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L'art de la guerre financière
Gayraud Jean-François
JACOB
26,80 €
Épuisé
EAN :9782738133984
Les guerres financières existent. Ce sont de vraies guerres qui tuent et paupérisent les peuples, comme on l'a vu en Grèce. Cette situation stratégique inédite s'explique par la nouvelle puissance des acteurs financiers : banques d'affaires, fonds d'investissements, milliardaires de Wall Street. Depuis les années 1980, une finance dérégulée, mondialisée et en partie toxique s'est bâti de vastes principautés immatérielles, surplombant les économies et lançant des raids sur des Etats captifs et des populations tétanisées. Malgré sa responsabilité dans la crise de 2008, la finance-puissance continue d'étendre son emprise, dans l'ombre, usant de stratégies empruntant à l'art de la guerre. Ce livre en décrypte les ruses et les tactiques. Au-delà, il donne au citoyen des raisons d'espérer : il existe des moyens pour libérer les Etats et les peuples de ce Léviathan d'un genre nouveau. Là où la Grèce a dû plier face aux banques, l'Islande a su s'extirper du joug de la haute finance par une insurrection démocratique.
De longue date, le milieu criminel a compris l'intérêt d'approcher et, si possible, de compromettre les puissants du jour. Grand laboratoire de la modernité, les Etats-Unis ont longtemps été à la pointe de cette contagion par le gangstérisme des élites du cinéma, de la télévision, de la musique ou du sport. Désormais, le reste du monde et la France peinent à échapper à ce phénomène. Dans une société du spectacle où artistes et vedettes jouent un rôle de phares et parfois de modèles, pas étonnant que le crime organisé ait cherché à s'en servir pour se valoriser, pour favoriser ses intérêts, pour rendre ses activités plus respectables. Voici, des années 1940 à nos jours, à travers une foule d'histoires et d'affaires, les stratégies et les méthodes qu'il a déployées. De la pénétration de Hollywood par la Mafia au monde de la nuit et de la mode en France, de l'affaire Markovic au scandale Khalifa, du porno au jeu vidéo, de la chanson au cinéma, voici comment monde du crime et monde du spectacle s'allient et s'utilisent dans un jeu dont nous pourrions bien être les victimes.
La dénonciation est le pilier essentiel de tout système judiciaire. La justice en effet ne fonctionne qu'à travers des flux d'informations prenant des noms divers mais constituant tous des formes de signalement. La loi tente donc d'organiser et de canaliser la dénonciation à travers un faisceau de textes. Certaines formes de dénonciation sont punies, d'autres sont obligatoires.
Qu'est-ce qu'une mafia ? Qu'est-ce qui la différencie d'une simple association criminelle ? Pourquoi sa puissance et son action s'avèrent-elles plus redoutables aujourd'hui ? Que sait-on vraiment de l'histoire récente de la mafia italienne, de la mafia albanaise, des triades chinoises ou des yakuza japonais ? Quels sont désormais les points chauds de leur influence, quels sont leurs objectifs, quelles sont leurs armes nouvelles ? L'un des meilleurs spécialistes français des nouvelles formes de criminalité fait le point. Une référence pour comprendre à la fois le fonctionnement interne d'unemafia et ses dangers réels aujourd'hui. Une synthèse rédigée comme un document.
Financiarisé, mondialisé et dérégulé à l'excès, le capitalisme n'est-il pas devenu criminogène, tant il offre désormais d'opportunités et d'incitations aux déviances frauduleuses? C'est ce qu'indique la dimension criminelle qu'ont prise certaines crises financières, au Japon, en Albanie, en Espagne ou encore au Mexique et en Colombie. C'est ce qu'implique l'extension du trading de haute fréquence, qui permet de négocier à la nanoseconde des milliers d'ordres de Bourse. Et c'est enfin ce qu'induit le blanchiment d'argent sale à traversles narcobanques. Éclairant toujours plus profondément la géoéconomieet la géopolitique du crime organisé,Jean-François Gayraud montre ici que, sur les marchés financiers, le crime est parfois si systématique qu'il en devient systémique dans ses effets. De curieuses coopérations et hybridationsse nouent ainsi entre criminels en col blanc, gangsters traditionnels et hommes politiques corrompus.Il s'interroge aussi sur le devenir de la finance: portée par sa seule volonté de puissance, par delàle bien et le mal, n'est-elle pas en train de s'affranchir de la souveraineté des États? Dès lors, face à des puissances financières aux arcanes si sombres, quelle liberté reste-t-il?
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit, plus violent que ceux que nous avons connus depuis un siècle? Pour Samuel Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations... Le livre qu'il faut lire pour comprendre le monde contemporain et les vraies menaces qui s'annoncent...
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi