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Orénoque-Amazone. 1948-1950
Gheerbrant Alain
FOLIO
14,50 €
Épuisé
EAN :9782070326983
Quatrième de couverture De 1948 à 1950, Alain Gheerbrant dirige l'expédition Orénoque-e, au cours de laquelle il entreprend pour la première fois la traversée de la Sierra Parima. Il établit à cette occasion le premier contact pacifique avec les Indiens Yanomami, que l'on appelait alors les Guaharibos. De retour en France, il publie le récit de l'expédition. La critique en salue les grandes qualités littéraires et la beauté, non «pas tant une beauté de pittoresque, de couleur locale, d'imprévu, qu'une beauté morale» (Claude Roy).Quarante ans ont passé. L'ie est devenue le centre des préoccupations du nouvel ordre écologique mondial, les Indiens Yanomami un objet de curiosité, voire de sollicitude, de la part d'ethnologues soucieux d'observer comment une culture peut se défaire au contact de la civilisation industrielle. Quarante ans durant lesquels, à la manière d'un fleuve, ce livre a creusé son lit auprès de milliers de lecteurs qui ont fait de ce texte nourri de poésie un livre phare de la littérature anthropologique.Cette nouvelle édition redonne à lire le texte original, mais lesté de notes grâce auxquelles le lecteur s'embarque pour un double voyage dans l'ie d'hier et dans celle d'aujourd'hui.
L'homme Troué. Alain Gheerbrant est né en 1920. Tour à tour éditeur, explorateur, ethnologue, cinéaste, essayiste et mémorialiste, cet homme qui a eu mille vies n'avoue qu'une vraie fidélité: celle qu'il voue encore à la poésie. Depuis son premier recueil, L'Homme ouvert, paru en 1945, jusqu'au dernier texte de la présente anthologie, écrit voici peu, toute sa vie a été une expression poétique. Oscillant entre l'étoile bleue de Hans Arp et le soleil noir d'Antonin Artaud, que tous deux il a publiés après guerre aux éditions K, il n'a cessé d'emprunter des chemins de traverse. Ses nombreux livres en attestent: Orénoque Amazone, paru en 1952, et le Dictionnaire des Symboles, dont la première édition date de 1969, sont parmi les plus célèbres. Le présent recueil est à vrai dire comme la face cachée, ludique et poétique, de La Transversale, ses mémoires publiés en 1995. C'est bien le malicieux pied de nez d'un fugueur, qui toujours a résisté à la tentation de se construire son propre piédestal, que de cacher derrière les poèmes qui ont jalonné sa vie la richesse de son itinéraire.
L'Orénoque ! Les messieurs comme nous partaient pour New York, habituellement. Mais l'Orénoque ! Ca ne s'était pas vu depuis les campagnes de Bolivar. Nous eûmes donc droit, dans le clair matin, à un piquet d'honneur, formé de deux concierges, trois cireurs de chaussures, un crieur de journaux et un unijambiste vendeur de billets de loterie : ils agitaient leurs chapeaux et clamaient encore leur enthousiasme lorsque le camion tourna au coin de la rue. Tels furent les derniers adieux de la capitale à l'ORAM. " ORAM ", c'était le sigle que j'avais peint sur tous nos bagages, et sur la couverture de mon premier cahier d'expédition, où je commençai d'écrire ce jour-là. ORAM pour Orénoque Amazone. Un jour, beaucoup d'années plus tard, je découvris par hasard qu'ORAM pouvait aussi se lire AMOR.
En 1942, les conquistadors Gonzalo Pizarro et Francisco de Orellana tentent de trouver une nouvelle route vers l'Inde, au-delà de la gigantesque barrière des Andes. Ils échouent, mais rencontrent de farouches guerrières, les Amazones, et découvrent un fleuve immense, qu'ils baptisent "Amazone". En quête d'un mythe Eldorado, les aventuriers sillonnent désormais le fleuve et la forêt amazonienne. A partir du XVIIIe siècle, naturalistes et géographes y réalisent de grands voyages scientifiques et entrent en contact pacifique avec les Indiens. Après la grande exploitation du caoutchouc au tournant du XXe siècle, qui décime les populations indiennes, la déforestation, la pollution et le pillage des ressources naturelles mettent aujourd'hui en péril leurs cultures traditionnelles, en symbiose avec le plus vaste écosystème forestier du monde. Tout en retraçant les étapes de la découverte et de l'exploration de l'Amazonie, Alain Gheerbrant, explorateur et écrivain lance un cri d'alarme devant le danger qui menace le patrimoine de l'humanité tout entière.
Colomb n'a pas découvert l'Amérique, il l'a rêvée en mystique, il l'a inventée en prince de l'imaginaire. Et quand il débarque là-bas, porté par ses fantasmes, il entrevoit d'abord la source miraculeuse de l'or qui permettra à sa reine Isabel de reconquérir les Lieux saints. Mais son rêve, les capitaines et les politiques de ce temps, par leur avidité, vont l'assassiner. Cette Amérique dès lors " violée, violentée, engrossée et affamée ", Alain Gheerbrant l'évoque avec la connaissance de l'historien, la curiosité de l'ethnologue et la clairvoyance du poète. Son court essai est un grand texte d'écrivain.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau