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Les fils de Caïn. L'image des pauvres et des vagabonds dans la littérature européenne du XVe au XVII
Geremek Bronislaw
FLAMMARION
27,70 €
Épuisé
EAN :9782080655066
Les artistes ont toujours été fascinés par les vagabonds et le monde de la misère. Admiré, puis méprisé, le misérable est considéré comme le symbole d'une noblesse spirituelle de la vilenie ; il suscite compassion et vénération, sarcasmes et rejet. Evoqué par les écrivains comme un des éléments de la vie sociale, le mendiant sert souvent à mettre en valeur les vertus du protagoniste du récit, ou à montrer les heurs et malheurs du destin. Souvent aussi, il apparaît comme marginal et dissident, porteur de la vente suprême et d'un sens moral aigu. La littérature a sûrement déformé l'image du pauvre mais c'est dans la réalité qu'elle puise la matière du récit. Nous retrouvons dans cette image un amalgame qui rassemblait des individus très différenciés mais reliés entre eux par un système de "valeurs négatives" : manque de biens, manque de foi, manque de discipline. Cette imagerie péjorative reflète les mutations qui s'accomplissaient alors au sein de la société. Bronislaw Geremek étudie dans ce livre les rapports entre les représentations littéraires de ces "fils de Caïn" et la réalité sociale. Il brosse ainsi une fresque de la misère et du vagabondage telle que les présentent les littératures anglaise, française, espagnole et polonaise du XVe au XVIIe siècle.
La pauvreté, valeur spirituelle et déchéance matérielle, a toujours inspiré des sentiments contradictoires. De la part des individus, compassion et répulsion. De la part des autorités et des pouvoirs publics, institutions de secours et institutions de répression: la pitié, ou la potence. L'un des mérites inégalés de cette synthèse, fondée sur une longue familiarité des archives et des langues, est d'envisager l'attitude à l'égard des pauvres dans toute l'épaisseur de ses multiples implications, religieuses, économiques, juridiques, sociales et mentales. De l'étudier dans toute son extension géographique, de Rome où les papes des temps classiques ont souvent tenté d'enfermer les mendiants jusqu'aux workhouses d'Angleterre en passant par l'hôpital général du "grand renfermement". De le décrire dans toute sa durée, depuis les mendiants de l'Occident chrétien jusqu'aux laissés-pour-compte de nos sociétés d'abondance. Deux mouvements de grande ampleur se dégagent de cette longue histoire: la substitution rapide, à partir du XVIe siècle, avec le développement des économies urbaines et des États monarchiques, de politiques policières à l'aumône et à la charité chrétienne; le développement progressif et très lent, avec l'industrialisation et la misère ouvrière, de la philanthropie et des politiques d'assistance, puis d'assurances sociales. À l'heure de la crise de l'État-providence et d'une réflexion renouvelée sur toutes les formes de la sécurité sociale, cet essai, d'une rare maîtrise, donne une profondeur de champ exceptionnelle à l'un des problèmes les plus aigus, et les plus tragiques, des sociétés contemporaines.
L'Europe a-t-elle encore un projet politique ? Doit-on parler de déficit démocratique ou de crise de légitimité ? Quel avenir pour la Constitution européenne ? Quels scénarios pour demain ? Avons-nous vraiment besoin d'une Europe sociale ? Suffit-il d'étendre les frontières pour devenir une puissance globale ? Cet ouvrage dresse un véritable état de la question et fournit des éclairages précieux et uniques sur le débat européen, ses éléments saillants, ses clivages et ses silences. Une ambition : repenser l'Europe, dans ses principes comme dans ses réalités. A la multiplicité des points de vue traduisant la diversité des disciplines et des nationalités répond le débat entre les générations. Ouvrage de référence autant que boîte à idées, c'est un modèle de ce que l'esprit européen devrait être : multiplicité des voix et des vues ; commune inspiration et détermination à oeuvrer ensemble à bâtir l'avenir.Historien, Bronislaw Geremek est député européen, après avoir été député à la Diète polonaise et ministre des Affaires étrangères.. Sociologue, l'Allemand Robert Picht est vice-recteur du Collège d'Europe.
C'est à l'historien polonais Bronislaw Geremeck - aujourd'hui l'un des membres les plus connus de Solidarnosc - que nous devons cette remarquable étude des Marginaux parisiens aux XIVe et XVe siècles. L'auteur poursuivit en France, grâce au Centre National de la Recherche scientifique et à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, la thèse dont la traduction française parut en 1976. Aux XIVe et XVe siècles, tout un appareil répressif, mis en place face à une situation de jour en jour plus inquiétante, tente en vain de régler le vagabondage, la prostitution, la mendicité, la criminalité. Une ville aussi monstrueuse que le Paris du XVe siècle (peut-être 200000 habitants), sans cesse alimentée par le flux des errants chassés des campagnes, offre un excellent champ d'études. Les poèmes de François Villon recoupent ici les dures leçons des archives judiciaires. En même temps se dévoile une topographie sociale du Paris souterrain dont les données profondes seront de longue durée.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)