opération du coeur qu'il a subie aux Etats-Unis, depuis les préparatifs du voyage, jusqu'au retour au Caire. L'imminence de l'opération, dont il n'est pas sûr de revenir le conduisent à privilégier l'essentiel, à se pencher sur ce qui a le plus compté pour lui dans sa vie. Avec son médecin, un dialogue s'installe qui se transforme en un monologue où l'auteur-narrateur, face à la possibilité de la mort, égrène les principales étapes de son existence, affronte les souvenirs et observe avec un mélange de lucidité et de détachement présent et passé.De retour au Caire, soumis à un régime alimentaire strict, l'auteur savoure une dernière fois les mets désormais interdits, éloge du goût et deuil de la gourmandise, en des pages magnifiques qui retracent les traditions alimentaires millénaristes de son pays, hymne à une autre éternité, celle de l'Égypte.Ce court récit autobiographique peut donc être vu comme un tardif complément à l'exploration de soi que le Livre des Illuminations poussait à son comble. Même si le style torrentiel de ce dernier a laissé place - l'âge et les épreuves aidant - au dépouillement, l'émotion est toujours aussi forte, la profondeur de l'analyse des sentiments toujours aussi puissante.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.