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Le suicide d'une république. Weimar, 1918-1933
Gay Peter
GALLIMARD
12,50 €
Épuisé
EAN :9782070740819
Nous n'en avons pas fini avec la République de Weimar, aussi flamboyante et baroque sur le plan culturel qu'elle fut désastreuse sur le plan politique. D'un côté la peinture expressionniste, Rilke et Thomas Mann, Bertolt Brecht, la musique atonale, Nosferatu et L'Ange bleu, le Bauhaus et l'invention du design ; de l'autre, la violence quotidienne, les assassinats politiques, la déroute du mark, l'irrésistible montée de la haine.Mais peut-on continuer de séparer culture et politique ? Jamais leur dépendance ne fut si forte que durant ces années où l'Allemagne chercha la voie de la démocratie et découvrit le chemin du nazisme. Ce que montre Peter Gay, dans cet essai brillant et incisif, c'est la façon dont l'élite cultivée de Weimar collabora sans le vouloir, ni toujours le savoir, à l'effondrement final en janvier 1933. Cette République n'eut pas d'opposition plus acharnée ni de critiques plus acérées que de ceux qui auraient dû en être les défenseurs. « Non contents d'inviter le cheval de Troie à entrer dans la cité, les hommes de Weimar assistèrent à sa construction et prirent soin d'assurer un asile à ses architectes. » Avec une force sans égal, c'est la question de la responsabilité des intellectuels qui est posée là, devant le tribunal de l'Histoire.
Oeuvre d'historien, fruit d'un patient travail d'archives et d'une réflexion qui remettent l'histoire de la psychanalyse et de son inventeur dans une perspective neuve et solide, cette biographie ne connaît pas d'équivalent. Elle permet de découvrir Freud sous les traits d'un médecin viennois plutôt conventionnel, enraciné dans sa culture et tributaire des drames du siècle. Elle perce à jour les querelles et les enjeux qui déchirèrent le cercle des premiers adeptes, et relate par le menu la naissance des concepts et des théories, des intuitions et des remises en cause qui modifièrent notre idée de l'homme de manière irréversible. Redonner à Freud et à son oeuvre leur véritable place dans l'histoire des idées, restituer le contexte social, politique et culturel, qui permit l'éclosion de la psychanalyse, c'est là l'ambition de ce livre. Elle peut sembler démesurée. Elle demeure néanmoins foncièrement légitime : trop vite passé à la légende, interprété à tort et à travers, protégé ou vilipendé, Freud méritait bien qu'on lui ouvre en grand les portes de l'histoire.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.