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Géopolitique de l'Eurasie. Le "Pivot oriental" de la Russie : gage de puissance ou échappatoire ?
Levystone Michaël ; Vercueil Julien
CAVALIER BLEU
20,00 €
En stock
EAN :9791031807850
Depuis le "Grand Jeu" au XIXe siècle et les théories de Mackinder au début du XXe, l'Eurasie s'est imposée comme une donne géopolitique majeure. Réalité géographique ou construction idéologique, ce "méta-continent" concentre de grands enjeux actuels, du pivotement de la Russie vers l'Est à la multipolarisation de l'ordre mondial, symbolisée par les élargissements de l'OCS et des BRICS+. Non contente d'avoir réintroduit la guerre sur le Vieux Continent, la Russie de Vladimir Routine promeut une vision antagonique d'un ordre mondial sous influence occidentale qui n'entre pas nécessairement en résonance avec ses voisins, postsoviétiques ("Petite Eurasie") comme asiatiques ("Grande Eurasie"). La levée en masse de l'Eurasie, tiraillée entre des visées géopolitiques hétéroclites, peut-elle garantir à une Russie rejetée par l'Occident sa place dans le concert des grandes puissances ? Michaël Levystone est co-fondateur de l'Observatoire de la Nouvelle Eurasie (ONE) et doctorant au Centre de Recherche Europes-Eurasie (CREE) de l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).
La Russie et l'Asie centrale se trouvent à une croisée des chemins. La mondialisation a ouvert ces pays au monde, avec son lot de promesses et d'incertitudes. Si la Russie, pour maintenir son influence dans une région qu'elle a longtemps dominée, affirme son ascendant sur les plans militaire, politique et économique, de nouveaux enjeux s'imposent : comment les canaux préférentiels d'échanges et de communication russo-centrasiatiques s'adaptent-ils ? De même, les "survivances" de l'ère soviétique font-elles toujours sens au regard des défis de ce début de XXIe siècle et des trajectoires propres à chacune des Républiques d'Asie centrale ? Enfin, la crise du coronavirus peut-elle redéfinir les rapports de force dans la région ?
L'Asie centrale, berceau de civilisations et terre de passage entre l'Asie et l'Europe dans le contexte des mythiques routes de la soie, a connu de profonds bouleversements. Un remodelage administratif sous l'ère soviétique crée les républiques du Kazakhstan, du Kirghizstan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan qui proclament leur indépendance en 1991. Chacune des républiques d'Asie centrale emprunte alors une trajectoire spécifique. Le Kazakhstan, géant de la région, se rapproche des grandes puissances (notamment occidentales). Le Kirghizstan et le Tadjikistan se retrouvent confrontés à de fortes instabilités intérieures. L'Ouzbékistan et le Turkménistan s'enfoncent dans les régimes les plus autocratiques et autarciques de la région. Depuis plusieurs années, des évolutions notables se font sentir dans chacun de ces pays. Exposés aux conséquences induites par le retour des Talibans au pouvoir en Afghanistan en 2021 et par l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, les pays d'Asie centrale démontrent une volonté accrue de renforcer leur dialogue et de tisser de nouveaux partenariats, créant un effet d'aubaine pour les puissances rivales de la Russie. Frappée par la malédiction de l'enclavement, l'Asie centrale se voit ainsi offrir, par cette triste actualité, de nouvelles opportunités pour mettre en valeur ses richesses naturelles et son emplacement stratégique aux confins des puissances russe, chinoise, indienne, iranienne et turque. Un livre incontournable pour mieux comprendre le monde multipolaire en train de s'édifier.
Les cinq Etats centrasiatiques - Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan - forment-ils un ensemble homogène ? Quelles sont les principales richesses minières de l'Asie centrale ? Est-elle une passerelle pour le trafic des drogues afghanes ? La Russie représente-t-elle une menace ou une garantie pour la région ? Située au croisement des puissances russe, chinoise, indienne, iranienne et turque, marquée par le retour des talibans en Afghanistan et la guerre en Ukraine, l'Asie centrale suscite l'attention internationale. Car ces cinq Etats, qui ont tous proclamé leur indépendance de l'URSS en 1991, s'emploient comme jamais à promouvoir leurs intérêts dans une Eurasie en pleine reconfiguration et à faire entendre leur voix au sein d'organisations régionales dominées par Moscou et Pékin. De la Caspienne à l'Altai, l'emplacement stratégique de l'Asie centrale sur le trajet des Nouvelles Routes de la Soie et son fort potentiel en matière d'énergies, de terres rares mais aussi d'agriculture offrent à la région de fortes perspectives économiques. Néanmoins, les défis à relever sont nombreux : développement des forces armées, lutte contre les conséquences du réchauffement climatique, émergence d'une nouvelle génération de citoyens aspirant à davantage de libertés. En 100 clés passionnantes, Michaël Levystone nous éclaire sur cette région en plein essor encore trop méconnue.
L'Empire romain était trop vaste à gouverner"; "L'Empire, c'est la paix romaine"; "Les romains avaient la passion des jeux sanglants"; "L'Empire romain a persécuté les chrétiens"; "Constantin est le créateur de l'Empire chrétien"; "L'Empire tardif, c'est la décadence"; "Tous les chemins mènent à Rome"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Si la science a beaucoup progressé, nos connaissances sur la gémellité sont encore réduites, et à l'origine de bien des idées reçues : "Les vrais jumeaux se ressemblent comme des clones", "Avoir des jumeaux coûte cher", "Une grossesse gémellaire est une grossesse à risque". "Il y a toujours un dominant et un dominé", "Les jumeaux sont télépathes et développent un langage secret"... Largement exploités par la littérature, le théâtre, le cinéma ou la télévision, ces stéréotypes sont tenaces. L'occasion nous est donnée ici de mieux connaître les jumeaux et d'éviter de tomber dans l'écueil des préjugés.
Allez donc vivre en Corée du Nord si vous trouvez la France si liberticide ! " Si la démocratie est "le pire des systèmes à l'exception de tous les autres" , c'est que cet "Autre" doit être un véritable enfer. Or, qu'en est-il vraiment ? La démocratie serait-elle l'exact opposé de la dictature ? La réalité n'est pas aussi simple. Entre dictature, démocratie illibérale et légalité d'exception, les frontières se brouillent. Aussi rassurante que puisse être la distinction entre un "nous" démocratique et un "Autre" dictatorial, les fondements d'un tel discours résistent mal à l'épreuve des faits. C'est la démonstration offerte par ce livre au travers de la réfutation de vingt idées reçues sur la dictature ayant cours dans les domaines de l'économie, du droit, des relations internationales ou encore de la psychologie. Dévoilant biais et préjugés, l'auteure nous invite ainsi, en miroir, à réfléchir sur "nos" sociétés démocratiques.
De ses débuts confidentiels dans la Californie des années 1990 à la profusion d'articles, de livres et de débats, le transhumanisme suscite rejets radicaux ou adhésions extrêmes, de F. Fukuyama le qualifiant d' "idée la plus dangereuse du monde" à ceux qui décrivent ses opposants en "chimpanzés du futur" . Car le transhumanisme, qui entend augmenter les capacités physiques et mentales de l'être humain, allonger considérablement sa durée de vie, n'est pas une simple confiance dans le progrès technologique. Il porte une utopie : le dépassement de la condition humaine. Etant donnée la place croissante qu'il occupe dans le débat public, une synthèse, accessible à tous et qui fasse le point sans parti pris, s'impose. De l'apparition de l'idée à sa structuration dans le temps, des figures fondatrices aux acteurs d'aujourd'hui, cet ouvrage présente les idées centrales de la pensée transhumaniste, les arguments pro- et anti-, pour permettre au lecteur de se forger son propre avis et prendre part au débat.