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Le syndicalisme ouvrier en Bretagne jusqu'à la Première Guerre mondiale. Coffret 2 tomes
Geslin Claude
PU RENNES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782753534445
Le syndicalisme ouvrier breton s?affirme dès le début des années 1880, malgré un contexte sociologique défavorable dû à l?influence dominante des intérêts agrariens et à la toute-puissance d?une Eglise catholique hostile à tout syndicalisme "de classe". Des syndicats sont constitués, toujours plus nombreux, adhérant aux bourses du travail créées à partir de 1892 et aux fédérations nationales. A la veille de 1914, la structuration est achevée avec la constitution des unions départementales dans les cinq départements bretons. Des militants venus de Bretagne (Joseph Tortelier, Fernand Pelloutier, Aristide Briand) ont largement contribué à l?élaboration de l?idéologie dominante du syndicalisme d?avant 1914, mais les idées du syndicalisme révolutionnaire ne sont partagées et propagées que par une minorité des organisations bretonnes. Elles dominent seulement à Brest, Lorient et Indret. Ailleurs, antimilitarisme et antipatriotisme sont mis en sourdine. Le réformisme qui l?emporte est en grande partie dû à la liaison de fait entre le syndicalisme et le socialisme. Publié pour la première fois en 1990 aux Editions Espace-Ecrits de Saint-Hippolyte-du-Fort, Le syndicalisme ouvrier en Bretagne jusqu?à la Première Guerre mondiale est devenu un ouvrage incontournable pour l?histoire sociale de la Bretagne.
Détruite dans les années cinquante, la hutte cérémonielle "Vahki" de Quitovac (Mexique), centre traditionnel de rassemblement des Indiens Papagos, est reconstruite trente années plus tard. Les habitants en majorité métis, trouvent, dans cet événement, l'occasion de réaffirmer leur identité et d'assurer la pérennité de leur communauté. L'analyse du processus technique montre par ailleurs que les connaissances techniques mises en oeuvre dans la construction ne sont pas figées. Les opérateurs apprennent, transforment et innovent le but qu'ils se sont fixé. On pénètre alors dans le détail des activités, des choix techniques, de la gestuelle et des modalités de communication pour chaque étape de la construction, de la collecte des matériaux aux dernières finitions de la hutte. La technologie est au centre de ce travail qui combine les méthodes de l'ethnologie des techniques et celles de l'ergonomie.
Siècle sombre pour une province périphérique restée à l'écart de la modernisation économique et des progrès de la démocratie, ou siècle chatoyant pour une civilisation originale alors à son apogée, capable de séduire les romantiques en mal d'exotisme? Le XIXe siècle breton est tout à la fois inquiétant et attirant pour le regard de l'autre. Derrière des images stéréotypées dont on décode ici la signification, ce livre propose un tableau nuancé des conflits qui, dans le prolongement des affrontements révolutionnaires et au rythme des changements de régime, opposent en politique et jusque dans leur genre de vie les Blancs et les Bleus. Il repère les voies par lesquelles la modernité commence à ébranler surtout dans les villes, une culture traditionnelle fortement imprégnée de religion. Il dresse un inventaire des multiples initiatives qui, sans reniement du passé, vise à préparer l'avenir (ouverture vers l'extérieur, renouvellement des activités industrielles, amorce d'une révolution agricole) et qui réussissent à faire vivre sur place, pauvrement mais dignement. une population encore foisonnante Biographie de l'auteur Michel Denis a été longtemps professeur d'histoire contemporaine à l'Université Rennes 2 dont il fut le président de 1976 à 1980. Il fut ensuite professeur à l'Institut d'études politiques de Rennes. C'est l'un des meilleurs connaisseurs des milieux politiques bretons. Claude Geslin, professeur émérite, a été successivement professeur d'histoire contemporaine aux Universités de Nantes, de Brest et de Rennes 2. Spécialiste d'histoire sociale. ses travaux sur la Bretagne font autorité. Il a publié notamment Le Syndicalisme ouvrier en Bretagne jusqu'à la Première Guerre mondiale
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.