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Soudain, le fascisme. La marche sur Rome, l'autre évolution d'Octobre
Gentile Emilio ; Raynaud Vincent
GALLIMARD
29,00 €
Épuisé
EAN :9782070145058
Il s?était rasé de près, avait dissimulé son crâne chauve sous une perruque, pris un : tram et, en cette nuit du 24 au 25 octobre 1917, s?était rendu au Palais d?Hiver tour s?emparer du pouvoir. Lénine avait compris qu?il fallait saisir l?occasion favorable qui ne se représenterait pas. Cinq années plus tard presque jour pour jour, dans la soirée du 29 octobre 1922, Benito Mussolini, chauve et mal rasé, vêtu d?une chemise noire, monta dans un train, acclamé par la foule, pour se rendre à Rome et y prendre le pouvoir. Lui aussi avait pressenti qu?il fallait profiter du moment propice. Au terme d?une insurrection de deux jours qu?il avait lui-même baptisée "marche sur Rome", l?Italie n?eut pas seulement un gouvernement, mais une dictature. Si les historiens conviennent qu?il y eut non une révolution bolchevique, mais un coup d?Etat, il n?en va pas de même pour la marche sur Rome. Comment se peut-il, pour reprendre des expressions de contemporains de l?événement, qu?un opéra-bouffe", "une kermesse maladroite", "un rassemblement sans importance d?idiots utiles" ait donné naissance à l?un des régimes les plus tragiquement antidémocratiques et impérialistes du XXe siècle ? Prenant pour fil conducteur du récit la confrontation entre l?homme d?action et l?occasion à saisir, c?est-à-dire le moment où la décision humaine intervient sur les circonstances pour fixer la voie à suivre, sans aucune garantie de succès, Emilio Gentile, dans une étude radicalement nouvelle, montre à l?oeuvre un parti organisé comme une milice qui conquiert le gouvernement d?une démocratie parlementaire paralysée par ses renoncements. Le but de la conquête est affiché depuis le commencement : détruire l?Etat libéral et la démocratie, grâce, à l?indifférence et à la passivité de la majorité de la population. La dictature fasciste débuta dès la marche sur Rome ; puisqu?elle était l?inexorable conséquence de la nature même du parti.
La voix d'Ángela Gentile est une voix étrange : la voix de sa personne et sa voix de poète. Il y a chez Ángela Gentile une nécessité de nommer, comme d'ailleurs chez tout poète, bien que les mots traversés de lumière deviennent peu nombreux, que les poèmes soient remplis de silences, de choses non explicites, à peine suggérées. Ángela Gentile écrit avec la liberté de celui qui sait que la transcendance de chaque mot n'est pas mise en jeu ; que si, un jour la renommée s'assoit à sa droite, ou la Beauté sur ses genoux, à l'instar de Rimbaud, ce ne sera qu'un pur hasard". Guillermo Eduardo Pilía
Résumé : 1992. Elle s'appelle Rita Atria. Elle a dix-sept ans. Elle vient de quitter son village de Sicile pour s'installer à Rome sous une fausse identité. Elle a grandi dans l'antre d'un monstre invisible : la Mafia. Son père, don Vito, en était un parrain respecté, et son frère suivait la même voie. Mais la guerre des clans a rendu les choses invivables. Et Rita a décidé de parler au juge Paolo Borsellino. De rompre la loi du silence. Et de raconter tout ce qu'elle a vu et entendu. C'est une question de vie ou de mort.
Mussolini et le parti fasciste conquirent le pouvoir le 28 octobre 1922. Depuis lors, les historiens n'ont cessé de disputer de questions concernant la nature du fascisme et son sens dans l'histoire contemporaine: fut-il un mouvement autonome ou l'instrument d'autres forces? Eut-il une idéologie et une culture? Fut-il moderne ou antimoderne, révolutionnaire ou réactionnaire, autoritaire ou totalitaire? Fut-il spécifiquement italien ou international? Faut-il parler de "fascisme", c'est-à-dire d'un phénomène unique avec de nombreuses variantes, telles les branches d'un même arbre, ou au contraire de "fascismes", comme autant d'arbres différents partageant des caractéristiques communes? À partir d'une réflexion - articulée notamment autour de l'idéologie, de l'économie, de la culture de l''homme nouveau ", du rôle du parti, de l'État et du mythe de Mussolini, ou bien encore de la religion politique -, Emilio Gentile, spécialiste mondialement reconnu du fascisme, cette"voie italienne du totalitarisme', retrace ici les faits et interprétations indissolublement constitutifs d'un phénomène international tel qu'il a été historiquement: politique, moderne, nationaliste, révolutionnaire, totalitaire, raciste et impérialiste, décidé à détruire la civilisation démocratique et libérale et se posant en alternative radicale aux principes de liberté et d'égalité réalisés par la révolution des droits de l'homme et du citoyen
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.