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Je suis une sorcière. Kaléidoscope d'une vie dansée
Gert Valeska ; Ivernel Philippe
CND PANTIN
23,24 €
Épuisé
EAN :9782804800048
Dans ce livre, Valeska Gert conduit son lecteur de Berlin, où elle naquit en 1892, à Kampen sur l'île de Sylt, où elle mourut en 1978, en passant par l'effervescence créatrice des années 1920 (où s'invente la nouvelle danse expressive, la danse dite moderne), l'exil aux États-Unis pour fuir le cauchemar brun et le retour en Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Retour décevant, où l'artiste prend la mesure de l'oubli dont elle est la victime et forge le concept de « rémigrant » pour rendre compte de sa solitude grandissante. Son autobiographie - précise, lucide, alerte - dont la vivacité, paradoxalement, découle d'une sorte d'humour noir, est sous-tendue par une révolte contre l'oubli. Après une période de notoriété aux alentours de 1930 (la danseuse travaille avec Bertolt Brecht, rencontre Sergueï Eisenstein à Moscou, est célébrée par Vsevolod Meyerhold comme danseuse « bio-énergétique »), Valeska Gert se voit éclipsée par Mary Wigman qui passe pour l'unique inspiratrice allemande de la danse moderne. Pourtant, si Valeska Gert travaille sur des procédés de réduction expressive tendant vers l'abstraction, proches de ceux de Mary Wigman, elle n'en ouvre pas moins une autre voie. À l'opposé du pathos ritualisé, elle choisit la danse grotesque ou satirique qui lui ouvre l'accès au monde du cabaret et du théâtre. Durant l'exil américain, le cabaret l'emporte et, de local en local, Valeska Gert nous emmène dans une sorte d'odyssée où les problèmes d'argent, de personnel, d'intendance semblent occulter tout le reste. Dans les caves et les grottes où elle s'enfonce, Valeska Gert dévoile les racines de la société américaine. Son autobiographie offre de nombreux angles de lecture: esthétique, érotique, social et politique. C'est toute une part frémissante de la culture américano-européenne que nous restitue ce récit sans fard. À la danse grotesque et satirique se mêle une intensification de la vie face à l'angoisse de mort qui confère à cette bacchante des temps modernes une énergie subversive sans cesse renaissante.
Grubwieser Gert J ; Baubin Michael A ; Strobl Henr
Résumé : Dans chaque situation d'urgence, ce guide vous aide à déterminer la conduite la plus efficace pour le patient ! Que vous offre-t-il ? - Un résumé actualisé des urgences possibles et de leur traitement. La sécurité pour le patient et pour le personnel soignant. La disponibilité des informations, accessibles immédiatement. Des éléments concernant les urgences médicales générales. Des mesures de protection personnelles pour le soignant et ses assistants. Un outil de préparation aux examens pour les étudiants en odontologie. Les procédures d'appel des secours en France, Belgique et Suisse. A qui s'adresse-t-il ? Aux dentistes à l'hôpital et en ville. Aux étudiants, y compris pour la préparation des examens. Aux assistants dentaires. Comment se présente-t-il ? Une structuration identique de tous les chapitres : pour une lecture simple et un accès rapide aux informations recherchées. Un classement synthétique des urgences médicales et des a informations générales. Une formulation concise et précise: pour se concentrer sur l'essentiel.
Nygardshaug Gert ; Hervieu Hélène ; Telnes-Tan Mag
Extrait I. Blanc comme le coeur d'une noix de coco La colline aux magnolias au sud-est du village s'illuminait d'un vert tendre dans la lumière rasante du couchant ; la douce brise humide, presque imperceptible, apportait le parfum légèrement amer du canforeira, le camphrier. Au milieu de toute cette verdure trônaient les jacarandas en pleine floraison, tels des phares bleu porcelaine qui attiraient tous les oiseaux - depuis les vautours, les zopilotes, aux colibris, en passant par les toucans au bec si particulier. Une nuée de Statiras, ces papillons citron, décollèrent de leur abri après la brève mais intense ondée de l'après-midi pour voleter en direction du village, attirés par les fortes senteurs du marché de fleurs et de légumes. La température torride faisait remonter de la jungle une sorte de brume. «Va-t'en, petite canaille, sinon je vais invoquer tous les esprits des Obojos et des Kajimis de la jungle pour qu'ils se glissent sous ta couverture la nuit et t'injectent leur poison en te mordant.» Un vendeur de coco tout frêle frappait de son chapeau loqueteux un jeune garçon pieds nus à moitié dévêtu qui s'échappait, rapide comme l'éclair, avec un rire taquin perlant. Mino Aquiles Portoguesa avait six ans, et il avait perdu presque toutes ses dents de lait. Il alla se cacher derrière le tronc du gros platane. Le vendeur de coco ne lui faisait pas peur. Personne parmi les enfants ne craignait le vieil Eusebio et sa charrette à bras, quand bien même c'était lui qui s'agitait le plus, avec la plus grosse voix, quand les garçons venaient traîner un peu trop près de son chariot de noix de coco. Tous savaient qu'au fond Eusebio était gentil. Plus d'une fois, ils avaient reçu de lui une noix entière non coupée. Us n'étaient pas nombreux, les vendeurs de coco sur le marché, à se montrer aussi généreux avec les enfants pauvres. «Minolito ! Viens ici ! On a trouvé quelque chose !» C'était la voix de son camarade Lucas. Mino courut du platane jusqu'à une pile de vieux cageots à légumes. Lucas, Pepe et Armando étaient déjà en train de farfouiller dans les feuilles de chou pourries avec un bâton. Mino inspecta le fond du cageot. «Armando, regarde, un sapito, un petit crapaud blanc. Il essaie de se cacher dans les vieux choux pourris. Ne lui fais pas de mal, Armando !» Armando, qui avait dix ans - presque un adulte à ses yeux -, jeta son bâton pour sortir de sa poche de pantalon un lacet, avec lequel il confectionna un noeud coulant de qualité professionnelle. «On va le pendre, ça va flanquer la frousse aux vendeurs de coco - et du coup ils lâcheront leurs charrettes. Il est venimeux, je vous dis ! Mon grand-père a failli mourir en en touchant un.» Armando abaissa doucement le noeud coulant vers la tête du crapaud, puis tira brusquement d'un coup sec. Lucas, Pepe et Mino, effrayés, eurent un mouvement de recul. Le crapaud se balançait en frétillant, brassant l'air avec ses longues pattes antérieures, mais ses yeux vitreux commençaient à se couvrir d'une membrane mate. Tout frémissant de joie, Armando poussa un rire sauvage en tenant l'animal le plus loin possible de son corps. Mais tout à coup, le crapaud décrivit un mouvement aussi soudain qu'inattendu qui le projeta contre sa cuisse nue. Le garçon, dans un hurlement, lâcha aussitôt l'animal, qui partit se tapir sous les autres cageots de légumes.
Nygardshaug Gert ; Hervieu Hélène ; Telnes-Tan Mag
Résumé : Qui donc est Jens Oder Flirum ? Un délinquant accusé à tort du meurtre de sa logeuse et incarcéré durant de longues années en Norvège ? Un mécène à l'origine d'un ambitieux projet de classification et de sauvegarde de la flore amazonienne ? Un membre éminent de la tribu des Sukuruki habité par l'esprit du jaguar ? Un terroriste international en lien avec l'insaisissable Mino Aquiles Portoguesa ? Oui, tout cela, mais aussi le fossoyeur de cette Europe déchue, démembrée, en proie au chaos d'une guerre totale et insensée.
Conçue par Rudolf Laban (1879-1958), la cinétographie Laban ou Labanotation est un système d'écriture du mouvement capable de transcrire tous les mouvements du corps humain, du plus simple au plus complexe. Elle est utilisée dans des domaines très divers : conservation et transcription de danses scéniques (partitions de ballets), de mime, de danses ethniques et folkloriques, de pratiques somatiques (yoga, Feldenkrais, Bartenieff...).
Dominique Bagouet (1951-1992) cachait une rigueur chorégraphique et une invention radicale sous un sens du jeu et de la couleur qui combinait étonnamment en formels et plaisir du regard. Sa danse drôle et grave, désignant discrètement la défaillance d'un corps dansant qui ne fut jamais guerrier ni victorieux, a ouvert une autre façon d'être danseur et d'être spectateur. Son style ciselé et ses personnages incongrus ont marqué bien des chorégraphes. Quel geste construit-il, souvent en lutte contre l'architecture du pouvoir qui soutient la scène classique ? Cet ouvrage propose aux spectateurs de danse et de Bagouet, aux amateurs d'art et aux chercheurs, un parcours à travers le labyrinthe de son ?uvre remarquable.
Conçue par Rudolf Laban (1879-1958), la cinétographie Laban ou Labanotation est un système d'écriture du mouvement capable de transcrire tous les mouvements du corps humain, du plus simple au plus complexe. Elle est utilisée dans des domaines très divers : conservation et transcription de danses scéniques (partitions de ballets), de mime, de danses ethniques et folkloriques, de pratiques somatiques (yoga, Feldenkrais, Bartenieff...).
Considéré à juste titre comme le fondateur de la modernité en danse, Rudolf Laban explique dans cet ouvrage sa technique d'enseignement de la danse à partir de l'étude des différents éléments dont est constitué le mouvement. Ecrit directement en anglais, ce livre pose les principes d'une danse où le mouvement devient la libre expression d'une émotion (ce qui introduit une nouveauté radicale par rapport au ballet académique où chaque mouvement est codé) et montre comment faire accéder progressivement l'enfant à cette liberté. La liberté qu'Isadora Duncan, sublime météorite, a laissé entrevoir un instant, Laban va la théoriser permettant ainsi son inscription et sa transmission. Il est le père fondateur de la danse moderne. Sans lui, on ne peut concevoir ni le courant de l'expressionnisme allemand ni celui de l'abstrait américain. Voici donc un ouvrage de référence pour toute approche d'une éducation par la danse auprès des enfants et des adultes, un livre actuel quand on sait l'importance accordée à l'enseignement artistique et particulièrement à la danse dans les nouveaux programmes scolaires.