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Curiosités et anonymes. L'Ecole des filles ; La Messaline française
Genand Stéphanie
GARNIERPARIS
7,50 €
Épuisé
EAN :9782351840641
LA COLLECTION : VINGT CHEF-D'OEUVRE DE LA LITTERATURE LIBERTINE ET EROTIQUE : Ces textes célèbrent tous, et avec quelle vivacité, l'amour, le plaisir et les sens. Ils prônent un authentique savoir-vivre libertin. Objets de scandale à leur époque, ils ont circulé sous le manteau, et certains ont même valu à leur auteur les cachots de la Bastille. Mais loin de se limiter à cette dimension licencieuse, ces oeuvres littéraires, dont les audaces sont transfigurées par un style et un esprit étincelants, sont porteuses d'une formidable volonté d'émancipation. La morale, les dogmes, les interdits sont battus en brèche par des auteurs qui, à quelques années de la Révolution française, prêchent l'impatience et la révolte. Diderot, Sade, Casanova, Rétif de la Bretonne, Mirabeau, Laclos, parmi d'autres auteurs moins connus, mais tout aussi importants pour la compréhension de l'histoire des moeurs et des idées, représentent une génération insolente et turbulente dont les écrits n'ont rien perdu de leur force et de leur éclat pour le lecteur d'aujourd'hui. "Enfer", mais aussi envers de notre littérature : ces titres invitent les lecteurs à découvrir, pour leur plus grand plaisir, un pan caché de l'histoire littéraire française qu'ils n'ont jamais étudié à l'école. Chacune de ces oeuvres rares, préfacée et annotée par l'un des meilleurs spécialistes de l'auteur, est présentée dans une édition luxueuse comportant un cahier de documents et de gravures d'époque. UNE COLLECTION SOUS LA DIRECTION ARTISTIQUE DE NATHALIE RYKIEL La direction artistique de cette collection a été confiée à Nathalie Rykiel, figure éminente de l'élégance parisienne et de la féminité. La créatrice a prêté son talent et son imagination pour faire de chacun de ces ouvrages un objet raffiné.
A l'heure où les pratiques d'enquête et de recherche en sciences sociales se trouvent de plus en plus sauvent troublées par les enjeux éthiques qui s'y font jour et par l'importance croissante des dispositifs qui prétendent les réguler, cet ouvrage entend offrir un cadre de réflexion innovant et documenté. Conflits de loyauté à l'égard des enquêtés, poursuites en justice, accusations d'excuser les délinquances, multiplication des chartes et des comités d'éthique, recours aux big data, pressions exercées sur les chercheurs, mise en cause de la sociologie critique au nom de l'impératif de neutralisation axiologique, impossibilité d'enquêter en raison de l'exigence de consentement des acteurs, pression des commanditaires... La liste des difficultés auxquelles le chercheur est susceptible de se heurter pourrait encore s'allonger. S'appuyant sur de nombreux exemples où enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques s'entrecroisent, l'ouvrage constitue un outil précieux pour le chercheur confronté aux dilemmes éthiques de sa pratique.
Le XVIIIe siècle s'est longtemps défini comme le temps descertitudes et des grandes idées: nature, bonheur, libertinage,Lumières et raison militante, autant d'étendards qui dessinentle visage d'une époque placée par la Révolution sous le doublesigne de la perfectibilité et de la philosophie. Cette lecture,fondée sur le programme de l'Encyclopédie et le triomphe dusavoir dans les années 1760, laisse pourtant dans l'ombrel'autre visage du siècle: celui qui élit la marge comme espacelégitime, il est des auteurs inclassables et des oeuvres quiéchappent aux codes de leur époque. Ce volume se proposed'examiner du XVIIIe siècle non plus ce qui se construit avecévidence, mais ce qui se défait; de privilégier sur laconstitution des savoirs leurs mutations, sur l'identité lemouvement, sur la certitude les dissolutions; d'explorer, aulieu des espaces familiers, les terres inconnues qui jouxtent lesfrontières. De la Régence, partagée entre l'autorité du Grandsiècle et la volonté de rupture, au Consulat, dont le monde enruines impose une refondation des modèles, de nouvellesfigures émergent, qui révèlent une prédilection pour lestrajectoires à l'écart. Les textes réunis dans cet ouvrageinterrogent, à partir de différents corpus (fictions, mémoires,dictionnaires, écrits sur l'art et la musique), ces parcoursdissidents du XVIIIe siècle.
A travers une sélection choisie d'extraits de ses oeuvres et de sa correspondance, Stéphanie Genand révèle la puissance intellectuelle de Germaine de Staël et le courage des combats qu'elle mène pour la liberté. Théoricienne de la politique, la fille de Necker publie d'ambitieux traités analysant avec lucidité les événements révolutionnaires. Il importe pour elle, en 1800, que ses contemporains réapprennent à vivre ensemble et modèrent les passions qui clivent le pays et empêchent l'établissement d'un pouvoir juste et acceptable. Partisane du progrès et de la neutralisation des conservatismes comme des préjugés nationaux, Germaine de Staël est condamnée à douze années d'exil par Napoléon. Romancière, elle inscrit aussi la production littéraire au coeur du processus social et culturel en officialisant la naissance de la "? littérature ? " au détriment des "? belles-lettres ? " . La sympathie, la pitié, mais aussi le mystère de l'âme lui inspirent des fictions (Corinne ou l'Italie, Delphine...) qui renouvellent le paysage esthétique euro-péen et interrogent la place des femmes dans l'espace public. Féministe, esprit libre et engagé, Germaine de Staël est une autrice majeure du xviiie siècle dont la pensée, d'une étonnante modernité, éclaire notre actualité.
Femme de pouvoir et d'esprit, ouverte aux idées révolutionnaires mais attachée à l'Ancien Régime, Germaine de Staël symbolise bien son époque aux tendances politiques contradictoires. Son importance au sein du milieu intellectuel européen, ses relations conflictuelles avec Napoléon, et la proximité qu'entretiennent ses écrits et ceux de Sade sont autant de points qui sont ici abordés pour saisir la complexité de Mme de Staël. "L'exil m'a fait perdre les racines qui me liaient à Paris et je suis devenue européenne." Germaine de Staël à Mme de Berg, 5 mai 1814.
Chants, poèmes, lettres, discours, graffitis inscrits sur les murs des prisons avec leur sang, airs fredonnés par les "soutiers de la gloire", comme les appelait Pierre Brossolette.... De Jean Moulin à Berty Albrecht, du cardinal Saliège au pasteur Boegner, de René Cassin à Henri Frenay, de Louis Aragon à Max Jacob, les héros connus ou moins connus de la Résistance ont choisi de désobéir à des lois pour obéir à leur conscience. Les mots du peuple de la nuit évoquent moins la haine ou le désir de vengeance que l'espoir et la vie. Contre la terreur et l'arbitraire, contre le défaitisme et la résignation, ces voix de la liberté chantent à l'unisson la même leçon de courage et d'insoumission.
Tombeur de ministères", "Tigre", "premier flic de France", "Père la Victoire"... La carrière de Georges Clémenceau fut longue et elle a marqué l'histoire de France et de l'Europe depuis le Second Empire jusqu'à la veille de la crise de 1929. Tour à tour enfermé dans Paris assiégé en 1870, maire sous la Commune, médecin des pauvres à Montmartre, député, sénateur, dreyfusard, journaliste, écrivain, ministre de l'intérieur, président du Conseil, constamment en mouvement, on l'a jugé souvent insaisissable et contradictoire. Son unité vient d'ailleurs : il a porté, contre tous les conformismes, un individualisme farouche, servi par un courage rare. Au service du patriotisme, de la République, de la beauté, de la justice, des droits de l'homme, de l'anticolonialisme, de la santé et de la culture pour le peuple, dans tous les ordres de la pensée et de l'action, il se rebella sans relâche, parfois injuste mais toujours sincère, contre la fausse évidence des lâchetés et des compromissions.
Voici réunis les grands textes de combat de la tradition janséniste, mouvement théologique, intellectuel puis politique, qui ébranla la France d'Ancien Régime et le pouvoir de la papauté. En redéfinissant, dans le sillage de saint Augustin, la place de la grâce et de la prédestination, en affirmant les droits de la conscience individuelle contre la raison d'Etat, les jansénistes ont porté une parole rebelle contre les contraintes et les hiérarchies. Puisant son inspiration dans L'Augustinus de Corneille lansen (1640), introduit en France par l'abbé de Saint-Cyran, le jansénisme se développe d'abord au couvent de Port-Royal, avant de gagner d'autres milieux ecclésiastiques et la haute société. Pascal, Racine ou plus tard l'abbé Grégoire subirent la forte imprégnation de cette hérésie ", ferment d'aspirations nouvelles à l'égalité entre tous les fidèles, hommes et femmes, clercs et laïcs.
Ils ont fustigé la République, brocardé la modernité, bataillé pour la défense du trône et de l'autel. Polémistes par amour du verbe, rebelles par haine du présent, insoumis par fidélité à la tradition royaliste, les chantres de la contre-révolution ne se sont pas relevés du fourvoiement d'une partie des leurs sous le régime de Vichy. De Rivarol à Roger Nimier, de Joseph de Maistre à Pierre Boutang, de Louis de Bonald à Michel Mohrt en passant par Chateaubriand, Balzac, Barbet d'Aurevilly, Charles Maurras, Georges Bernanos, voici réunis les grands textes d'une sensibilité irréductible aux classifications simplificatrices. Entre littérature et politique, anarchisme de droite et réaction, dandysme hussard et traditionalisme, ces anticonformistes ont voulu incarner le versant chevaleresque de l'esprit rebelle français.