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ENTRETIEN DE SIMON-PIERRE AVEC JESUS. Edition bilingue français-latin
GEOFFROY D'AUXERRE
CERF
41,00 €
Épuisé
EAN :9782204042871
Geoffroy d'Auxerre, compagnon, ami et secrétaire de Saint-Bernard commente dans ce petit opuscule la question de l'apôtre Pierre à Jésus : "Voici que nous avons tout laissé et nous t'avons suivi, quelle sera donc notre part ? " , et la réponse de Jésus : "... vous siégerez vous aussi... pour juger les douze tribus d'Israël". C'est pour l'auteur un prétexte à formuler d'abord les exigences d'une vie non pas spécifiquement monastique, mais plus largement chrétienne, notamment la pauvreté volontaire, dépouillement non seulement des biens matériels, mais surtout des vices puis, dans un second temps, pour encourager au nécessaire renoncement, de parler de la "session" et du "centuple" qui en seront la récompense. Le texte témoigne de l'extraordinaire assimilation de la Bible chez cet auteur du XIIème siècle, de sa perspicacité à dénoncer les déficiences de ses contemporains, y compris les clercs, et de sa ferveur dans l'évocation du bonheur de la vie éternelle. Texte éminemment spirituel, nourri des Ecritures, l'opuscule de Geoffroy méritait bien d'entrer dans la collection des "Sources chrétiennes" .
Résumé : Ces vingt dernières années ont été marquées par des évolutions importantes dans le domaine des troubles bipolaires. La compréhension de la maladie, son repérage et les outils thérapeutiques médicamenteux et non médicamenteux se sont considérablement améliorés et diversifiés. Il est déterminant que les personnes touchées par cette maladie s'impliquent dans l'élaboration de leur propre programme thérapeutique. Ceci nécessite qu'elles se " forment " à la maladie et aux outils qui permettent de la stabiliser. Cet ouvrage s'inscrit dans cette démarche, qui vise à mettre à la disposition des patients et de leurs proches les explications nécessaires à la compréhension du modèle médical appliqué aux troubles bipolaires. Ce parti pris vise également à modifier les représentations de la maladie et de ses traitements. Conçu autour des questions qui reviennent le plus souvent au cours des consultations, cet ouvrage est une boîte à outils simple à utiliser, qui permettra de mieux comprendre et donc de mieux agir.
Dimension intérieure de l'islam sunnite, le soufisme repose sur la transmission, de maître à disciple, d'une énergie spirituelle vivifiée par le prophète Muhammad. Prenant sa source dans le Coran et dans la Tradition prophétique, cette voie a pour but de délivrer l'homme des passions et des illusions qui l'assaillent, lui permettant ainsi de trouver un espace intérieur d'où contempler les réalités de l'Esprit. Cet ouvrage présente les doctrines, l'histoire et les pratiques initiatiques du soufisme. Il met en relief l'universalisme qui anime cette discipline, véritable antidote contre les divers intégrismes, et présente les perspectives qu'offre le soufisme contemporain ainsi que son rôle croissant en Occident. Biographie de l'auteur Eric Geoffroy: Islamologue et spécialiste du soufisme, il a notamment publié La Sagesse des maîtres soufis (Grasset, 1998), L'Instant soufi (Actes Sud, 2000) et Une voie soufie dans le monde: la Shâdhiliyya (Maisonneuve & Larose, 2005).
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.