Dans la plupart de pays riches, il suffit d'ouvrir un robinet pour que l'eau coule... et pourtant 1,4 milliard de personnes sont privées d'eau potable. Quelle gestion, équitable et respectueuse de l'environnement, faut-il mettre en place pour que chacun puisse avoir accès à cette ressource naturelle, indispensable à la vie ? Comment en réduire la surconsommation, comment en répartir La distribution, comment la préserver des risques de pollution, tels sont quelques-uns des problèmes à résoudre aujourd'hui, alors que le développement industriel et les modes de production agricoles ont radicalement modifié La relation à L'eau que les sociétés humaines avaient su mettre en place au fil du temps. L'eau s'échange, se transfère, se vend... elle devient source de conflit, ou, parfois, de coopération... là où l'on croyait La ressource inépuisable elle commence à manquer. Les échanges et Les débats qui se sont déroulés pendant le 15e Carrefour du Mans sont autant de témoignages, d'interrogations, de propositions qui ne peuvent que nous alerter sur les dangers que court l'eau. '
Résumé : Freud chérissait son étude Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci. Un contresens lourd de conséquences l'entachait pourtant. L'" oiseau " du Vinci étant milan et non vautour, que restait-il d'une interprétation reposant en partie sur une intervention de la mythologie égyptienne concernant Mout la déesse-vautour ? Plus grave : le discrédit jeté sur l'ouvrage de Freud n'allait-il pas s'étendre à toute tentative de psychanalyse hors cure ? Disculper Freud ? Tentant ! Une autre voie s'est ouverte lors d'un travail recensant les étapes de la polémique autour du Léonard de Freud : depuis les travaux du critique d'art américain Meyer Schapiro et la riposte de Kurt R. Eissler, jusqu'aux études les plus récentes. Cette voie, c'est précisément Schapiro qui nous l'ouvre en rappelant des sources de l'inspiration de Léonard méconnues par Freud : à savoir l'efflorescence, dans l'Occident chrétien des thèmes iconographiques relatifs à la Vierge Marie et tout particulièrement du schème de la " Sainte Anne en tierce " - triade associant à l'Enfant Jésus la Vierge Marie et Anne. Scénario qui préoccupa le Vinci pendant des années. Plus besoin d'imaginer, avec Freud, le détour d'un Léonard découvrant le mythe de Mout ! Il faudra aller directement à l'inspiration judéo-chrétienne, aboutissant à la mariologie et à la dévotion à sainte Anne. D'où la dérive, imprévisible au début, de ce travail : entre mythologie égyptienne et théologie biblique se déploient, énigmatiques, des scénarios de séduction originaire. Une telle dérive ne nuit en rien à la psychanalyse hors cure qui se révèle toujours partie intégrante de la psychanalyse tout court.
Résumé : Une géopolitique des empires à travers six mille ans d'histoire n'avait jamais été tentée. C'est ce que réalise cet ouvrage, depuis le premier empire (celui de Sargon, en Mésopotamie) jusqu'à l'effondrement du dernier, l'Union soviétique. Forts de cette appréciation du temps long, les auteurs invitent à appréhender le monde de demain, celui qui suivra la crise majeure que nous traversons. Comment l'industrialisation, l'urbanisation et la réduction de l'espace-temps bouleversent les équilibres ? Quel rôle primordial joue la géographie dans l'histoire ? Quelle place les différentes nations occuperont dans le monde ? Faut-il croire à un amenuisement décisif du rôle des Etats ? Quel type de confrontation les Etats-Unis et la Chine vont-ils exercer étant donné leurs intérêts d'Etats, et leur souci de conserver ou de restaurer leur imperium ?
Bey Pierre, Gérard Jean-Pierre, Schlumberger Marti
Pierre Bey est professeur émérite de cancérologie-radiothérapie de l'université de Lorraine, ancien directeur de l'hôpital de l'Institut Curie, à Paris. Jean-Pierre Gérard est professeur de cancérologie-radiothérapie de l'université de Nice, et ancien directeur du centre Antoine-Lacassagne, à Nice. Martin Schlumberger est professeur de cancérologie biologique de l'université Paris-Sud, chef du service de médecine nucléaire et du département d'imagerie médicale de l'Institut de cancérologie Gustave-Roussy, à Villejuif.
Nul ne saurait ignorer aujourd'hui l'importance des médias. Avec le souci d'apporter leur pierre à l'édifice des réflexions qu'ils suscitent, Le Monde diplomatique et l'association des Carrefours de la pensée ont retenu cinq thèmes qui sont autant d'interrogations majeures sur la qualité, les moyens et les conditions de production de l'information dans le monde. Les nouvelles technologies, les nouveaux moyens de communication performants et à diffusion quasiment instantanée ont-ils permis une meilleure information ? De véritables empires médiatiques se sont progressivement constitués aux motivations principalement financières et politiques : quelle est leur influence réelle ? Faut-il les considérer comme les nouveaux maîtres du monde ? Les femmes et les hommes, dont le métier est de nous informer, peuvent-ils le faire en toute indépendance ? La liberté de la presse existe-t-elle vraiment ou n'est-elle qu'un vain mot ? Analyser le rôle et le positionnement des médias en période de crise, lors des conflits majeurs - notamment des guerres -, révèle un aspect essentiel de la nature des médias ou, pour le moins, de leur instrumentalisation. Sans vouloir en faire une ambitieuse synthèse, la dernière séquence s'interroge sur le rapport des médias avec le pouvoir politique et l'exercice de la démocratie. Chaque auteur, qu'il soit chercheur, penseur, acteur, nous livre sa réflexion ou son expérience de façon claire et documentée. Nul doute que le lecteur observera désormais les médias avec un regard différent.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.