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Le voeu de vivre. Et autres poèmes, avec 1 CD audio
Ghil René ; Bobillot Jean-Pierre
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782868479792
René Ghil fut autour de 1890 le plus soudainement célèbre, le plus admiré, le plus contesté, le plus violemment haï, puis le plus injustement oublié des auteurs de la génération symboliste - précisément parce qu'il se montra l'adversaire le plus irréductible du Symbolisme. Accueilli - et préfacé - par Mallarmé, il rompit très tôt avec lui sur la question de l'Idéalisme, auquel il opposait une vaste métaphysique de la matière en évolution vers un " Mieux ", inspirée des cosmogonies orientales autant que de la science occidentale contemporaine et, en particulier, de Darwin. Conformément à cette " métaphysique émue ", il élabora une exigeante théorie de l'" Instrumentation verbale ", basée sur un sensualisme linguistique inspiré aussi bien des théories sur le langage de Rousseau que des recherches récentes en acoustique et en phonétique expérimentales. La poésie qui en résulte est absolument unique, par l'invention langagière et formelle, la puissance effarante des images, et l'ambition philosophique qui s'y déploie constamment. Son influence fut considérable - de Verhaeren à Jules Romains et aux simultanéistes, des futuristes russes et italiens à Breton ou Aragon, voire aux lettristes dissidents Jean-Louis Brau et François Dufrêne, pionniers de la Poésie sonore. Sa " Poésie scientifique " s'inscrit sur une ligne de crête menant de la " poésie objective " de Rimbaud à celle, radicalement " anti-poétique ", de Ponge : pour tout cela, elle mérite d'être aujourd'hui redécouverte, et réévaluée. C'est l'objet de la présente édition - et du disque qui l'accompagne, où l'on pourra entendre pour la première fois sa lecture an phonographe de 1913, dont Apollinaire fit un éloge si émouvant, et riche de perspectives...
Parny Evariste de ; Rabearivelo Jean-Joseph ; Ghil
La Bibliothèque des Impardonnables constitue une manière inédite d'anthologie de ce "domaine français" cher à Valerv Larbaud, et se propose de déployer le florilège qu'il y a près d'un siècle celui-ci appelait de ses voeux. Chaque saison donnera à lire, sous étui et au format de poche, des rééditions originales de poètes le plus souvent entrés dans le domaine public. Un dix-septième volume, critique et illustré, complétera chaque hiver la collection annuelle, réunie par un coffret. Je vous écris d'un pays lointain : Inaugurant le poème en prose, les chansons que Parny (XVIIIe s.) a recueillies d'un énigmatique fonds malgache dialoguent avec celles du prince des poètes de l'île, J. J. Rabearivelo. Un Pantoun javanais de Ghil et les langueurs éléphantines du boxeur lyrique Cravan, leur répondent.
Poète singulier, René Ghil cherche, à travers une élaboration formelle des plus exigeantes, à penser une "langue-musique" et à restituer la primitivité perdue de celle-ci au moyen d'une expression poétique qui soit "instrumentaliste-vocale". Si la science est convoquée, c'est afin de faire advenir, via une "réalisation moderne totalement déterminée", "une remontée au sens sacré de la grande Poésie". Les textes qui composent cet ouvrage explicitent cette démarche et la resituent dans le paysage littéraire foisonnant qui l'a vue naître.
Cet ouvrage réunit les six versions du Traité du Verbe de René Ghil (1862-1925), "poésie théorique sur la poésie", ne trouvant son achèvement et son sens ultime que dans le mouvement de ses phases successives. Une introduction et de nombreuses notes éclairent ce texte ésotérique qui influença les formes de la poésie au XXe siècle.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni