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FRANCE ET LES ILES BRITANNIQUES
GAZEAU
PUB SORBONNE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782859447045
L'actualité n'a d'yeux que pour le couple franco-allemand, dont l'existence est pourtant fort récente. Le couple dont les relations tumultueuses ont structuré et rythmé l'histoire de l'Europe occidentale est bien le couple franco-anglais, si l'on admet que c'est l'impérialisme anglais qui a façonné l'identité britannique et ce, à partir du XVIIe siècle seulement. Un vieux couple donc, avec ses périodes de rapprochement et d'éloignement, avec ses incompréhensions, ses rancunes mais aussi ses complicités, ses influences réciproques et souvent, plus souvent qu'on ne le croit généralement, une amitié et une complicité qui ont permis de surmonter les épreuves. Grâce à la multiplication des points de vue et à l'originalité des angles d'attaque, ce livre collectif entreprend d'éclairer d'un jour neuf cette longue histoire et les identités paradoxales de deux protagonistes que la Manche n'a pas toujours séparés. C'est vrai lorsque les Normands passent la Manche, ça l'est également quand les rois anglais gouvernent une bonne partie du royaume de France. Et quand les Anglais ont enfin quitté le territoire français, les deux royaumes sont devenus de grands empires ce qui n'a fait qu'exacerber leur rivalité et la transposer à l'échelle du globe. Pourtant, les contacts intellectuels et culturels n'ont jamais cessé, et ont nourri un dialogue d'une richesse extraordinaire dont il faut espérer qu'il n'est pas près de s'interrompre.
De l'organisation de l'Empire romain, jusqu'aux réalités et problématiques actuelles, telle l'intercommunalité, les deux notions de centre et périphérie paraissent indissociables. Les interactions entre un centre et ses périphéries jouent un rôle considérable dans la construction d'un système politique et administratif. La métaphore géométrique est ainsi fréquemment utilisée pour décrire les liens multiples entre un centre fort et les secteurs périphériques qui sont sous son effective domination, ceux qu'il cherche à dominer voire à intégrer. Par la-même, c'est l'histoire des rapports de force, des résistances et libertés locales, mais aussi des compromis et complémentarités qui s'invite dans la présente étude. A travers une présentation spatiale, chronologique et thématique large, l'objet de cet ouvrage est ainsi d'observer et de penser le point de rencontre. Pour cela, il s'avère nécessaire de saisir le concept de centralité, entendu tant du point de vue symbolique que pratique, dans ses multiples approches, politiques, culturelles, religieuses, économiques et celui de périphérie dont la définition est des plus fluctuante et la théorisation délicate. La dialectique centre et périphérie offre aux juristes le moyen de bâtir un paradigme, un instrument qui leur permet d'analyser un système concret et dynamique complexe dans des termes simples : division, opposition, domination, ordre, désordre... Cet outil a également ses limites qu'il convient d'identifier.
Moonriver, tueur en série sévissant dans le Midwest des Etats-Unis au beau milieu de la décennie 80, sème la terreur en enlevant les femmes pour les dépecer. A quelques kilomètres, Burnham, quartier résidentiel aux jolies maisons colorées abrite une foule de personnages déjantés : un couple d'apparence ordinaire cache une concupiscence exacerbée contrastant avec leurs valeurs conservatrices, ainsi que le protagoniste, Jame Westwood, ancien styliste névrosé et dépressif au charisme hypnotique, homme de la nuit, habitué des rues malfamées. Dans ce chaos, deux femmes vont tenter de confondre l'assassin, la psychothérapeute de Jame, le docteur Frances Bimmel et son amie, agent du FBI, Ann Longstreet. Les destins de ces personnages vont se retrouver liés au coeur d'une toile méticuleusement tissée par ce tueur sanguinaire.
Le Guide Tao Martinique pour un voyage écolo et éthique, donne aux voyageurs les clés pour un voyage original et durable en Martinique, destination trop souvent réduite à ses plages. Partagez de bons moments avec les Martiniquais en dormant dans une chambre d'hôtes, découvrez les fleurs locales dans des plantations bio, randonnez en bord de mer pour découvrir des plages méconnues... Les 180 adresses conseillées dans ce guide ont été sélectionnées avec soin, pour leur qualité, leur exclusivité et leurs engagements écologiques et éthiques en faveur d'un développement touristique durable de cette île.
Résumé : Privilégier le local, embellir la ville grâce à ses propres initiatives, faire des rencontres inattendues : à Paris, c'est possible ! Epiceries alternatives, restaurants et cafés associatifs, ressourceries créatives, ateliers de réparation, jardins partagés : la capitale regorge de lieux singuliers réunissant ceux qui sont bien décidés à améliorer le monde... et la vie des autres. Devenez vous aussi un artisan de l'optimisme !
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.