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DéterminationS
Gautier Antoine ; Havu Eva ; Van Raemdonck Dan
PETER LANG AG
55,35 €
Épuisé
EAN :9782875743268
Attestée, de manière métalinguistique ou non, dès le XVe siècle, par le biais également des termes déterminer, déterminé et indéterminé, la notion de détermination est employée tantôt dans la définition de l'adverbe, tantôt dans l'analyse du temps verbal, pour distinguer passé simple et passé composé, tantôt encore pour décrire des relations de dépendance morphologique, tantôt enfin dans le cadre de la sémantique nominale et référentielle. En grammaire, où se croisent acceptions héréditaires et empruntées, la notion renvoie à une opération de spécification dont les agents sont les déterminants. La tradition chaotique du terme les verse tantôt parmi les classes de mots (adjectifs déterminatifs, non qualificatifs, pour la grammaire scolaire, puis déterminants depuis Wagner et Pinchon (1962), à partir du determiner de Bloomfield (1933)), tantôt parmi les fonctions, tantôt un peu dans les deux. Les différentes théories redessinent les territoires et font voyager les items au gré de la place qui leur est réservée dans leur système. Les contributions de ce volume visent à approcher et à éclairer davantage, parfois d'une lumière nouvelle, la notion de détermination, qui est encore loin d'être parfaitement circonscrite.
Gardes-Tamine Joëlle ; Gautier Antoine ; Mercier-L
Un ouvrage qui offre : - une présentation des méthodes et des notions fondamentales de la grammaire ; - une progression du plus simple au plus complexe : des principales parties du discours, verbe, nom, adjectif, à l'exposé de leurs combinaisons dans le cadre de la phrase (la subordination) et du texte (l'ordre des mots ; de la phrase au texte) ; - une série d'applications, d'exercices et de corrigés en fin de chapitre qui illustrent les exposés ; - 30 fiches synthétiques qui permettent de mémoriser l'essentiel et constituent un bagage pour les révisions aux examens.
Les écritures actuelles ne se limitent pas aux caractères issus d'Egypte et de Chine : les signes dits "de ponctuation" peuvent paraître secondaires, ils sont pourtant essentiels à la construction du sens. Ne serait-ce que dans la prose linéaire de langue française ? celle des best sellers et de la presse écrite par exemple ? les hésitations sur la présence ou l'absence de trait d'union (compte-rendu et compte rendu, vis-à-vis mais face à face...), les formats de guillemets du code typographique français ("..."... `"), la multiplication des points d'exclamation, les "trois petits points ", les parenthèses et les tirets d'incise (mais les virgules aussi peuvent disloquer), même les italiques et les sauts de ligne soulèvent des questions sur la structure des textes, sur le sens du visuel et sur ce que saint Augustin nommait "la bouche du coeur", Valéry "la secrète voix de l'oeil". Le présent ouvrage fait suite à deux journées d'étude organisées à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense aux printemps 2013 et 2014. Il réunit des contributions sémiotiques, linguistiques et littéraires. Qu'elles abordent un signe en particulier ou le système ponctuationnel en général, elles restituent un parcours qui mène du XVIe siècle à nos jours. Elles mettent en évidence une énonciation fondée sur la notion de "phrase" et ses reconfigurations dans les nouveaux genres et supports de la communication écrite, tweets, tchats et forums. Elles discutent de normes et de variation, du rôle des grammariens et des typographes, des effets d'écriture (le rythme, le style), d'attente et de réception et questionnent l'enseignement des langues dans une société plurilingue.
Depuis trois siècles la Russie regarde la France comme dans un miroir. Du sourire à la grimace, de la pique subtile à la charge grotesque, il y a de tout dans cette vaste galerie des glaces, où l'on se livre à un jeu d'images dominé par une fascination empreinte de jalousie, de colère, d'exagération et parfois même de sagesse... Et l'on ne peut s'empêcher de poser la question: qui regarde qui?
Dans l'univers de la voiture de collection, le terme "youngtimer" concerne principalement les automobiles non modifiées qui ont été produites entre les années 1970 et 1990, voire au début des années 2000. De production relativement récente, celles-ci ne sont pas encore officiellement reconnues par la législation française et par la FIVA - Fédération internationale des véhicules anciens - comme entrant dans la catégorie "collection". La plupart d'entre telles sont des voitures de grande diffusion qui possèdent des équipements standardisés, souvent fabriqués dans des matériaux synthétiques. Cela les différencie des automobiles de collection, d'avant et d'après-guerre, aux accastillages en acier chromé ou en bois. Néanmoins, les youngtimers ont un charme certain pour qui sait les apprécier à leur-juste valeur. Tout est question de génération. Elles ont su marquer leur époque et les esprits-de leurs propriétaires. Et ces derniers sont de plus en plus nombreux, comme en attestent le boom que rencontre ce marché de niche depuis quelques années, ainsi que l'engouement pour tout ce qui a trait à ce mouvement : ventes aux enchères, festivals, rallyes historiques, expositions statiques et dynamiques, démonstrations, bourses d'échanges de pièces détachées, etc. Mais une youngtimer est avant tout un "véhicule à souvenirs" qui nous raconte l'histoire des jours heureux et insouciants de notre enfance. Ces autos font partie de notre patrimoine collectif. Certains les considèrent même comme des membres à part entière de leur famille. Reines de la catégorie, les Peugeot 205 GTI, Renault 5 Alpine Turbo, BMW M3 E30, Citroën AX Sport, Opel Kadett GTE, DeLorean DMC-12, Volkswagen Golf GTI, Mercedes-Benz 190 E, Lancia Delta HF Integrale, Alpine V6 GT Turbo, Audi Coupé GT et autres voitures emblématiques de la fin du XXe siècle font l'objet des pages de ce livre. Youngtimers un univers automobile à découvrir de toute urgence !
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.