Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les stratégies des ressources humaines. 5e édition
Gazier Bernard
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707186720
Cercles de qualité, culture d'entreprise, investissement-formation, gestion prévisionnelle de l'emploi, valorisation de l'initiative individuelle, mais aussi licenciements massifs, "petits chefs", patrons absents, pressions antisyndicales, taylorisme, stress : la façon dont les entreprises traitent leurs salariés conditionne une bonne part de la vie de chacun de nous. Les analystes et les praticiens cherchent souvent à clarifier la partie délibérée de ces choix en parlant de "stratégies des ressources humaines". En quoi ces stratégies consistent-elles ? Peut-on les définir et les analyser ? Que peuvent-elles apporter ? Quelles sont leurs limites ? En utilisant les outils de l'économie du travail et de l'économie des organisations, ce livre montre qu'une grille assez restreinte de stratégies de base résume les possibilités de choix des entreprises, qu'il s'agisse de périodes de prospérité ou de crise, comme celle qui s'est ouverte depuis 2008. Cette grille est ensuite appliquée à trois domaines clés de la gestion des salariés : la formation, les syndicats et la participation. L'auteur l'utilise enfin pour éclairer le débat actuel sur la sécurisation des parcours professionnels et sur l'avenir du capitalisme.
Délocalisations, précarité, chômage: avec la mondialisation qui s'accélère, les grandes peurs sont devant nous. Que restera-t-il de nos emplois demain? Quels salaires et quelles conditions de travail pourront-ils nous offrir? Pour répondre à ces questions et fonder un nouvel espoir, ce livre part d'une double conviction. Il faut d'abord sortir du cadre franco-français. Quels sont les pays développés qui s'en tirent le mieux et pourquoi? S'inspirer par exemple du modèle danois, mais aussi des "Fondations de travail" autrichiennes qui épaulent le reclassement des personnes en cas de restructuration; ou encore considérer le congé parental suédois qui favorise à la fois l'égalité des sexes et le retour à l'emploi. Il faut ensuite repenser la "flexicurité" de l'emploi. Comment combiner les exigences de la flexibilité du travail et celles de la sécurité des personnes? En commençant par affronter le cercle vicieux du marché du travail: c'est parce que le chômage est massif que les travailleurs s'accrochent à leur emploi. Parler de "mobilité" apparaît alors comme un emplâtre sur une jambe de bois. Avec des garanties collectives fondées sur le dialogue social, avec des entreprises mises en situation de proposer, seules ou en réseau, des parcours professionnels stabilisés, il est possible de reconstruire la confiance. Cela suppose une nouvelle organisation sociale que ce livre met au jour. Nous avons les expériences, nous avons la boussole, il est temps d'avancer vers le modèle social européen du XXIe siècle. Biographie de l'auteur Bernard Gazier est professeur de sciences économiques à l'université Paris I et auteur de Vers un nouveau modèle social (Champs-Flammarion, 2005).Peter Auer, d'origine autrichienne, est docteur en sciences économiques. Il dirige une équipe de recherche sur l'emploi au Bureau international du travail (BIT) de Genève.
Vers un nouveau modèle social Un nouveau modèle social s'invente aujourd'hui en Europe. De multiples expériences, dans divers pays, en donnent les éléments pour l'instant dispersés : rotation des emplois au Danemark, fondations de travail en Autriche, politique du temps des villes italiennes, congés parentaux à la suédoise, comptes-épargne-temps un peu partout. Leur trait commun est de donner plus de droits aux travailleurs, pour maîtriser les choix de leur vie et leur permettre de passer d'une étape de leur carrière à une autre en toute sécurité. De nouveaux droits apparaissent ainsi en pointillé : le droit de changer d'avis, de métier, le droit à la découverte de soi-même. La "flexicurité", mélange de flexibilité et de sécurité, est désormais à la mode et il est temps d'en clarifier le contenu. Il ne s'agit pas d'"équiper les gens pour le marché" en les rendant plus adaptables, mieux formés et plus autonomes. Au-delà de ce programme auquel s'arrête le "social-libéralisme", il est nécessaire d'"équiper le marché pour les gens" en créant les conditions d'un véritable contrôle collectif sur le marché du travail. Ce livre explore les ressorts de ce modèle social-démocrate renouvelé qui recherche un autre plein-emploi respectueux de l'égalité des sexes et des rythmes de vie.
La crise de 1929 fut avant tout un effondrement généralisé de la production dans la quasi-totalité du monde industrialisé. Violente et contrastée dans son déroulement et ses enjeux, elle a fait subir au monde occidental un recul comparable à celui des deux conflits mondiaux qui l'encadrent chronologiquement. A travers des événements convulsifs, c'est la démocratie occidentale qui est apparue en danger, puis victorieuse. Cet ouvrage revient sur l'histoire de la Grande Dépression , ses causes, ses effets. Il analyse les mécanismes économiques en jeu dans cet épisode traumatique du capitalisme contemporain. Il montre enfin comment chaque époque relit cette crise hors norme à l'aune de ses propres urgences comme avec ses acquis. . . Bernard Gazier est professeur d'économie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France. Il est notamment l'auteur, avec Peter Auer, de L'introuvable sécurité de l'emploi (Flammarion, 2006).
Résumé : Considéré comme le plus grand économiste du XXe siècle, l'Anglais John Maynard Keynes (1883-1946) reste un auteur controversé. Après une période de domination presque sans partage durant les années 1960-1970, l'apport du fondateur de la macroéconomie moderne a été radicalement rejeté par de nombreux économistes, pour revenir au premier plan aujourd'hui. En présentant les multiples facettes de cette personnalité hors du commun et en analysant la dynamique de son ?uvre, cet ouvrage nous invite à mieux apprécier l'impact des concepts keynésiens sur la pensée économique contemporaine, et à tenter de cerner un homme qui, à l'égal de Christophe Colomb, Charles Darwin ou Sigmund Freud, fut d'abord un découvreur.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.