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Dialectique de la pop
Gayraud Agnès
LA DECOUVERTE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782707199584
Tout le monde connaît la pop, la reconnaît, a un avis sur elle. Pourtant, sa singularité artistique et philosophique reste peu interrogée, comme si un tabou pesait sur cette forme musicale née au début du XXe siècle et dont le destin est lié à ses conditions techniques de production et de diffusion. Son ancrage, essentiel, dans le monde de la phonographie, est généralement interprété comme le trait honteux d'une musique qui aurait cessé d'en être tout à fait une, jusqu'à s'identifier aux "sons du capitalisme" qui déguisent en sucreries auditives les grognements de la bête immonde. L'enregistrement et ses conséquences auraient avant tout dégradé la musique, altéré ce qui la préservait - imagine-t-on - de la standardisation, jusqu'à produire à la chaîne une forme de musique consommable, accessible à tous, universellement médiocre. Des hits d'ABBA aux hymnes de Beyoncé, la pop serait structurellement inauthentique. Dans cet ouvrage, Agnès Gayraud se penche sur la profondeur de cette musique longtemps qualifiée de "légère" et cantonnée à un statut d'objet de consommation. Elle y déploie tous ses paradoxes, au coeur des oeuvres musicales elles-mêmes, pour révéler les ramifications esthétiques d'une richesse insoupçonnée de ce qui a peut-être été l'art musical le plus important du XXe siècle.
La peau de l'ombre s'appuie sur un constat : face à un réel de plus en plus privé de substance et devenu spectral, la seule démarche d'élucidation possible consiste non pas en un hypothétique approfondissement de ce qui n'a plus d'épaisseur, mais en une saisie patiente et minutieuse des linéaments et des surfaces, de la peau de ces ombres qui ont remplacé les vérités les plus assurées comme les illusions les plus anciennes. Cette approche à la fois critique et désirante permet à la fois de redonner chair et consistance à ce qui le mérite et de forger les armes nécessaires pour combattre ce qui nous spectralise.Une telle démarche fait la part aussi belle à la rêverie qu'à la pensée conceptuelle et se traduit par un entrelacement de thèmes tissés au fil des années : le rêve, la révolte, l'enfance bafouée, la nécessité de la projection utopique, le sentiment de précarité de la présence au monde, se mêlent à des observations ironiques sur la vie atténuée de nos contemporains, coincés entre l'idéologie de la performance et l'apathie morale et passionnelle de l'homme banal.La voix personnelle de l'auteur se fait entendre aussi bien à travers l'expression de ses partis pris, que dans ses réflexions plus théoriques comme celles qui concernent les problèmes liés au statut du sujet dans son rapport à la parole. Un ensemble de 410 fragments sans cesse reliés par un jeu d'échos intérieur qui en maintient avec force la cohérence.
Monod-Gayraud Agnes ; White Lorna ; Makeyeva Nadze
Résumé : Un recueil envoûtant pour découvrir les secrets des fées ! Créatures aux pouvoirs magiques et héroïnes mystiques, les fées fascinent depuis la nuit des temps. Cet album propose un voyage enchanteur à travers les portraits de 24 fées. Fées de la Terre, de l'Eau, du Feu et de l'Air, ces esprits de la nature se révèlent à travers leurs mythes et légendes. Ces portraits sont complétés par le guide de la lune, le cycle de vie d'une étoile et une carte des lieux où chercher ces fées... Un must-have pour la multitude de passionnés !
Gayraud Roland-Pierre ; Vallauri Lucy ; Guionova G
Les fouilles d'Istabl Antar se sont déroulées de 1985 à 2005 et ont mis au jour des vestiges sur une surface de plus de deux hectares. Elles ont livré une quantité considérable de matériels de toutes sortes, y compris de nombreux éléments organiques, dont la publication est en cours. Les céramiques représentent une part majeure de ces trouvailles par leur nombre et leur qualité. Ce premier volume qui leur est consacré concerne des ensembles clos, le plus souvent des fosses, dont la chronologie s'échelonne du milieu du IXe siècle jusqu'à la fin du Xe siècle. Les apports de la fouille concernent à la fois la chronologie établie sur la stratigraphie, et de nombreux témoins numismatiques, ainsi qu'une typologie composant un catalogue presque complet des productions égyptiennes. Il s'agit ici de la naissance de la céramique islamique, au carrefour de traditions locales et d'apports extérieurs, quelquefois très lointains. Cette période charnière est riche en changements qui se décèlent aisément dans l'évolution des céramiques et des techniques qui leur sont propres.
Résumé : Le jazz, qui apparaît comme un phénomène esthétique majeur du xxe siècle, a pourtant été délaissé par la philosophie qui en a été contemporaine. Ce désamour de la philosophie à l'égard du jazz se mesure à deux niveaux : d'une part à la rareté des écrits philosophiques qui lui sont consacrés, d'autre part à la dureté du traitement qui lui a été généralement réservé. Mais alors, quel sens donner à ce silence "philo-phonique" à propos du jazz ? Pourquoi les philosophes contemporains du siècle du jazz ne se sont-ils jamais véritablement intéressés à sa dimension esthétique ? Et pourquoi n'ont-ils pas davantage porté attention à ses revendications politiques, alors même que celles-ci ont donné lieu à de vifs débats dans les années 1960-1970 ? L'objectif de cet essai ne consiste pas à exposer des éléments conceptuels sur lesquels on pourrait faire reposer une philosophie du jazz, mais plutôt à faire émerger le sens philosophique de ce "rendez-vous manqué" entre le jazz et la philosophie. La philosophie, face au jazz, semble devoir se confronter à ce qui lui échappe : l'ampleur des processus de dénégation mis en place par certains auteurs pour ne pas le prendre en considération semble témoigner du fait que le jazz résiste bel et bien à son appréhension philosophique. Si la philosophie a bien eu du mal à tenir le jazz en respect, si ce dernier lui a opposé avec bruit et fracas un obstacle théorique l'ayant conduit à une "sortie de route" , alors le diagnostic de cet échec ne nous laisse pas sans rien. Il invite la philosophie (les philosophes) à comprendre les motifs de son mutisme, à débusquer ses craintes et ses préjugés, à repenser, un à un, ses concepts traditionnels - et par là même à réinterroger le sens même du geste de l'esthétique, lorsqu'il s'agit pour elle de penser la musique.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.