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Jésus
Geraud Jacques
POL
11,60 €
Épuisé
EAN :9782867440595
Jésus-Est, Jésus-Sud, Jésus-Ouest Jésus par dessus, Jésus par devant, Jésus par derrière Jésus de la blouse, du manteau, de la robe Jésus des écoles, des boutiques, des cliniques Jésus du petit-gris, du souris, du puce Jésus du printemps, de l'été, de l'automne Jésus du matin, de l'après-midi du soir Jésus-Nom, Jésus-Face, Jésus-Corps Jésus-Nord Jésus en maison Jésus au milieu, Jésus à gauche, Jésus à droite Jésus-Plâtre, Jésus-Papier, Jésus-Placard Jep1, Jep2, Jep3" Jésus, roman, ou plutôt somme, au sens arithmétique : Jésus-Est + Jésus-Sud + Jésus-Ouest = Jésus-Nord, et théologique, mais d'une théologie projetée et rejouée dans l'écriture, en tant que fiction, fixion, fission - "fission" à entendre aussi comme : promotion du Fils. Aux Jésus-Est, Sud, Ouest, on produit et reproduit du Jésus, à partir de - respectivement - le Nom, la Face, le Corps. Au Jésus-Nord on consomme, et consume, les trois Jésus produits. Tout cela dans une grande dépense et un rigoureux délire, pour ne pas trop démériter d'un mythe, ou du mythe, décisif.
Chaque texte de ce recueil de nouvelles pousse une situation ou un fait (un fait divers par exemple) à son extrême logique. Se lèvent alors des multitudes de petites créatures, des hommes, oui des hommes à bien y regarder, minables ou dérisoires, avatars de personnages kafkaïens. Homoncules méticuleux et monstrueux, lancés dans des tâches démentielles, dérisoires, répétitives, destructrices. Jacques Géraud se situe dans la lignée des écrivains de l'absurde. Son écriture, son ton jouent d'une précision quasi maniaque qui débouche sur un comique sans pitié.
Résumé : Saint-Simon invite le directeur du cirque Zavatta à venir réjouir le Roi. Verlaine contacte un avocat pour se marier avec Rimbaud, jeune poète. Négociant en Abyssinie, Rimbaud demande à Madame Desachy, agence matrimoniale, de lui convoyer des prétendantes. Céline et ce même Rimbaud voudraient dissuader leur mère de venir les voir, à Harar ou Bikobimbo. Gide révèle un secret à Mauriac, et Valéry à Gide. Proust informe maman d'un très gros pépin. Voltaire se plaint du facteur Besancenot... 18 lettres loufoques, mais pas que, où l'on aura pris la plume de nos auteurs pour la faire déraper, dérailler, quitte à produire des accidents, drolatiques ou dramatiques, et même emporter ces messieurs, dont une dame (Duras), dans des aventures qui, à les lire, pourraient les laisser cois...
Deux employés en blouse grise trient des crânes. Une femme plonge la tête dans une boîte noire. Une autre se renverse nue sur une table à repasser. Un jeune homme lorgne l'Institute of Oral Love. Un escalier tournant s'élève au milieu de nulle part. ... 47 images, surtout des photos, souvent vintage, drôles, bizarres, et quelques pieuses figures, et quelques détails de tableaux, qui attendaient leurs légendes, décalées, déjantées, glissant de la fantaisie au fantastique. Les zigzags de leur succession dessinent un parcours jalonné de mythes majeurs : la Femme, le Livre, et même le bon Jésus, revu et remanié. ... 47 fragments pour la mosaïque d'un photoroman très, très insolite.
Jacques Géraud construit dix nouvelles en forme de variations autour de trois figures centrales de La Recherche : le Baron de Charlus, la grand-mère, le narrateur. Drôles de corps que ceux qui ici s'affairent et qui dans la poétique de leur imagerie et l'érotique de leurs rapports muent : Encre qu'on boit, Fleur qui pousse, Sac où l'on plonge, Bibendum qu'on gonfle... La faute à qui ? encore à ce Proust, notre plus grand poète, dont on outre ici le prodigieux travail de la métaphore, jusqu'à la totale métamorphose, jusqu'à toute mue.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.