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Mon Mai 1968
Geismar Alain
PERRIN
16,80 €
Épuisé
EAN :9782262028251
Geismar, Cohn-Bendit, Sauvageot: leur photo, poing levé ou mégaphone aux lèvres, à la tête d'une marée humaine, a fait le tour du monde voilà quarante ans et incarne encore aujourd'hui Mai 68. Au moment où certains croient judicieux de caricaturer ce moment capital de notre histoire récente, Alain Geismar a souhaité livrer son témoignage, expliquer ses choix et ses attentes, faire partager ce que fut, pour lui et des milliers d'autres, le lumineux mois de mai. On apprendra ici quantité de détails inconnus, mais surtout on comprendra comment s'est levée la vague de mai, pourquoi elle a eu cette ampleur, les obstacles sur lesquels elle a buté et les prolongements qu'elle a connus, via l'aventure de la Gauche prolétarienne. Sans complaisance, ni tentation autojustificatrice, Alain Geismar livre un témoignage indispensable à l'histoire du temps présent
Anderson Sherwood ; Geismar Maxwell ; Muller Henry
Sherwood Anderson déploie tout son talent de conteur dans ce recueil de vingt-neuf nouvelles sélectionnées dans ses oeuvres complètes et parfaitement représentatives de son univers. Observateur hors pair de la vie sociale, il pénètre avec clairvoyance et précision jusqu?aux tréfonds de l?âme de ses personnages. Ces courts récits racontent souvent, sans tabous ni détails superflus, le quotidien d?hommes et de femmes issus de milieux sociaux défavorisés. De petites gens, certes, mais à la psychologie complexe et torturée; des personnages en quête d?accomplissement dont le désir n?est jamais assouvi. Les nouvelles possèdent également un côté plus lumineux: l?auteur évoque sa propre vie de vagabond, son désir d?ailleurs et de voyage, cette perception aiguisée que l?on développe quand on est étranger dans une ville ou un pays. La plupart des histoires ont d?ailleurs une forte dimension autobiographique, et sont le plus souvent écrites à la première personne. Bien que le recueil se caractérise par une forte unité stylistique, chaque nouvelle est différente des autres, et se déguste rêveusement, comme Telle une reine, qui parle d?une femme qui a connu beaucoup d?hommes mais a compté d?une manière particulière dans la vie de chacun, et Le triomphe du moderne, dont le protagoniste est un peintre raté qui écrit une lettre extraordinaire à sa vieille tante malade, et se retrouve désigné héritier de sa fortune par la simple puissance de ses mots?
Résumé : Il faut élaborer une nouvelle clinique pour le traitement des toxicomanes qui puisse relever le défi du changement. En effet, contrairement à une idée reçue, les toxicomanes demandent à changer, car ils souffrent bien souvent de ce qu'ils vivent. Ils le peuvent, pourvu que les thérapeutes mettent en ?uvre des stratégies adaptées. Ce livre propose, à partir de situations cliniques, une réflexion nouvelle et dynamique sur les possibilités d'intervention auprès des toxicomanes. Si le but du traitement est, d'une manière générale, le changement, ce dernier ne se résume pas à l'arrêt de la consommation de drogues. Les objectifs sont aussi variés que les situations auxquelles est confronté le clinicien et les moyens mis en ?uvre. Quant aux toxicomanes, on découvre ici avec intérêt qu'ils ne sont pas totalement aliénés par leur toxicomanie, et que leurs potentialités évolutives sont grandes. Pour que ce travail clinique puisse advenir, certaines conditions doivent être remplies, qui relèvent de la politique de lutte contre la toxicomanie et de l'organisation des soins. La réduction des risques fait aujourd'hui figure de politique " officielle " en la matière. Elle demeure indispensable pour lutter contre la contamination des toxicomanes par les virus du sida et des hépatites, mais elle ne saurait sans effets pernicieux étendre son champ d'action à l'infini. En réalité, réduire la toxicomanie à ses seuls risques somatiques revient à dénier la dimension de souffrance psychique qui s'y rattache, et que tout thérapeute se doit d'essayer de soigner. Ce livre nous permet pour une fois de pénétrer -sans voyeurisme- à l'intérieur d'un cabinet de thérapeute, tant les situations cliniques y abondent. Cette part voilée de l'activité des psychiatres nous est révélée sans arrogance mais aussi sans crainte de marquer l'audace et l'initiative du thérapeute.
Le livre d'un médecin de terrain pour aider à soigner les toxicomanes. Une contribution essentielle pour comprendre les évolutions des politiques de santé en matière d'usage des drogues et l'accompagnement dont doivent bénéficier les plus vulnérables.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.