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La VAE à l'université. Une approche monographique
Géhin Jean-Paul ; Auras Emmanuelle
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753514751
Reconnue pour sa fonction de construction et de transmission des savoirs, l'université est interrogée par les dispositifs de validation des acquis. La VAE modifie les pratiques et les représentations des enseignants-chercheurs qui se voient attribuer une fonction nouvelle de reconnaissance des savoirs de l'expérience, et transforme l'identité professionnelle des personnels des services de formation continue. Dans cette logique, la validation des acquis peut se percevoir comme un vecteur potentiel de changement dans un contexte marqué par les effets de la massification des années 1990, puis par la baisse tendancielle des effectifs, la montée des préoccupations de professionnalisation et d'insertion des diplômés. L'ouvrage rend compte de la mise en oeuvre de la loi dans une université de taille moyenne, implantée dans une ville de province, à travers une approche monographique du dispositif développé au jour le jour; il met l'accent sur les caractéristiques du public et sur les interactions entre les acteurs qui inventent au quotidien les règles et les normes sociales de validation. Ce travail est original à plusieurs titres : il est le fruit d'une rencontre entre la demande sociale (le besoin d'un service de formation continue de prendre de la distance avec sa pratique) et un laboratoire de recherche s'intéressant finalement à lui-même : des enseignants-chercheurs acteurs du dispositif de VAE le considérant aussi comme objet de recherche. Cette démarche, entre science et terrain professionnel, nettement pluridisciplinaire, croise approches sociologiques, psychologiques et gestionnaires et permet d'interroger un certain nombre d'idées reçues sur la VAE à l'université.
Le Craver Jean-Louis ; Géhin Elisa ; Murcier Célin
Résumé : La toute petite, petite bonne femme met à refroidir sa toute petite, petite omelette sur le bord de sa toute petite, petite fenêtre. Mais voilà que, tzzz, une mouche passe par là. Un conte du bassin méditerranéen.
458 articles, 36 protocoles, d'innombrables déclarations et interprétations : le texte du Traité établissant une Constitution pour l'Europe est tout sauf accessible à l'immense majorité des Français. Il s'agit d'un objet juridique d'une très grande complexité, mais aussi, d'une extrême opacité et d'une rare ambiguïté. Ce texte pourra, le cas échéant (mais en fait c'est le but à peine dissimulé), autoriser toutes les dérives, et surtout, celles qui iront dans le sens de la construction d'un système fédéral intégré, pour mettre sous tutelle des États membres réduits au rôle dérisoire de Länder à l'allemande ou de Provinces à la canadienne. Quel est le principal reproche que l'on peut faire à cette Constitution ? C'est de bander les yeux aux citoyens et de les livrer pieds et poings liés aux institutions de l'Union. Conformément à la tradition universitaire, un certain nombre de professeurs de droit, opposés au traité établissant une Constitution pour l'Europe, ont décidé de se réunir pour débattre librement entre eux, et avec le public présent, des différentes questions juridiques et politiques posées par ce texte sans clarté ni cohésion. Comme le dit avec fermeté Jean Foyer : "le respect de la démocratie commande de dévoiler la vérité, c'est-à-dire de faire connaître, dans une langue compréhensible, ce que contient la Constitution pour l'Europe, en quoi elle innove, quelles conséquences ces innovations comportent. Voilà ce qui incombait aux pouvoirs publics et voilà ce qu'ils n'ont pas fait."
Dans un premier livre, Autour de L'Ecluse, Christian Stalla évoquait ses souvenirs de chanteur avec sa partenaire Michèle dans ce cabaret mythique de Saint-Germain-des-prés. Dans un second, Un cabaret rue Mouffetard, il racontait la création de cette petite cave d'art et d'essai qu'il créa avec sa compagne Kanine, au lendemain de Mai 68. Pour clore cette trilogie, c'est dans le quartier des anciennes Halles de Paris qu'il nous entraîne au Centre d'animation et de rencontres, au temps des communautés de babas, dans cette rue Saint-Denis, voie royale chargée d'histoire, qui était alors, dans ces années 70, un haut lieu de la prostitution.
Huit mois de guerre aérienne au-dessus de la Libye sont réunis dans ce livre exceptionnel. Pour la première fois depuis la fin des opérations, en octobre 2011, un ouvrage illustre l'engagement des aviateurs, pilotes et mécaniciens de l'Armée de l'Air avant et pendant Harmattan, en Corse, en Crète, en Italie, et dans le ciel libyen.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni