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C'étaient des enfants / Déportation et sauvetage des enfants juifs à Paris
Gensburger Sarah, Collectif
SKIRA PARIS
24,90 €
Épuisé
EAN :9782081283206
Le sort des enfants juifs est au c?ur de la Shoah. Le choix de persécuter, d'arrêter, de déporter et d'exterminer jusqu'aux nourrissons est l'indice ultime de la radicalité de ce que les Nazis ont qualifié de "Solution finale de la question juive". 11 400 enfants ont été déportés depuis la France. La majorité d'entre eux étaient de petits parisiens. "Survivants", "enfants cachés", "rescapés", les termes sont nombreux pour désigner ces enfants qui ont échappé aux déportations. Ils recouvrent autant d'expériences individuelles et invitent à s'interroger: survivre et après? "Justes", "sauveteurs", "cacheurs", "famille d'accueil", "convoyeurs" ou "résistants juifs", les mots sont également divers pour nommer celles et ceux qui ont pu leur porter porter secours. C'est cette complexité et la diversité de ces enfances juives confrontées à la Shoah que l'exposition et son catalogue entendent présenter. Porté par une volonté de vulgarisation auprès des Parisiens, l'ouvrage espère ainsi faire de ces enfants non des objets mais des sujets de cette histoire, selon la formule de Serge Klasfled. Le livre sera structuré en cinq grands thèmes, traités par des spécialistes de disciplines différentes et illustrés par de nombreux documents inédits: identification et exclusion, arrestations et déportations, sauver les enfants, vivre "caché": survivre et après? se souvenir des enfants, se souvenir de son enfance.
Jean-Marc Dreyfus, historien, spécialiste des aspects économiques de la Shoah, a récemment publié Pillages sur ordonnances (Fayard, 2003); Sarah Gensburger est sociologue, spécialisée dans l'étude de la mémoire collective
A travers les 85 photographies d'un album conservé aux Archives fédérales de Coblence, Sarah Gensburger revient sur l'histoire de la spoliation des juifs à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. Pris par les Allemands entre 1940 et 1944. ces clichés ont été rassemblés en album en 1948 par les services alliés en charge de la restitution des biens volés aux juifs. Si plusieurs images donnent t voir le séquestre du Louvre et le pillage des collections artistiques, la plupart concernent le travail de tri effectué par des détenus juifs du camp de Drancy. Trois camps annexes ont en effet existé à Paris entre 1943 et 1944, dans lesquels près de 800 internés ont travaillé quotidiennement au conditionnement du contenu de 38000 appartements parisiens. La diversité des sites (musée du Louvre, Palais de Tokyo, Gare du Nord, Lévitan, magasins généraux d'Aubervilliers et Bassano) souligne l'emprise de la spoliation sur la capitale. Matelas, postes de TSF, batteries de cuisine, jouets d'enfants, linge de maison...: ces clichés montrent également avec force la pauvreté et la banalité des possessions de l'écrasante majorité des familles juives, ainsi que la normalisation et la nature absolue du pillage. Reflet de l'entreprise de destruction totale, par le pillage de leurs biens, de toute trace de l'existence des juifs, ces images constituent, simultanément, une des traces de cette existence même. Elles donnent également la parole à ceux qui en sont les personnages, presque invisibles: les internés des camps annexes de Drancy. Ceux-ci ont en effet peu témoigné de leur expérience. Ce livre-enquête tente de comprendre leur silence.
Gensburger Sarah ; Wustenberg Jenny ; Dauzat Pierr
Résumé : Les images de manifestants mettant à terre une statue du marchand d'esclaves Edward Colston au Royaume-Uni ou celles de la grue soulevant de leur piédestal le général confédéré Robert E. Lee et son cheval aux Etats-Unis ont fait le tour du monde. L'attention extraordinaire portée par le public et les médias à ces déboulonnages suggère que nous sommes témoins d'un moment charnière dans la politique mondiale de la mémoire. En faisant appel à près de cinquante historiens et historiennes, sociologues, anthropologues du monde entier, Sarah Gensburger et Jenny Wüstenberg invitent à saisir, sur le temps long, les nombreuses formes de cette "dé-commémoration" . La suppression de symboles publics n'est ni une pratique nouvelle, ni une singularité occidentale, ni, nécessairement, l'action de militants luttant contre les héritages racistes et coloniaux. Elle est le résultat d'idéologies et d'intérêts politiques très différents comme, parfois, la conséquence de phénomènes plus ordinaires. Des statues de Lénine en Ukraine à celle de Joséphine de Beauharnais en Martinique, des noms de rues en Algérie ou à Vichy au cimetière de Khavaran en Iran, en passant par les monuments coloniaux en Namibie ou l'acte de voter aux Etats-Unis, le mouvement se révèle complexe et diversifié. Une réflexion essentielle sur la manière dont les sociétés peuvent transformer, ou non, le passé. Sarah Gensburger est politiste et sociologue, directrice de recherche au CNRS, à Sciences Po Paris. Elle a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels, avec Sandrine Lefranc, A quoi servent les politiques de mémoire ? (Presses de Sciences Po, 2017), traduit depuis en quatre langues, et Qui pose les questions mémorielles ? (CNRS Editions, 2023). Jenny Wüstenberg est professeur d'histoire et d'études de la mémoire à l'université de Nottingham Trent et cofondatrice de la Memory Studies Association. Elle a publié plusieurs ouvrages, dont Civil Society and Memory in Postwar Germany (Cambridge University Press, 2017) et Handbook of Memory Activism (co-direction, Routledge, 2023).
Résumé : "J'habite à mi-chemin entre la place de la République et la salle du Bataclan. Le vendredi 13 novembre, nous sommes rentrés à 21 heures. Nous n'avons d'abord rien entendu. Puis le bruit assourdissant des sirènes, l'avalanche de coups de fil. Une nuit blanche. Et le jour d'après. Une nuit semblable à celle vécue par tous les habitants du quartier. A cet égard, rien de singulier. Rien, probablement, qui vaille la peine d'écrire. C'est sur l'après, lorsque l'Evénement lui-même est "passé", que portent ces chroniques sociologiques du bas de chez moi." Du 27 décembre 2015 au 6 octobre 2016, sur presque un an, la sociologue de la mémoire et habitante du XIe arrondissement Sarah Gensburger a tenu des chroniques sur les transformations et la vie d'un quartier, son quartier. Documentant chacune de ses réflexions de photographies prises sur le vif, c'est l'Evénement et sa portée collective et/ou intime qu'elle met au jour, la manière dont se créent une mémoire et des archives du temps présent. C'est également le retour sur une année complète qui a vu la place de la République devenir "mémorial" et être "occupée" (Nuit debout). Au-delà, ce livre invite à observer nos lieux de vie, à les découvrir porteurs de traces et de mémoire, à les surprendre habités par les remous de la société et par la vie, tout simplement.
Véritable promenade visuelle à travers le musée du Louvre, cet ouvrage propose une sélection de près de 500 ?uvres: incontournables, historiques, audacieuses ou étonnantes, elles proviennent de toutes les contrées du monde et de toutes les époques. De la Mésopotamie à la Grèce antique, de l?Occident médiéval aux grandes écoles de peinture, de la sculpture aux arts graphiques, ces chefs-d??uvre sont organisés en suivant les départements du musée. La mise en scène de détails surprenants ainsi que l'association inattendue de certaines ?uvres apportent un regard nouveau sur l'une des plus grandes collections du monde.
Frigeri Flavia ; Stief Angela ; Tate Sue ; Longrée
En dépit de la brièveté de sa carrière, les huit années de création d'Evelyne Axell témoignent d'une oeuvre foisonnante et cohérente. Par son style et son imagerie, celle-ci s'inscrit sans détour dans l'esprit du Pop Art, tout en adoptant une position ouvertement féministe. A travers ses collages, peintures, dessins, assemblages et installations, Axell a su synthétiser les bouleversements d'une époque : libération de la femme, avènement de la société de consommation, révolution sexuelle... De plus, l'obsession contemporaine pour le plastique la conduit à expérimenter de nouveaux matériaux, dont l'usage se généralise, et qui offrent alors de nombreuses possibilités. La récente "redécouverte" de son oeuvre, dans la perspective d'une relecture féministe et plus égalitaire de l'histoire de l'art, a permis, en retour, de jeter un nouvel éclairage sur la création artistique des années 1960 et 1970. A ce titre, l'oeuvre d'Axell constitue un formidable enjeu de critique historique.