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POETIQUES DU RECIT MIGRATOIRE
GHARRAFI/CENSI
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753587892
L'analyse des récits migratoires provenant de traditions différentes, produits dans des langues différentes par des écrivaines et écrivains d'origines diverses, montre comment le franchissement physique des frontières entraîne plusieurs traversées symboliques. Ces dernières se manifestent au niveau littéraire, non seulement sur le plan du contenu, mais aussi bien au niveau de l'instance narrative, de l'univers des personnages, du cadre spatio-temporel et des pratiques intertextuelles. Si d'un côté, l'analyse de la poétique nous permet d'apprécier le récit migratoire dans sa dimension artistique - et non pas uniquement en tant que document ou témoignage -, de l'autre côté, elle nous permet de saisir le caractère unique et singulier de chaque expérience humaine. Les poétiques migratoires nous amènent à considérer la richesse des expériences de migration et leur variété au-delà de leur dimension traumatique. C'est dans la perspective d'une évaluation de la valeur esthétique de la parole migratoire que s'inscrit cet ouvrage. Le récit migratoire y est analysé dans ses thématiques les plus dominantes, mais surtout dans sa poéticité. Avec le soutien du laboratoire ERIMIT de l'Université de Rennes 2
Al-Yasiri Issa Hassan ; Gharrafi Miloud ; Bertholo
Issa Hassan Al-Yasiri revient avec lucidité sur sa propre consumation de la vie dans un regard plein de compassion sur l'écoulement indicible du temps. L'éloignement de la femme et l'absence, sublimés par la pureté de l'amour primordial, viennent célébrer le silence et la solitude finale propices à ce grand chant d'espoir. La colombe blanche porteuse de tendresse chasse l'oiseau noir dans le royaume des mots aux accents de prière soufi. Le poète nous offre le plus beau chant du cygne qu'il nous soit donné de lire en son écrin de lumière". Louis Bertholom
La poésie de Mohamed Ahmed Bennis ne se contente pas de la métaphore du détail et des objets. Elle les rassemble dans une série de toiles et les mobilise pour produire des scènes vivantes où se côtoient le réel et le surréel. Pour chaque tableau déjà achevé, il y a un nouveau pinceau qui vient donner une suite à la scène représentée, la transforme en récit et l'ouvre sur l'inconnu. Ce pinceau n'est autre que la plume du poète. C'est à ce dernier que revient la tâche difficile de "commence[r] là où finit le pinceau" lorsque l'indifférence des autres l'emporte sur l'engagement et le souci collectif. Il est à l'image de Lorca célébré ici par sa statue qui propose de léguer ses organes, sa chemise et sa guitare à ceux qui en ont besoin.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.