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Le syndicalisme enseignant
Geay Bertrand
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707146977
Quelles sont les spécificités du syndicalisme dans l'Education nationale ? Quelles sont ses origines et quelles évolutions a-t-il connues récemment, de la crise de la fin des années 1980 aux grandes grèves du printemps 2003 ? Comment la syndicalisation dans l'Education nationale a-t-elle évolué ? Cet ouvrage apporte tous les éléments objectifs qui permettent d'appréhender les formes de représentation professionnelle caractéristiques du secteur de l'enseignement. Au-delà, l'auteur rend compte des processus de construction et de reconstruction des identités professionnelles propres à ce secteur d'activité. Dans un contexte marqué par de nombreuses tentatives de réforme du système d'enseignement, il met en perspective, en particulier pour les enseignants les plus jeunes ou pour les usagers, les réactions des personnels à ce qu'ils perçoivent comme une remise en cause du service public d'éducation. Il permet aux enseignants les plus insérés dans la profession de se réapproprier une histoire connue le plus souvent sur un mode intuitif.
Résumé : Ce numéro vise à rendre compte d'un paradoxe. Alors même que la diversification des formes familiales a été légitimée par la loi, l'idéal de la famille de deux enfants est aujourd'hui largement partagé. Pour autant, les manières d'être parent font l'objet d'une multiplicité de normes, plus ou moins contradictoires, et ce dès l'annonce de "l'arrivée" de l'enfant. D'un côté, le "naturel" est sans cesse convoqué pour qualifier l'enfant à naître et pour inviter à traiter les "besoins" des corps. D'un autre côté, la surveillance et la médicalisation, depuis la grossesse jusqu'à la petite enfance, n'ont pas reculé, dans une alliance réinventée entre la médecine et la psychologie. Les articles proposés dans le numéro mettent en lumière la prégnance de ces normes sociales, variables par ailleurs selon la classe sociale et le sexe. Ils montrent également comment le genre intervient fortement à la fois dans la division sexuelle des rôles parentaux, consacrant toujours le rôle "maternel" des femmes, et dans le travail parental qui participe fortement à la socialisation genrée des enfants. Comme en attestent les enquêtes empiriques exposées dans le numéro, l'exercice de la fonction parentale est encadré par de nombreux dispositifs, dont l'objet s'est étendu depuis une quinzaine d'années sous l'égide d'une nouvelle catégorie de l'action publique : la "parentalité". En amont de la protection de l'enfance, mais aussi dans les politiques scolaires ou de prévention de la délinquance, le mot d'ordre de la "responsabilisation" des parents s'est imposé comme une nouvelle manière d'agir sur les pratiques parentales. Le numéro met ainsi au jour les conséquences potentiellement répressives de dispositifs de "soutien à la parentalité". Enfin, il rend compte des recherches existantes sur l'homoparentalité et de leurs usages dans les débats publics étasuniens.
L'utopie est peut-être de nouveau à l'ordre du jour, et avec elle, la question des "alternatives" , les "expérimentations" sociales, la nécessité que les mouvements sociaux finissent par bousculer l'ordre politique. C'est au prisme des sciences sociales que la question est traitée ici. Comment se font et se défont les espérances politiques ? Comment les expériences comme les grèves, les manifestations et autres "occupations" modifient les façons de se représenter la société ?
Geay Bertrand ; Willemez Laurent ; Béroud Sophie ;
Le rapport des forces politiques issu des dernières élections présidentielles n'est pas une fatalité. Les victoires remportées par la gauche de gauche, sur la scène électorale en 2005, comme dans l'arène sociale en 2006, ne sauraient être réduites à quelques soubresauts irrationnels et sans lendemain. Pour autant, il reste à comprendre ce qui s'est joué au cours des dernières années dans les rapports entre champ social et champ politique, et dans la politique elle-même. Cet ouvrage entend apporter sa contribution à une telle analyse. En mobilisant les résultats de recherches réalisées sur toute une série de terrains complémentaires, il s'agit de saisir le contexte dans lequel a émergé le projet d'un rassemblement de la gauche " anti-libérale ", la configuration des forces politiques concernées et les obstacles rencontrés dans la formation d'un tel rassemblement. Pour une gauche de gauche tente notamment de répondre à trois questions : d'abord le difficile " débouché " politique du mouvement social, ensuite les contraintes liées au fonctionnement du champ politique français aujourd'hui, enfin l'état des différentes organisations ayant de près ou de loin participé à la dynamique unitaire inachevée et les formes d'alliance et de concurrence qu'elles portent aujourd'hui.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.