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Changer d'Europe
Gauthier Elisabeth ; Vergiat Marie-Christine ; Web
CROQUANT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782365120197
Le rejet du projet de traité constitutionnel européen en 2005 a montré l'ampleur des réactions populaires devant le cours néolibéral de la construction européenne. Mais les gouvernements, arguant de la "pression des marchés", sont passés outre. A partir de 2008, ils ont même utilisé la crise pour aller toujours plus loin dans la mise en place de mécanismes contraignants et imposer l'Europe "austéritaire", à la fois Europe de l'austérité et Europe autoritaire. En se gardant cette fois de demander leur avis aux citoyens. Dans une première partie, ce livre présente, de façon simple et dans un souci d'éducation populaire, le cheminement qui - du traité de Lisbonne aux divers pactes et traités qui ont suivi, jusqu'au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) - a conduit aux impasses actuelles de la construction européenne. Les auteurs analysent ensuite, dans le même esprit, les politiques européennes en matière de droits et de libertés. Ils montrent enfin que, malgré les entraves à la démocratie, la résistance à l'Europe néolibérale s'organise sous des formes multiples : réseaux associatifs et syndicaux pour proposer d'autres solutions, action politique au sein du Parlement européen, sommets alternatifs (Altersummit), etc. Ce livre se veut ainsi un outil pour une meilleure connaissance non seulement des politiques européennes, mais aussi des dynamiques à l'oeuvre au sein de la gauche alternative en Europe.
Au coeur de la rude confrontation entre la Grèce et les cercles néolibéraux de l'Union européenne, cet ouvrage se veut une contribution à la réflexion sur l'expérience de ces derniers mois, à l'interprétation de cette confrontation. Il rassemble des réflexions de chercheurs et d'universitaires de différents pays européens (historiens, sociologues, politologues, économistes), de responsables politiques, de personnalités grecques de premier plan. Ces textes sont parfois inédits, parfois déjà publiés en d'autres langues dans diverses revues européennes. On y trouve également des documents parfois peu connus comme des prises de positions de syndicalistes ainsi qu'une série de documents attestant de l'importance du mouvement de solidarité qui s'est construit ces derniers mois autour de la Grèce. A l'heure où nous publions cet ouvrage, l'avenir de la Grèce n'est pas écrit, pas plus que ne l'est celui de l'Europe. La réflexion, l'analyse, les enseignements que vont tirer les acteurs sociaux et politiques en Europe restent ouverts. C'est ce qui transparaît dans cet ouvrage.
Assante Ernesto ; Gauthier Elisabeth ; Sigala Marc
Lorsque la jeunesse européenne fait son entrée sur la scène culturelle des années 60, elle provoque une véritable révolution dont les effets se font encore sentir aujourd'hui. Les Beatles étaient les stars du spectacle, ils ont révolutionné les coutumes, la mode, les images, l'écriture et le langage. Ils ont raccourci les jupes et rallongé les cheveux. La société a changé parce que les Beatles ont enrôlé la jeunesse et l'ont placée au centre de la scène. La bealtlemania a envahi le monde. Depuis les débuts dans les clubs rock de Hambourg, jusqu'à l'ultime concert sur le toit de l'Appel Corps à Londres, cet ouvrage très illustré témoigne de l'ampleur du phénomène Beatles. Il ravive leur légende et nous raconte leur histoire, année après année, au travers d'une multitude d'événements, d'anecdotes et de chansons.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.