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Halluciné. "Le club des Hachichins" ou comment écrire sous l'emprise du cannabis
Gautier Théophile ; Azay Lucien d'
REVUE 2 MONDES
7,00 €
Épuisé
EAN :9782356502216
Troisième titre de la "Collection Revue des Deux Mondes". En 1844, le docteur Moreau de Tours créa le club des Hachichins : des scientifiques, hommes de lettres et artistes français se réunissaient une fois par mois dans un appartement de l'île Saint Louis pour tester des drogues. Théophile Gautier fut l'un des premiers écrivains à participer à ces séances. C'est ici qu'il rencontra Charles Baudelaire dont il devint un ami intime. L'auteur raconta son expérience dans un article qui parut à la Revue des Deux Mondes en février 1846. Il y décrivait l'atmosphère des lieux et les effets du haschich sur son organisme : sensations décuplées, dilatation du temps, apparition de figures grotesques. Alors que l'Assemblée nationale vient de voter l'expérimentation du cannabis à usage médical (25 octobre 2019), des hommes étaient déjà persuadés, au XIXe siècle, des vertus thérapeutiques de cette résine dans le traitement de maladies mentales. Le Club des Hachichins en témoigne.
Résumé : Non loin du Nil, dans la vallée des Rois, un jeune lord anglais et un égyptologue allemand découvrent un tombeau inviolé. Ils y trouvent la momie d'une jeune reine, merveilleusement conservée et d'une beauté saisissante. A ses côtés, un papyrus raconte l'histoire de cette jeune fille et de ses amours, au temps de Pharaon. Ce récit trouble à jamais le jeune lord Evendale. Publié en feuilleton à partir de 1857. Le Roman de la momie reconstitue, dans la veine orientalisante de l'époque, la splendeur de la civilisation du Nil et les aventures du peuple hébreu.
Né en 1811 à Tarbes, Théophile Gautier est le plus sonore des défenseurs du romantisme lors de la première d'Hernani en 1830. Familier de Gérard de Nerval, critique d'art et journaliste (souvent par nécessité), il voyage tant en Europe qu'en Orient et en Russie. Baudelaire consacre sa célébrité en lui dédiant Les Fleurs du Mal en 1857. Il meurt à Neuilly-sur-Seine en 1872.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.