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Jean Daive, un décompte
Gentizon Jean-Michel
CREPUSCULES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782918394594
Avons-nous les moyens de vivre sans interroger l'univers, sans inquiéter les coeurs, sans contrarier la vérité ni l'ajuster, sans recruter notre propre séquestration, sans demander l'aide de la terreur ou stratagèmes de fuite. Après la quotidienneté, le rythme, l'autobiographie, l'écho, le reflet comme thématiques ouvertes, qu'y a-t-il sinon l'animal, l'étranger, le fléau c'est-à-dire la contagion, Jean Daive est né en 1941. Il a publié des romans et plusieurs livres de poésie dont le premier, Décimale blanche, au Mercure de France, puis chez Gallimard, aux Editions POL et Flammarion notamment. Il a traduit des oeuvres de Robert Creeley et de Paul Celan. Il a fondé quatre revues importantes : fragment, fig, Fin et KOSHKONONG. Il a réalisé de grandes émissions radiophoniques pour France Culture telles que "Grands entretiens", "Nuits magnétiques" ou "Peinture fraîche". Il vient de publier son premier essai sur le regard : L'Exclusion, aux Editions de la Galerie Jean Fournier.
Brille-Babil est une nouvelle revue dont la couverture ef ? cacement dessinée par Jean-Charles Blais rappelle l'état de notre société et aussitôt l'état du mur. Brille-Babil se destine à montrer les états de la langue et du langage et de mettre l'accent sur des états de vertige - comme lorsque Georges Bataille dans un des premiers numéros de Critique analyse l'oeuvre de Hemingway en l'identi ? ant à Hegel : Georges Bataille af ? rme qu'il y a des vertiges dans l'écriture de Hemingway comme il y a des vertiges dans la pensée de Hegel. Il reste encore à ? xer des vertiges. Brille-Babil en offre le lieu. Ce 3e numéro contient un entretien inédit avec Georges Perec, à ne pas manquer.
Résumé : L'histoire du Fantasio d'Offenbach est digne d'un roman d'aventure : échec retentissant à sa création en 1872 à l'Opéra Comique - largement à cause de préjugés l'égard du compositeur -, la partition disparaît dans l'incendie qui frappe le théâtre en 1887. Grâce à l'énergie de quelques passionnés la version française ressuscite d'entre les flammes en 2017 pour s'imposer comme une partition sensible et poétique, empreinte d'un romantisme subtil mais non dénué d'ironie et de grinçante bouffonerie. A l'occasion du retour de l'oeuvre sur les planches de l'Opéra Comique en décembre 2023, l'ASO consacre un numéro réunissant les plus gands spécialistes de l'oeuvre d'Offenbach. Comme d'usage à L'Avant-Scène Opéra, le volume permet au lecteur de suivre le livret original intégral, en regard d'un commentaire musical et littéraire abondamment illustré de photos de productions, ne discographie et une vidéographie, et une série d'études faisant le point sur le sujet.
Safouan Moustapha ; Frérot Sylvain ; Frau-Frérot D
Comme l'inconscient se signifie à demi-mot, il faut aussi répondre au sujet à demi- mot ", voilà qui n'est pas sans résonances avec cette phrase de Montaigne " la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute ". Ces entretiens avec Moustapha Safouan se sont déroulés sur plusieurs années et s'inscrivent dans un parcours où sont abordées l'histoire de la psychanalyse, la question de sa transmission et celle du désir d'analyste, l'évolution des structures familiales et l'idéologie individualiste, l'actualité du malaise dans la civilisation et la clinique contemporaine. A la question qui a fait relance pour lui " que devient le père à la fin d'une analyse ? ", Moustapha Safouan en vient à cette autre concernant notre époque : le père serait-il devenu un objet partiel ? " L'avenir de la psychanalyse ne tient qu'à sa capacité à contribuer à l'intelligence de notre époque et aux métamorphoses de l'éros, autrement qu?en poussant des cris d'alarme. Encore faut-il qu'elle s'en donne les moyens. " C'est dans cet esprit que ce questionnement s'est ouvert.
BARBE BLEUE OU LE MAITRE DES REJOUISSANCES développe une approche novatrice de la thématique de ce conte. Dans ce très beau texte métaphorique, porté par la splendeur et la menace forestières, Michèle Faivre-Jussiaux explore le chemin et les embuches de la féminité. On est saisi par les évocations qui tracent, tout au long de ce récit, cet enchevêtrement des images que l'on porte en soi, et qui nous portent, pour traduire les traversées ténébreuses, parcours broussailleux dans lequel on peut se perdre mais aussi se retrouver au terme d'une errance pleine d'obstacles. Parcours labyrinthique, mais au bout, la lumière. Les sept femmes de Barbe bleue pourraient bien n'être qu'une seule et même femme dans sa difficile progression à traverser toutes les étapes vers sa liberté, échappant in fine à sa fascination : celle d'être l'objet d'un autre, d'un Barbe bleue, figure imaginaire d'un jouisseur tout puissant. POINTS FORTS : S'arracher à cette fascination, c'est cela le courage, quitter le château aux délices maléfiques pour vivre dans la vérité de son être et se nourrir d'un nouvel amour. Et la dernière femme songe à l'homme qu'un jour elle aimera. Celui qui accueillera ses blessures, ses secrets. Murmurera son nom entrelacé au sien. Avec lui, elle marchera vers un pays où tout se partage.